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Tome septième.
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la seconde plongée qu’on nomme retournure.Cette façon consiste à plonger une secondefois dans le suif les meches qui, ayant reçuune forte de consistance, s y enfoncent faci-lement à cette seconde plongée.

Nous ne répéterons point qu’on trempedeux broches de chandelles à la fois ,& qu’à chaque trempe on les remet à leta-bli. Il faut, en outre, que le suif soit bienrefroidi avant de donner une nouvelleplongée.

On doit s’imaginer aisément qu’il fautdonner plus de plongées aux grostes chan-delles qu’aux petites; mais on n’en peutfixer le nombre : les chandelles s’en char-gent plus ou moins, suivant la qualité dusuif ; en général, elles s’en chargent tou-jours plus l’hyver que l’été. Mais quandleur grosseur est à-peu-près déterminée,on donne les deux dernieres plongées ; l’unes’appelle mettre pris , 8c l’autre achever. Leschandeliers connoilfent quand les chandel-les font assez grosses ; néanmoins, pourêtre plus certains de leur opération, ils enpesait quelques unes avant d’achever8c de colleter ; ce qui se fait en les plon-geant dans le suif plus avant qu’on n’avoitfait à toutes les précédentes plongées,afïn quela meche, qui se sépare pour former l’ansequi embrasse la broche, se couvre de suif,en sorte qu’elle forme comme deux lumi-gnons.

Quand les chandelles font finies, on enrogne les culs avec un instrument qu’onappelle rvgnoir ou rogne-cul. Cet instru-ment est formé d’une platine de cui-vre , qui a des rebords dans toute fa lon-gueur , avec un goulot ; il y a lous cetteplatine une poêle de tôle quarrée, danslaquelle on met des charbons allumés.Quand la platine est échauffée, le chan-delier prend íur le plat de les mains plu-sieurs, brochées de chandelles dont il appuiel’extremite inférieure fur la platine de cui-vre , qui est allez chaude pour faire fondrele fuir qu on veut retrancher, 8c en sefondant, d coule par le goulot dans la poêlemile exprès pour le recevoir. Au moyende ce rognon, on coupe les chandelles avecplus de vitesse & de propreté qu’on ne leferoit avec une lame tranchante : cet ou-vrage esc pénible, 8c il fatigue beaucoup i

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l’ouvrier qui respire toutes les vapeurs ducharbon.

Quand les chandelles íont perfectionnées,on les met en livres, en les enfilant dansdes pennes ou ficelles ; ou on les passe dansde longues baguettes pour les mettre augrand air; ou enfin on les enferme dansdes cailles, fi c’est pour des provisions.

Comme les cordonniers font sujets ktravailler plusieurs autour d’une même ta-ble , & qu’il faut que la même chandelleéclaire plusieurs ouvriers, on leur en faitde composées de deux, en les approchantl’une de l’autre fur la broche, 8c les unis-sant par deux ou trois trempes qu’on leurdonne ; c’est ce qu’on appelle chandelle icordonnier , parce que ce font ces artisansqui en consomment le plus.

Les chandelles moulées prennent leurforme d’un seul jet, en insinuant du suifliquide dans un moule de la groílëur donton veut faire la chandelle. Ce suis une foisrefroidi & figé, la chandelle fort de sonmoule ayant le poids & la groslèur qu’onexigeoit ; il faut conséquemment des mou-les de plusieurs grosseurs.

On fait ces chandelles dans des moulesde différentes matières ; comme le laiton,le fer-blanc, l’étain & le plomb. Les mou-les d’étain commun font les meilleurs, 8cceux de plomb les moindres. Chaque chan-delle a Ion moule qui est divisé en troispieces, le collet , la tige 8c le culot avec soncrochet.

La tige, qui est un cylindre creux demétal, est longue & groste suivant la lon-gueur 8c la grolleur qu’on veut donneraux chandelles. A l’extrémité du tuyau ,qui forme la tige du moule, est le collet,c’est-à-dire, un petit chapiteau de mêmemétal, élevé en dôme, 8c percé au milieud’un trou assez grand seulement pour ypalier la meche avec un peu de peine. Al’autre extrémité est le culot, qui est uneespece d’entonnoir dont la douille est large8c l’évasement allez petit : il serx à coulerle suis dans le moule. Enfin, ce qu’on appellele crochet du culot , est une languette demétal soudé à l’intérieur du pavillon du culot,qui sert à maintenir la meche au milieudu moule.

Pour introduire la meche dans l’axe duDd x