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plusieurs autres montagnes , mémo decelles des climats les plus chauds, se trou-vent toujours couverts Sc environnes deneige Sc de glace que la chaleur du soleiln’est jamais capable de fondre. Sur quelquesmontagnes du Pérou , au centre de la■zone torride , on ne trouve que de laglace. Les plantes croiilent au pré de cesmontagnes; mais vers le sommet il n y apoint de végétaux qui puissent croître àcause du froid excessif. On attribue ceteffet à la subtilité de f air dont les partiesfont trop écartées les unes des autres à unefi grande hauteur, pour réfléchir uneassez grande quantité de rayons du soleil ;car la chaleur du soleil, réfléchie par lesparticules de l’air, échauffe beaucoup plusque la chaleur directe.
Ch Alf.ur des différais climats de la terre.La diversité de la chaleur des diftérens cli-mats Sc des différentes saisons, naît engrande partie des diftérens angles, fousîelquels les rayons du soleil viennent frap-per la surface de la terre. Vay. Climat , &c.
On démontre, en Mécnanique , qu'uncorps qui en frappe perpendiculairementun autre, agit avec toute ía force ; &qu'un corps qui frappe obliquement, agitavec d'autant moins de force , que fa direc-tion s'éloigne davantage de la perpendicu-laire. Le feu étant lancé en ligne directe ,doit suivre la même loi mécltanique que lesautres corps ; & par conséquent son actiondoit être mesurée par le sinus de l'angle d’in-cidence : c'est pourquoi le feu venant à.frapper un objet dans une direction paral-lèle _ à cet objet, ne produit point d’effetsensible ; * parce que l'angle d’incidenceetant nul, le rapport du sinus de cet angleau sinus total est comme zéro à un, c'est-a-dire, nul ; par conséquent le soleil n'aencore aucune chaleur , lorsqu'il commence
répandre íes rayons fur la terre. Voyet^
ERc ussion & Composition de Mou-VEMEnt.
Un auteur célébré a fuit, en conséquence, e Ç e P r m c ipe, un calcul mathématiquede 1 effet du soleil en différentes saisons, &lous difterens climats. Voici une idée de cecatem íur lequel nous ferons ensuite quel-ss es re uexions. M. Halley part de ce prin-ct l )e - si Ue faction simple du soleil, commeTome VU,
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toute autre impulsion ou percussion, aplus ou moins de force en raison des sinusdes angles d’incidence ; d’où il s’ensuit quela force du soleil, frappant la surface dela terre à une hauteur quelconque, seraà la force perpendiculaire des memesrayons, comme ce sinus de la hauteur dusoleil est au sinus total.
De-là il conclut que le tems, pendantlequel le soleil continue d’éclairer la terre »étant pris pour base , & les sinus de la hau-teur du soleil étant élevés fur cette basecomme des perpendiculaires ; si on décritune ligne courbe par les extrémités de cesperpendiculaires, l’aire de cette courbefera proportionnelle à la somme ou totalitéde la chaleur de tous les rayons du soleildans cet espace de tems.
Il conclut de-là aussi que sous le pôlearctique, la somme de toute la chaleur d’uj»jour de solstice d été est proportionnelle à uarectangle du sinus de 13 i degrés par la cir-conférence d’un cercle : or, le sinus de 13 \ de-grés fait à-peu-près les A du rayon ; & les Adu rayon qui en font le double, sont à-peu-près le sinus de 5 5 degrés, dont le produit,par la demi-circonférence ou par 1z heures,fera égal au produit ci-dessus. D’où il in-féré que la chaleur polaire , le jour du sols-tice , est égale à celle du soleil, échauffantl’horison pendant 1 z heures, à s; degrésconstans d’élévation. Comme il est de la na-ture de la chaleur de rester dans le sujet aprèsla retraite du corps qui l’a occaiìonée > Scsur-tout de continuer, dans l’air , l'abfencede 1 z heures que fait le soleil sous 1 équa-teur , ne diminue que sort peu la chaleurou le mouvement imprimé p*r faction pré-cédente de ses rayons : mais fous le pôle ,l’abfence de lìx mois que fait le soleil, ylaisse régner un froid extrême ; de sorteque l’air y étant comme gelé & couvert denuages épais Sc de brouillards continuels,les rayons du soleil ne peuvent produire íurcet air aucun effet sensible avant que cecastre le loir rapproché considérablement du
pôle.
A quoi il saut ajouter que les différaisdegrés de chaud & de froid qu’il /àit ewdiftérens endroirs de la terre, dépendentbeaucoup de leur situation, des montagnesdont ils sont environnés, & de la nature'
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