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Tome sixième.
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marin décrépite, une once; de la poudrede brique , demi-once ; d» vitriol calcinéau rouge , une once ; ou de nitre , de selammoniac, de verdet, de bol d’Arménie,de poudre ou farine de brique, de chacunparties égales : séchez & pulvérisez toutesvos matières, & mêlez-les exactement.Quelques auteurs, principalement les an-ciens, les empâtent avec l’urine.

On cémente auíTil’argentaveclesel com-mun seul. Voye^ ARGENT.

Le modus ou manuel de l’opération , estcelui-ci : prenez un creuset de grandeurconvenable ; mettez au fond, de votre cé-ment environ la hauteur d’un pouce : pla-cez dessus une couche de votre métal ré-duit en petites plaques très-minces ; cou-vrez ces plaques d’une seconde couche decément, à peu près de la même hauteurque la premiere, & remplissez alternati-vement votre creuset de cément & de lamesde métal; finissez par une couche de cément,fur laquelle vous pouvez en mettre une autrede chaux vive en poudre, selon l’uíage dequelques chymirtes ; fermez votre creusetavec un couvercle exactement Iuté, maispercé d’un petit trou à paílèr une aiguille ;placez-le dansun fourneau àgrilleordinaire;donnez le feu peu à peu , asm que vos ma-tières s’échaustent lentement ; poustez-leensuite jufqu’à les rougir médiocrement ;soutenez ce dernier degré de feu pendantenviron trois heures, & votre opérationest finie. Les anciens chymistes, les philo-sophes que les longs travaux n’eftrayoientpas, soutenoient le dernier degré de feupendant vingt-quatreheures, & même pen-dant trois jours entiers. II devoir leur encoûter beaucoup, fans doute, pour tenirpendant lì long - tems leur métal dans undegré d’ignition fi voisin de la fusion, fansle laistèr tomber dans ce dernier état ; cir-constance essentielle, & toujours recom-mandée par les plus anciens maîtres de l’art,par Geber lui-méme- Les cémentationsalchymiques font continuées pendant desmois entiers ;mais elles se font à un degréde feu un peu moindre.

La théorie de la cémentation de l’or &de l’argent dans les vues ordinaires de pu-rification , paraît assez simple : tous les cé-mens employés à cet ulage contiennent desTome VI.

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sels neutres, & des précipitans de leur acide,c’est-à-dire , des intermèdes qui en procu-rent le dégagement : ainsi le mélange d hnitre ou du sel commun avec le vitriol,doit laisser échapper les acides des premierssels. Les terres bolaires ou argilleuses dé-gagent aussi les mémes acides, selon un fa tanciennement connu , mais peu ou poirtexpliqué. La poudre de brique peut éneinutile au dégagement des acides nitre.ix& marins : elle peut fort bien aussi avoirretenu, malgré l’altération que la terre ar-gilleuse dont elle est formée, a essuyée dansle feu, elle peur avoir retenu, dis-je, lapropriété de les dégager, dont jouit l’ar-gille crue. Ce fait n’a pas été examiné, queje sache. Ainsi, selon qu’on emploiel’un ouí’autre de ces premiers sels, ou tes deuxensemble, avec une ou plusieurs des der-nieres matières, on a un esprit de nitre -,un esprit de sel, ou une eau régale, qui se-lon le degré de rapport de chacune de cesmenstrues avec l’or, avec l’argent, & avecles dissérens métaux qui leur font mêlés,peuvent attaquer quelques-uns de ces mé-taux , & épargner jes autres. Ainsi de l’a-cide nitreux dégagé dans une cémentationd’or, est censé attaquer Pargent & le cui-vre qu’il peut contenir, & ne pas toucherà l’or même : l’esprit de sel produirait ap-paremment le même ester. L’eau régaledégagée dans une cémentation d’argent,doit agir fur les métaux imparfaits, fansentamer le métal parfait, comme l’acidenitreux ou le marin dans le cas précédent.

Mais nous n’avons pas assez d’observa-tions pour évaluer exactement faction desmenstrues dans la cémentation : la circons-tance d’être divisées, de n’être point en a CT -grégation ou en masse, & celle d’être appli-quées á des métaux actuellement ignés &avec le degré de feu que suppose cet étatporte sans doute des différences estènrie!-les dans leur action. Des analogies exacte-!^Ent déduites de plusieurs faits connus,justifient au moins le doute, la voie de re-cherche. D’ailleurs nous ne corinoissonspas aílèz les sels neutres comme menstrues ;& peut-être penfons-nous trop générale-ment qu’elles ne peuvent agir que par un deleurs principes, soit dégagé, soit surubon-