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75 5, ce prince les remit au mois de Mai,comme à une saison plus douce pour fairela revue des troupes. Elles conservent néan-moins fancien nom de champ de Mars, &on les nomme auffi quelquefois champ deMay-
Les rois recevoient alors de leurs sujetsce qu J on appelle les dons annuels ou donsroyaux , qui étoient offerts quelquefois vo-lontairement , Sc quelquefois en consé-quence des taxes imposées; Sc ces taxesétoient destinées aux besoins du roi & del’état. Nous avons beaucoup de preuves queles ecclésiastiques ffétoient pas exempts dece tribut, à cause de leurs domaines & deleurs fiefs. Quelques monastères les dévoientaulïì, & donnoient, outre cela, un contin-gent de troupes dans le besoin : d’autres,qui étoient pauvres, n’étoient obligés qu’àdes prières pour la santé du prince Sc pourla prospérité du royaume, Sc c’est de-làque l’on tire l’origine des subventions quele clergé paye au roi. Sous la seconde race,on tint ce. assemblées deux fois l’an, savoir,au commencement de chaque année, & aumois d’Aoûr ou de Septembre, Sous la troi-sième race, elles prirent le nom de parlementSc d ‘états généraux. Voyei Parlement ,-États généraux. ( G) \a)
Ce même usage étoit établi chez les an-ciens Anglois, qui l’avoient emprunté desFrançois, comme il paroît par les lois d'E-douard le Confesseur, qui portent que lepeuple s’aísembleroit tous les airs pour re-nouveller les sermens d’obéiílànce à sonprince. Quelques auteurs Anglois parlentencore de cette coutume vers l’an 1004, &disent que l’astemblée de la nation se fit incampo Martio ; ce qui montre que ces as-semblées se tenoient encore fous les premiersrois Normands après la conquête ; &qu’en-core qu'elles sc tinssent au mois de Mai,elles ne laissoient pas de conserver le nomde champ de Mars. Ducange, 4-. dijfert.sur l’htft. de S. Louis. ( G )
Champ clos , ( Hijì. mod. ) étoit an-ciennement un lieu clos ou fermé de bar-rières , destine aux joutes Sc aux tournois,divertiflemens que prenoient les seruverains& qu’ils donnoient à leur cour. Mais on l’aauíli attribué à des combats íinguliers quiétoient quelquefois ou permis ou ordonnés
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1 par les souverains ,pour la vengeance desinjures, & pour maintenir l’honneur deschevaliers , ou même celui des dames de lacour. Alors on se battoir en champ clos ,Sc ces combats avoient leurs lois Sc leursjuges, comme on le verra ci-dessous aumot Champion. Voye\ aujfi les articlesJoutes, Barrière, Tournois. (< 7 )
Champ, en terme de guerre , est le lieuoù s’est donnée une bataille. Le général estresté maître du champ de bataille. A la ba-taille de Malplaquet les ennemis acheterentle stérile honneur de demeurer maîtres dttchamp de bataille , par le plus horrible car-nage qui fut fait de leurs troupes. ( <2 )
Champ, en terme de Blason, est la faceplane ordinairement de l’écu ou écusson.On lui a donné ce nom, parce qu’elle estchargée des armes que l’on prenoit autre-fois fur l’ennemi dans un champ de bataille.
C’est le lieu qui porte les couleurs, lespieces, les métaux, les fourrures, Sic. Oncommence par blasonner le champ : il portede sable, Scc.
Les auteurs modernes qui ont écrit furle blason, se servent plus souvent du termed’écu Sc à’écujfon , que celui de champ. Voye £Écu & Écusson.
Champ , terme d’Architecture , espacequi reste autour d’un cadre ou chambranlede pierre, Sc qui , dans la Menuiserie,s’appelle balle. ( P )
Champ d’une lunette, ( Lunettier. ) estl’espace que cette lunette embrasse, c’est-à-dire , ce que l’on voit en regardant dansla lunette. C’est une perfection dans unelunette d’embrasser beaucoup de champ ;mais cette perfection nuit souvent à uneautre, c’est la netteté des objets : car lesrayons qui tombent fur les bords du verreobjectif, Sc d’où dépend le champ de lalunette, sont rompus plus inégalement queles autres; ce qui produit des couleurs Scde la confusion. On remédie à cet incon-vénient par un diaphragme placé au-dedansde la lunette, qui, en interceptant cesrayons, diminue le champ, mais rend lavision plus distincte. ( O )
Champ, en terme d’Orfèvre engrojferie >c’est proprement le fond d’une piece oùsont disposés en fymmétrie les ornemensdont on l’enrichit, mais qui, lui-même,
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