704 C E R
Sous-v&riétë. Merisier à gros fruit noir.
II y a dans les bois presqu’autant demerises différentes que d’individus ; ce-pendant je ne puis omettre une variétéexcellente que j'ai trouvée , qu’on peutappeller : _
z. Merisier à gros fruit rouge & sucré,ou belle sauvage.
Guigniers. Les guigniers tiennent le mi-lieu entre les merises & les bigarreaux.Elles ont un sillon plus marqué que les pre-mières , & moins profond que les seconds :leur chair est un peu moins aqueuse quecelle des merises, & moins ferme que celledes bigarreaux. On n’en cultive à Parisque quatre especes.
1. Guignier à petit fruit noir. C’est cequ’on appelle à Metz trempée.
2. Guignier à grossirait blanc. AMetz,blanche douce.
3. Guignier à gros fruit noir & luisant.Je suis porté à croire que c’est une guigneconnue à Metz fous le nom d 'œilde bœuf\mais je n’ai pu encore en faire la compa-raison.
4. Guigne de fer ou de Saint-Gilles.Guignier à fruit rouge tardif.
Nous avons dans le pays Messin une gui-gne excellente, appellée pâquis , qui mûriten août & septembre. Son eau la rend très-agréable ; elle est alongée & portée par unequeue très-longue & très-menue : on endistingue même une variété qu’on appellepâquis à la feuille, parce que la queue dufruit porte une petite feuille. Cette guignene se trouve pas dans la plupart des pépi-nières du pays Messin ; mais elle est con-nue dans les villages près de la montagne :il est vrai qu’elle vient dans une saison fé-conde en excellens fruits ; mais les fruitsrouges font déjà fort rares alors ; & si leurfaveur le cede à celle des bonnes pêches &des bonnes poires, du moins peuvent-ilsplaire au goût par la variété. II se pourroitque cette guigne fût la méme que l’especen Q . 4 , mais je ne puis le décider.
On cultive encore bien des especes deguignes dans certaines provinces, sur-routen Normandie; mais dans le grand nombrede ces variétés, il faut se borner aux meil-leures.
On trouve sur les catalogues des pépi-
C E R
níéristes du pays Melsin, plusieurs cerisesqui appartiennent les unes aux guigniers,les autres aux bigarreautiers. Je ne doutepas que plusieurs ne soient les mêmes quecertaines especes du nombre de celles quenous allons nommer ; mais pour s’affurerde la synonymie, il faudrait avoir fait venirces fruitiers fous tous leurs différons noms,& avoir comparé leurs fruits. Cette tâcheest longue, dispendieuse & difficile ; maistant qu’elle ne fera pas remplie , il est cer-tain qu’il régnera dans les arbres fruitiersune confusion extrême ; que personne nepourra être assuré de posséder les meilleursde chaque genre : & qu’à l’abri de l’obl'cu-rité que jette fur la nomenclature des fruitscette foule de noms distérens donnés endifférons lieux à la même espece, les pé-piniéristes continueront de tromper lesacheteurs, & seront le plus souvent trom-pés eux-mémes.
En comparant les catalogues de cerisiersdes pépinières de Metz & de celles de Pa-ris , on ferait tenté de penser qu’aucunedes especes de Metz n’est à Paris, nïaucune de celles de Paris à Metz. On necultive à la vérité dans cette derniere villeque deux ou trois cerisiers à fruit rond ,tandis que dans la premiere il s’en trouveun grand nombre : ce font cependant lesmeilleures cerises, & on leur donne mêmeà Paris ce nom exclusivement.
Nous allons rapporter les cerifiers qu’ontrouve fur le catalogue de Metz , afin demettre les amateurs à portée de les compa-rer à ceux des autres pépinières.
Cerise royale. Ce n’est point ce qu’onappelle royale à Paris ; c’est un guignierou bigarreau très-gros, ferme, d’un bongoût, d’un rouge vif, strié d’un pourpreplus foncé.
Ecarlate. Ce nom n’est pas connu ail-leurs ; c’est un bigarreau três-roúge.
Cardinale. C’est aussi un bigarreaurouge.
Princesse. C’est une variété de la royale.
Bigarreau rouge.
Bigarreau blanc.
Bigarreau noir.
Bigarreau violet.
Cerise de Guienne. C’est un bigarreaufort tardif & très-dur.
Royenflt