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Tome septième.
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chaud est venu ; 8 c le chaud continuesans presque varier jusqu’à la chute desnouvelles neiges, qui arrive en septem-bre : de plus, elles trouvent fur ces hau-teurs des expositions particulières, un ter-reau très-léger, & sur tout im air subtilqu’on ne peut leur donner dans la plaine.Il est de ces plantes que f ai levées en mottefur des cimes élevées , & qui étoient,malgré cette précaution, déjà malades 8 cflétries à mon arrivée dans la vallée

Les personnes qui envoient de l’Amé-rique en Angleterre des piés des rhodo-dendros n°. 3. , prennent ordinairementdes rejets mal enracinés qui ne peuventréussir : elles devroient choisir de jeunessujets provenus de graine, les lever avecune petite motte qu’elles auroient foind’envelopper avec beaucoup de moufleficelée, & quelles recommanderaient d’hu-mecter souvent durant le trajet. Cet ar-buste est encore d’un prix exorbitant àLondres & à Leyde. ( Cet article efl deM. le Baron DE Tschoudi. Voye £Plante. (/)

ÇHAMARIER, si m. ( HiJÌ . eccl.) duLatin camerarius , est le nom que sondonne dans certains chapitres à une di-gnité ou office , que l’on appelle pluscommunément ailleurs, chambrier. Le cha-marier est la premiere dignité de l’églisecollégiale de S. Paul de Lyon. Le cha-marier ou chambrier a été ainsi nommé ,parce que dans l’orîgine c’étoit lui quiprésidoit à une chambre ou chapitre par-ticulier , dans lequel on régloit la dépenseêc autres menues affaires de la maison.Voye[ ci-aprh Chambrier. (A)

* CHAMAVES, f. m. plur. ( Géog. anc.)peuples anciens de la Germanie inférieure.Ils possédèrent le pays que les Tubantes& les Usipiens habitèrent après eux. Onles trouve ensuite unis & contigus auxAngrivariens. Ils n’écoient séparés des Bruc-teres que par l’Ems. Ils se rapprochèrent,dans la fuite, du Rhin dont ils s’étoientécartés : alors ils se joignirent aux Francs,ÍC il nen fut plus question.

CHAM B , ( Géog. mod.) petite villed’Allemagne au cercle de Bavière, capitaled’un comté de même nom, fur la rivierede Cluunb. Long. 30,30, latit. 4$. 14.

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CHAMBELLAGE , CHAMBELLE-NAGE , ou CHAMBRELAGE, s. m.( Jurifprud. ) terme usité dans plusieurscoutumes. C’est un droit ou profit defief dû au seigneur dominant, pour cha-que mutation de vassal.

Le terme de chambelíage vient de cequ’autrefois le chambellan, dont Eofficeest de veiller fur ce qui íe passe dans lachambre du roi, alsistoit à la cérémoniedé la foi & hommage des vassaux duroi , & recevoir deux, à cette occasion ».quelque libéralité; ce qui fut , depuis,converti en un droit; tellement que patarrêt de l’année 1 16 z , il fut ordonné queles chambellans auroient droit de prendre-de tous vassaux qui relevoient du roivingt fous pour un fief de cinquante liv..de rente & au-deflous ; cinquante fouspour un fief de cent livres de revenu; 8ccinq livres, le tout parisis, pour un fiefde cinq cents livres de revenu & au-dessus ; ce que l’on trouve rapporté dansle registre de S. Just. Voye1 aujji Pas-quìer, en ses Recherches , liv. IF, ck.xxxìij.

Les seigneurs particuliers avoient aussi autre-fois la plupart leurs chambellans, lesquels, à.l’imitarion du chambellan du roi, exi-geaient un droit des vassaux du seigneur,pour les introduire dans fa chambre lors-qu’ils venoient faire la foi 8c hommage;droit que les seigneurs ont appliqué à.leur profit, depuis qu’ils ont cessé d’avoirdes chambellans en titre.

Les coutumes de Hainaut & de Cam-*brai appellent ce droit chambrelage ; 8Ccelle de Bretagne, chambellenage.

Le chambelíage n’est pas de droit com-mun : il n’a pas lieu dans la coutumede Paris, ni dans |la plupart des cou-tumes : celles où il est usité sont, Meaux,.Mantes , Senlis, Clermont , Châlons,Saint-Omer , Chauni, Saint - Quentin,Ribemont, Doulenois, Artois, Amiens,Montreuil, Beauquefne , Saint - Riquier,Péronne, Saint - Paul, Poitou, Valois ,,Noyon , Laon , Ponthieu , Cambrai,Aire, Hefdin, Hainaut, Tournai, Brç»-tagne, & quelques autres villes.

Le droit de chambelíage est réglé diffé-remment par les coutumes, tant pour I4.