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Tome sixième.
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dans le Diarbeck, qui fie jette dans l'Eu-phrate à Alchabur.

CHACABOUT , ou XACABOUT,comme on l'écrit dans les Indes, íub.m.( Hitl. mod. ) est une forte de religionoui s’efl répandue dans le Tunquin, a laChine , au Japon, & à Siam. Xaca, quien elt fauteur, y enseigna pour f un deses principes la transmigration des âmes ,& assura qu’après cette vie il y avoit deslieux différens pour punir les divers de-grés de coupables, jufqu’à ce qu’apres avoirsatisfait chacun félon f énormité de sespéchés, ils retournoient en vie , fans finirjamais de mourir ou de vivre : mais que. ceux qui fuivoient fia doctrine , après uncertain nombre de résurrections, ne reve-noient plus, & n’étoient plus sujets à cechangement. Pour lui, il avouoit qu’il avoitété obligé de renaître dix fois , pour ac-quérir la gloire à laquelle il étoit parvenu :après quoi les Indiens font perfiiadésqu’iífiat métamorphosé en éléphant blanc. C eílde là que vient le respect que les peuplesdu Tunquin & de Siam ont pour cet ani-mal , dont la poflèssion même a causé uneguerre cruelle dans les Indes. Quelques-uns croient que Xaca étoit juit, ou dumoins qu’il s éroit servi de leurs livresAussi, dans les dix commandemcns qu’ilavoit prescrits, il s’en trouve plufieursconformes à ceux du décalogue, commed’interdirele meurtre, le larcin , les désirsdéréglés , & autres.

Qn.rnt au tgms où il a vécu , on le faitremonter jufqu’au régné de Salomon : cna même conjecturé que ce pouvoir bienêtre quelqu’un de ces misérables que cegrand roi chastà de les états, & qu’il exiladans le royaume de Pégu pour y travailleraux mines ; c’ell du moins une anciennetradition du pays. La doctrine de cet im-posteur fit d’abord de grands progrès dansle royaume de Siam,& delà elles’étendità la Chine, au Japon , & aux autres états,où les bon/es fq vantent d’être les disci-ples des Talapoins, sectateurs de Xaca.Wais le royaume de Siam n’est plus au-jourd hui la source de toutes leurs fàuílesdoctrines, puisque les Siamois mòme voncs instruire de la doctrine de Xaca dans leroyaume oc Locos, comme dans une uni-

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vcríité. Sur quoi voye\ le pere Tissimier,jésuite François, qui étoit au Tunquin en1658, 1659 Lc 1660, dans la relationqu’il a faite de son voyage. Voye\ aujstTavernier, dans fcs Voyages de* Indes .( a )

* CHACAL , ( Histoirenatur. q oolog.*)animal dont quelques voyageurs racontentles particularités, & donnent la descrip-tion suivante. Ils lui attribuent beaucoupde resiòmblance avec le renard ; ils pré-tendent feulement que le chacal est plusgros, & qu’il a le poil plus rude & plusépais; qu’il est commun dans les pays orien-taux, maisfur-tout en Mingrelie& dansles déserts de l’Arabie &. de f Aítyrie ; qu’ilest si carnassier qu’il déterre les morts,dévore les autres animaux, & mange lespetits ’enfans ; qu’il a le cri perçant &traînant comme le chat, & quec'cítYhyencdes anciens, & le dabuh dev Africains.Chiardin ajoute qu’on I’appelle en latincrocuta , & en grec <rv<r:<r<rx. Les voyageurschargent encore leurs descriptions d’áutresparticularités si puériles, qu’on a cru de-voir les omettre : telle eíl celle-ci, quequand ces animaux hurlent, ils s’entre-répondent en duo, l’un faisant la baise,& 1 autre le deíiùs. Le chacal est, selontoute apparence, du nombre des animaux,ou qui font désignés en histoire naturellefous différens noms , ou qui n’étant connusque fur le récit des voyageurs , ordinaire-ment assez mauvais naturalistes , ne méri-teraient guere de place dans un ouvrageoù l’on ne voudrait inférer que des chosesbien sures.

CHACART, f. m. ( Manufaclure &cornm.) toiles de coton à carreaux. Ellesviennent particulièrement de Surate. II yen a de différentes couleurs.

, ., . 7. J x " ,u « j contrée

de ! Amérique méridionale , au Pérou .dans 1 audience de Lima.

CHACHAPOY AS, ou S AINT-JE ANDE LA FRONTERA , ( Gïo ? . mod. )petite ville de f Amérique méridionale ,au Pérou, dans l’audience de Lima.

CILACK, (CrVb£. mod.) petite ville fortede la baffe Hongrie, près de la Drave.

CHACO, ( Geog • mod. ) grand paysde l’Amérique méridionale, fur la rivicre