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de nos palais, celles du château de Frefne,de Choisi Lc de Sceaux, tiennent le pre-mier rang après celles de Versailles & de
Fontainebleau , &c.
Il faut éviter de placer ces chapelles dansdes lieux trop écartés; mais aussi il convientde ne pas faire parade, dans l’extérieur ,de F u sage intérieur de ces fortes de pieces,comme au Luxembourg à Paris; du moinsil faut se garder, comme on a fait dans cepalais, de le désigner par des symbolesrelatifs au Christianisme, qui, se trouvantconfondus avec des ornemens profanes,présentent un ensemble contraire à 1 ordon-nance qui doit régner dans un édifice decette eípece. (P)
ChapeCle , ( Musique. ) Ce mot signifieplusieurs choses.
i°. Le lieu de l'église où l'on exécute lamusique.
z°. Le corps même des musiciens qui-exécutent cette musique; &, par extension,tous les musiciens qui font gagés par unsouverain ou un grand-seigneur, quandmême ils n exécutent jamais de musiquedans les églises : c est aussi de-là que vientle terme maître de chapelle.
3 °. Un certain nombre de ces musiciensqui ne se joignent aux autres que de temsen tems, 8c pour remplir davantage, &qu'on nomme aussi, suivant Brossard, groschoeur ou grand chœur. Comme les mor-ceaux chantes par la chapelle , pris dans cedernier sens, ou par le grand chœur, doi-vent être composés en conséquence, 8cn avoir pas trop de diminutions ou de vî-tellès, mais être d'un style sérieux 8c lavant,on appelle ce genre de composition stylede chapelle ou d’églife.
Comme l'étymologie qu’on donne ordi-nairement au mot chapelle est aster singu-lière , nous la rapporterons ici.
Les rois de France 8c leurs généraux, àce que l'on prétend, avoient coutume deporter avec eux à la guerre la cape, ou,iuivant d'autres, le casque de S. Martinde Tours, qui avoir été soldat. Or, commeils faisoient dire la messe dans la tente oùl'on gardoit cette cape , on appella cettetente capelle ou chapelle , 8c chapelain celuiqui y diíoic la meílè ; ensuite on a donnéce nom à toutes les églises particulières que
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les grands-seigneurs avoient dans leursmaisons, & enfin à tout ce qui relTbrtilîòicde ces églises ou chapelles. ( F. D. C. )
Chapelle , ( Jurispr.) ce terme a diffé-rentes significations , même en matièreecclésiastique.
Il signifie quelquefois une église parti-culière, qui n'est ni cathédrale, ni collé-giale , ni paroisse, ni abbaye, ni prieuré :ces fortes de chapelles íont celles que lescanonistes appellent fub dio , c'est-à-dire,qui lont détachées 8c séparées de touteautre église.
On appelle aussi chapelle , une partie d'unegrande église, soit cathédrale ou collégiale,ou autre, dans laquelle il y a un autel, & oùl'on dit la messe. Les canonistes appellentcelles-ci des chapelles fub teclo , c'est-à-dire,renfermées fous le toit d'une plus grandeéglise. En François on les appelle ordinaire-ment chapellenies , pour les distinguer deschapelles proprement dites , qui formentseules une église particulière.
Il y aussi des chapelles domestiques dansl'intérieur des monastères, hôpitaux , com-munautés , dans les palais des princes ,châteaux, & autres maisons particulières ;celles-ci ne íont proprement que des ora-toires privés, même celles pour lesquelleson a obtenu permission d'y faire dire lamesse. Le canon %l du concile d'Agde ,tenu en yo6, permet aux particuliers d'avoirdes chapelles dans leurs maisons, avec dé-fenses aux clercs d’y célébrer fans la per-mission de l'évêque.
Le terme de chapelle se prend encorepour le bénéfice sondé ou attaché à lachapelle : on donne cependant aussi à untel bénéfice le nom de chapellenie.
Pour posséder une chapelle ou chapellenieformant un titre de bénéfice, il suffit,suivant le droit commun, d'avoir sept ans,& d'avoir la tonsure, à moins que la cha-pelle ne íoit sacerdotale à fundatione ; au-quel cas, il faut avoir vingt-cinq ans com-mencés , & les autres qualités requises :mais il faut observer que l'obligation defaire célébrer des messes ne rend pas seuleune chapelle sacerdotale, parce que le cha-pelain les peut faire acquitter par un autre.Voye ç Bénéfice. _
Une chapelle n’est point régulièrement