C H A
<nes jufqu’à présent par tous les rois sessuccesseurs.
Ces statuts leur donnent la qualité demaîtres chandeliers-huiliers-moutardiers, 8 cleur permettent de vendre, à petits poids& mesures en regrat, toute forte d’huilesà brûler , verres, bouteilles, bois, charbon,moutardes & toute autre forte de menuesmarchandises en regrat. L’arrêt du parle-ment, du £ Février 1677, les maintientdans la poílèllîon de vendre en détail dubeurre, des sabots, pelles, battoirs, &c.
Comme chandeliers-huiliers, ils préten-dent être les seuls dépositaires de l’étalondes mesures de cuivre destinées pour me-surer les huiles à brûler; mais cet avantageleur est disputé par les marchands épiciers,comme faisant le négoce de toutes fortesd’huiles en. gros & en détail.
Les chandeliers étoient autrefois unis. aucorps des épiciers; mais ils en surent séparésen 1450, & il leur fut défendu de vendreaucune épicerie. Cest à cette époque quecommence, à proprement parler, la com-munauté des chandeliers, puisque ce ne futque pour lors qu’ils eurent des jurés deleurs corps, comme dans les autres arts &métiers.
En 1459 y il fut défendu aux épiciers decontinuer de vendre, concurremment avecles chandeliers, les marchandises qui étoientréservées à ces derniers.
En exécution d’un règlement de policedu 19 Décembre 1745 , réaffiché au moisde Janvier 1748, il a été défendu auxmaîtres chandeliers, fous peine de 10 liv.d’amende, de fabriquer les chandelles desRois, & leurs garçons de les porter, fouspeine de prison.
C’étoit une grolse chandelle faire dansdes moules, & enrichie de quelques orne-mens, dont les chandeliers fuioient ordi-nairement présent à leurs pratiques, qui.lts aliumoitnt la veille & le jour de - lafête des Rois dans.Le festin duroi boit. Cet.usage superstitieux, que la police a sage-ment aboli, existe encore dans quelquesprovinces.
11 y a douze chandeliers privilégiés sui-vant la cour, établis en vertu des lettresdu grand-prévót de l’hottl : quoiqu'ils nefuient gas membres de la communauté des
C H A 2ij
chandeliers de Paris, ils font le même com-merce qu’eux.
Les chandelles étoient d’ufage chez lesanciens : la meche en étoit de fil, de papier,ou de jonc ; elle étoit revêtue de poix, defuis ou de cire. Il n’y avoir que les person-nes d’un rang distingué qui brûlalíènt deces dernieres. On portoit aux funérailles desgens du peuple de petites chandelles de poixou de suif-
Des couronnes & des iris des chandelles„Quelques personnes apperçoivent autourde la lumière des chandelles des iris & descouronnes : on attribue ces phénomènes à.des irrégularités constantes du crystallin &cde la cornée , dans ceux qui les voyent tou-jours ; Sedans ceux qui.ne les voyent qu'eivcertain tems, à quelque changement ins-tantané des mêmes parties , comme lors-qu’on s’est comprimé long-tems avec lumain la partie supérieure de l’œil.
Lorsque les. superficies des humeurs font.irrégulieres, il arrive qu’à certaine distanceles deux foyers font qu’il íè peint lur la.rétine un cercle lumineux 8 c foible autourdu poiiu où il fe ramalíè plus de rayons ;.& c’est ce cercle, qui produit l’apparence.des couronnes autour des objets lumineux,gendant la nuit. Si. l'irrégularité des super-ficies des humeurs n’est pas fort considé-rable , on appercevra seulement un cercle-clair lans couleurs; mais si elle est sort:grande , il y aura une réfraction considéra-ble qui donnera des. couleurs.
On confirmera cette explication , enfaisant palier un objet noir au-devant dela prunelle 8 c proche de l’ceil. Lorsque lamoitié de la prunelle en fera couverte , lamoitié du cercle lumineux disparaîtra d’tmcoté ou de l’autre, suivant La disposition& k nature de l’ceil ; & cet effet arriveratoujours, íi l’on met l’objet.noir fort pro-che de l’ceil , quand le corps lumineux est .fort grand. Si le corps lumineux est petit,,l’objet noir pourra s'interposer à quelquedistance ; mais le cercle paraîtra moins.lumineux , quand k lumière fera pe-tite.
DefcarteSu attribuoit les même-s apparen-ces à. des plis ou rides circulaires lur les,lurfaces des humeurs ; mais il ne F*:'».t:pas qu’011 ait jamais rien .observé de. r .k ab.