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de l’argent pour faire des mattres-ès-arts oudocteurs.
La dignité de chancelier est à la nomi-nation du chapitre.
Le recteur de ['université assiste au cha-pitre de Notre-Dame à ['installation duchancelier.
Il donne présentement seul la bénédictionde licence dans les facultés de Théologie
de Médecine : par rapport au degré demaître-ès-arts, par un ancien accord faitentre le chancelier de Notre-Dame & celuide Sainte-Genevieve, les colleges sont di-vises en deux lots, qu’on appelle premier &second lots. Le chancelier de Notre-Dame &celui de Sainte-Genevieve ont chacun leurlot, & chacun d’eux donne la licence auxbacheliers-ès-arts venant des colleges deson lot; & comme ces lots ne se trouventplus parfaitement égaux, à cause des ré-volutions arrivées dans quelques colleges,ils changent de lot tous les deux ans. Ilssont entre eux bourse commune pour lesdroits de réception.
Lorsque la licence des théologiens &des étudians en Médecine est finie, ilssont présentés au chancelier de Notre-Dameen la salle de l'officialité ; &, quelques joursaprès, il lejir donne, dans la chapelle de['archevêché, la bénédiction & la démissionou licence d'enseigner. Il donne aussi enmqpie tems le bonnet de docteur aux théo-logiens; ce qui est précédé d'une thèse qu'onnomme aulique , parce qu'elle se soutientdans la grande salle de ['archevêché. Lacérémonie commence par un discours duchancelier à celui qui doit être reçu docteur.A la fin de ce discours, il lui donne lebonnet : aussi-tôt le nouveau docteur pré-side à l’aulique, où il argumente le pre-raier, & ensuite le chancelier, 8 cc. L’auliqueétant finie, le chancelier & les docteurs,accompagnés des bedeaux, menent le nou-veau aocteur à Notre-Dame , où il faitferment devant l’autel de saint Denis, au-trefois de íaint Sébastien, qu'il défendra lavérité jusqu a^ 1 effusion de son sang. Ceserment se sait a genoux ; la seule distinctionque l’on observe pour les princes, est qu’onîeur présente un carreau pour^'agenouiller.
A [ égard des licentiésen Médecine, aprèsavoir reçu de lui la bénédiction de licence,
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ils reçoivent ensuite le bonnet de docteurdans leurs écoles, par les mains d’un mé-decin.
O11 trouve des lettres de Philippe VI,dit de Valois, du mois d’Aout 1331, parlesquelles, en confirmant quelques u figesobservés de tems immémorial dans la fa-culté de Médecine , il ordonne que lesécoliers en Médecine, qui auront fait leurcours & voudront être maîtres, feront pré-sentés par les maîtres au chancelier de l’églisede Paris , qui doit les examiner chacun àpart ; & que, s’ils se trouvent capables, ilssoient licendés.
Il intervint encore, au mois de Juin1540, un arrêt de règlement à leur sujet,par lequel, sifflant droit sur la requête deslicentiandes en la faculté de Médecine, ilfut dit que dorénavant, au tems de limi-carême, la faculté de Médecine s’alïem-bleroit en la siffle de l’évêché de Paris, oùl’on a accoutumé de faire les docteurs enThéologie ; que le chancelier de l’universitéen ['église de Paris s’y trouvera commeprincipal juge de la licence ; que les doc-teurs-régens en médecine feront apporterles rôles particuliers des licentiandes , qu’ilsles mettront au chapeau en la maniéré ac-coutumée, & prêteront serment entre lesmains du chancelier ; qu’ils ont fait cesrôles selon Dieu & en leur conscience,n'ayant égard qu'à la doctrine, & sansaucunes brigues ni stipulations ; que, ceserment fait, les rôles seront tirés du cha-peau en présence du chancelier ; que deces rôles particuliers, fera fait le rôle géné-ral , auquel seront mis les licentiandes enleur ordre , à la pluralité des voix des>docteurs qu'en cas de partage des suffra-ges , le droit de gratifier appartiendra auchancelier, qui pourra préférer celui des.licentiandes qu’il jugera à-propos, commeil peut faire en la faculté de Théologie :que si, au jour assigné, le chancelier aquelque empêchement légitime, ou esthors de Paris, on fera tenu de l’attendrctrois jours ; passé lequel tems, la facultépourra faire ion rôle commun selon l'an-cienne coutume ; & la cour fit défenses ,.tant aux chanceliers tju’aux docteurs , de-rien prendre ni exiger, etiam ab ultra oAh-rentibus „