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Tome sixième.
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C E R

de cornes pareilles à celles d u limaçon,quoique plus dures; ils ont auílì deux tu-bercules qui sont semblables à des grainsd’orge, & que l’on prendroit pour descornes plus petites que les deux autres :ce serpent a les dents comme la vipere :il est vivipare ; il se passe de boire pluslong-tems que tout autre serpent. On letrouve en Lybie & en Arabie, près de laville deSuez. Bellon , Obs. Iiv. II, chap.6;. Voye\ SERPENT. (/)

La morsure de ce serpent cause une tu-meur semblable à la tête d’un clou ; il ensort une sanie rougeâtre, de la couleur duvin , ou noirâtre , sur-tout par les bords ,ainsi qu’il arrive dans les bleffures qui ontpour cause des coups ou contusions.

Elle est suivie d’accidens pareils, & de-mande des remedes semblables à ceux donton use contre la morsure de la vipere ; lemalade n’en meurt qu’au bout de neufjours, mais il est plus cruellement tour-menté que s’il avoir été mordu par unevipere.

Lémery, qui a tiré d’Aétius ce qu’il ditdu ctrafie , ajoute qu’il peut fournir lesmêmes préparations médicinales que lavipere ; qu’il contient beaucoup de sel vola-til & d’iuiile ; qu’il est sudorifique ; qu’ilrésiste au poison ; qu’il purifie le sang, &qu’il est bon Hans la petite vérole, la peste,& lagratelle. (N)

* CER ASTIS, ( Géog. anc. ) nom queportoit anciennement I’île de Chypre ; illui vient du grand nombre de fes monta-gnes , dont les pointes ressemblent à descornes, ou, ainsi que les mythologistes leprétendent, de peuples cruels appellés cé-rastes ou portecomes } que Vénus chan-gea en taureaux.

CER ASUS , ( Géog. anc. & mod. ) au-jourd’hui Chirijsonda ou Emid, ou O mi-di , ancienne ville de Cappadoce , d’oùl’on prétend que Lucullus apporta les ceri-ses en Italie ; soit queles cerisier ait donnéle nom à la ville, ou l’ait reçu d’elle.

CERAT, s. m. ( Pharmacie. ) on-guent dont la cire fait la base. Les moder-nes préparent leur cérat avec des substan-ces grasses & huileuses, des gommes, desrésinés, des baumes & des poudres, unisensemble par une quantité suffisante de

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cire, à laquelle ils ajoutent quelquefois desmucilages & différentes sortes de sucs ;ensorteque la composition soit plus épaissequ’un onguent, & plus molle qu’une em-plâtre.

La réglé prescrite par les auteurs, estde prendre huit parties d’huile , de graisseou de suc, quatre de cire, & deux de pou-dre ; d’autres prennent trois onces d’hui-le , une demi-once de cire, & trois drag-mes de poudre.

Mais comme les substances huileuses &onctueuses sont plus fluides dans les temsfroids, c’est une circonstance à laquelle ilfaut avoir égard.

Cérat blanc .- prenez huile d’aman-des douces, cinq onces ; cire blanche, deuxonces ; blanc de baleine le plus fin , uneonce ; céruse lavée dans l’eau-rose , uneonce & demie ; camphre, une demi-once :faites fondre fur le feu les ingrédiens fusi-bles ; remuez-les tandis que vous y répan-drez les poudres, jusqu’à ce que le mélangesoit froid.

Quelquefois on prépare un ce'rat avechuit parties d’un onguent fur deux ou troisparties de cire ; d’autres fois, c’est en amol-lissant la matière d’une emplâtre par uneaddition d’une quantité suffisante d’huile.

On étend le ce'rat sur un linge, & onl’applique sur la partie affligée.

On se propose de produire avec les ce-rats un grand nombre d esters disterens,comme de relâcher , amollir, digérer, ci-catriser , attirer, Ùc.

Ainsi l’on peut faire des c/rats deshea-tifs, détersifs, fondans ; on ses appliquefur les différentes parties du corps, & dansdifférentes occasions. On emploie les re-medes en consistance de ce'rat , pour nepas offenser les parties, & occuper moinsde place.

Ce'rat jaune dejsicadf: prenez résinejaune, une demi-fivre ; suif de mouton ,quatre onces ; huile d’olive, cinq onces ;térébenthine de Venise, trois onces ; tur-bith minéral, quatre gros : fàites-en un ceratselon les réglés ci-delìùs. . ,,

Cérat de Gallien : prenez cire blan-che , deux onces ; huile rosat, cinq onces.mêlez-les selon fart, & íaites-en un cerat.

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