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«fui se tenoìent de teins en tcms dans- lesprovinces éloignées.
Il fut établi une chancellerie de cetteefpece aux grands jours de Poitiers , pardéclaration cíu r; Juillet 1634; & uneautre près les grands jours de Clermonten Auvergne, par déclaration du 12 Sep-tembre 1 665.
Ces chancelleries ne subfistoient que pen-dant la séance des grands jours. Voye^ l’hijl.de la chancellerie par Teílereau.
Chancellerie de Grenoble, voye^Chancelier & Chancellerie de Dau-phine.
Chancellerie ( grosse ) étoit le nomque l’on dcnnoit anciennement aux lettresde chancellerie les plus importantes, quiétoient expédiées en cire verre, à la disté-rence des autres lettres qui n’étoient scelléesqu’en cire jaune, qu’011 appelloit menuechancellerie, parce que l’émolument enétoit moindre que ceîui des lettres en cireverte. Il est dit dans une piece qui est auregistre B de la chambre des comptes,feuillet 22.4, que ceux de la chambre descomptes , avant d’être réíîdans à Paris ,Comme ils oht été depuis S. Louis, íignoientdans l'occasion, comme notaires, les lettresqui dévoient être scellées du grand sceaudu roi, 8c qu’ils partageoient à la grojse&. menue chancellerie , jusqu’à ce cjue Guil-laume de Crespy , chancelier, fuípenditaux clercs des comptes leur part de la chan-cellerie , parce qu’ils ne suivoient plus lacour. ‘
Philippe VI, dit de Valois, manda auchancelier par ses lettres-chartes, données, 1 e 8 Février 1318, en la grojse chancelleriede cire verte , qu’il fit dorénavant unebourse pour chacun de ses cinq clercsîpaìtres de fa chambre des comptes, aulieu qu’auparavant il n’y en avoir quetrois. Voy % Miraumont, orig. de la chan-cellerie ; o’ seflereau, hiíloire de la chancel-lerie.
Chancellerie des Juifs , étoit le lieuou on ícelloit toutes les obligations paíleesen France au profit des Juifs ; il s ne pou-voient poursuivre leurs débiteurs en con-séquence de leurs promellès, quelles neluisent scellées ; &, pour cet ester, l’onfuioit ni du scel royal, ni de celui desTome VII,
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seigneurs fous lesquels les Juifs' contractantdemeuroient : ils avoient un sceau particu-lier destiné à sceller leurs obligations, parceque, suivant leur loi, ils ne pouvoient íeservir des figures d’hommes empreintes,gravées ou peintes.
Dans une ordonnance de Philippe-Âu-guste, du premier Septembre ( année in-certaine ), il étoit dit qu’il y auroit danschaque ville deux hommes de probité quigarderaient le sceau des Juifs, & seroientserment sur l’évangile de n’apposer le sceauà aucune promesse, qu’ils n’euísent con-noiíGmce, par eux-mêmes ou par d’autres,que la somme qu’elle contenoit étoit légi-time.
Louis VIII, en 13 20 , ordonna qu’à l’ave-nir les Juifs n’auroient plus de sceau poursceller leurs obligations.
II paroît néanmoins que l’on distinguaencore, pendant quelque tems , la chancel-lerie particulière des Juifs de la grande-chancellerie de France.
Philippe V ordonna, au mois de Fé-vrier 1320, que ces emolumens de la chan-cellerie des Juifs tourneroient au profit duroi, comme ceux de la chancellerie deFrance.
Mais I’expulsion que ce prince fit desJuifs l’année suivante , dut faire anéantiren même tems leur chancellerie particu-lière.
Le feiendum de la chancellerie , que quel-ques-uns croyent avoir été rédigé en 1415,ne parle pas nommément de cette chancel-lerie; mais il en conserve encore quelque*vestiges, en ce que les lettres des Juifs yfont distinguées des lettres de Fiance 8 c deChampagne. Voye[ Heinccius, de figillis ,part. I, cap. iij ; les ordonnances de la troi-sième race, tome I ; Teílereau, histoire de lachancellerie.
Chancelleries des Justices roya-les , voye^, ci-devant , Chanceliers des
J'U RIS DICTION S ROYALES, CHANCELLE-RIES Eres les Cours, ChancelleriesPRESIDIALES & PROVINCIALES , & CHAN-CELLERIE DE RoUERGUE.
Chancellerie de Languedoc estcelle qui est établie près le parlement deToulouse. Il y avait anciennement plulieurs
chancelleries particulières dans le Languedoc,
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