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aisterque des monumens pour immortali-ser ses crimes & ses débauches : il fit cons-truire une pyramide semblable à celle quiavoir été bâtie par son frere. C’estl’édificele phis entier qui soit dans FEgypte : sonarchitecture régulière & majestueuse n’apoint éprouvé l’injure des tems, exceptédu côté du nord. Ces pyramides avoientété destinées à être le tombeau de leursauteurs; mais les complices de leur ty-rannie eurent la politique de cacher le lieude leur sépulture, persuadés que le peuplequi s’érigeoit en juge de ses rois aprèsleur mort, les iroit arracher de leur tom-beau pour flétrir leur mémoire. L’Egypte,endant ces deux regnes, sembla n’être ha-itée que par des esclaves qu j n’osoientbriser leurs chaînes. Cephrenés , abhorré,jouit pendant toute fa vie d’un calme quin’est pas toujours la récompense des roiscitoyens. ( T— Jff. )
CEPION, ( Musique des anciens . )espece d’air de flûte des anciens. Voye\Flûte. ( Litte'r, ) (F.D. C.)
* CEPITES, {Hift. nat.) espece d’a-gate qui, selon toute apparence, a été ainsinommée à cause du grand nombre de raiesque l’on y remarque , qui la font ressem-bler à un oignon , ep latin cepe , que sonauroit coupé en deux. Voye\ l'article
CERAM ou CEIRAM , ( Géog. ) îleconsidérable d’Asie, dans la mer des Indes,l’une desMohiques, dont la plus grandepartie est aux Hollandois ; le reste dépenddu roi de Ternate.
* CERAMES, f. m. pi. {Hift. anc.)vases de terre cuite , dont on se servoitdans les repas. Jusqu’au tems des Macédo-niens, dit Athénée > on se servoit de vasesde terre cuite ; le luxe s’étant fort accruparmi les Romains, Cléopâtre, la der-niere des reines d’Egypte, voulut les insis-ter : mais pour ne pas changer l’ancien nom,elle appella cérames ou vases de terre cuite,les coupes d’or & d’argent qu’elle faifoitdistribuer aux convives 'orfqu’ils fe re-tiraient. Ces préfens qu’on faifoit auxconvives, s appelloient aussi apophoretes.FT* Apophoretes. C’étoit un usage éta-nh, donton trouve plusieurs exemples; celuide donner des coupes d’or & d’argent étoit
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d’une depcníe excessive, qu’appnrerr.mcnton ne r pétoit pas souvent, & n'étoic pasaíîùrément du tems où For étoit si rare,que Philippe de Macédoine, père d’AIe-xandre , cachoit toutes les nuits fous sonchevet, une petite fiole d’or qu’il avoit,de peur qu’on ne la lui volât.
* H CERAMICIES ou plutôt Céra-miques , ( Hift- anc.) étoient des com-bats ou plutôt des jeux établis en l’honneurde Prométhée, de Vulcain & de Minerve,& ces jeux se renouvelloient en trois fêtesdifférentes. Ils consistoient à arriver encourant au bout de la carrière , fans étein-dre un flambeau qu’on portoit. La lices’appelloit céramique. Bacchus, dans lesGrenouilles d’Aristophane, en prend oc-casion de dire une poliflònnerie fur unhomme gros , gras & court, qui éteignitson flambeau dans un de ces jeux. Voye\le P. Brumoy , 'Théâtre des Grecs , fur lequatrième acte de la comédie des Gre-nouilles. Ce savant auteur appelle les jeuxdont il est ici question, céramiques, & nonpas céramicies.
*-CERAMIQUE, f. m. {Hift. anc.)II y avoit dans Athènes deux lieux célé-brés qui portoient ce nom, qui signifie engrec tuileries. L’un s’appelloit le cérami-que da dedans; c’étoit une partie de laville, ornée de portiques , & une des prin-cipales promenades. L autre, le ceiamiquedu dehors; c’étoit un fauxbourg où l'onfaifoit des tuiles , & où Platon avoit sonacadémie Meuríìus prétend que ce dernierétoit aussi le lieu de la sépulture de ceuxqui étoient morts pour la patrie ; qu’on yfaifoit des oraisons funèbres à leurs louan-ges, & qu’on leur y élevois des statues;au lieu que le premier étoit un quartier dela ville bâti de briques ou de tuiles, ce.qui le fit appeller céramique, habité parles courtisanes.
CERAMROG, f. m. ( Hiftoire natu-relle , ichthyologie. ) espece de raie desM oluques, aster bien gravée fous ce nom,& fous celui de ceramsche rog, rSl f c í ra ~menfis , par Ruyfch , dans fa Collectionnouvelle des poiftons d’Amboine , pi.XVII , figure i , page J 2 - Coyert enavoit fait graver & enluminer une figureplus détaillée au «°. i8z de la seconde
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