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Tome septième.
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défense générale à l'extérieur. LeS rois Ité-raient que chefs : primas inter pares , celuiqui avoir le plus de capacité pour le com-mandement. Un gouvernement féodal, dittrès-bien l'excellenr auteur dune nouvellehistoire d’Ecoíse, M. Robcrtfon , étoitproprement le camp d’une grande armée.Le genie & la subordination militaire yregnoit. La possession du sol étoit la payede chaque soldat, Sc le service personnelctoit la rétribution qu'il en rendoit. Lesbarons poíîedoient une quantité de terreinquelconque, à condition de mener & d’en-tretenir une certaine quantité d’hommesa la guerre. Ils s’y obligeoient par sermententre les mains du roi général. Ils sous-en-gageoient aux mêmes conditions à des vas-saux moins puiíïàrís qu’eux une partie deces possessions, & voilà 1 origine du servicedes fiefs.

La généralité devoir ce service aux fiefsroyaux, qui eux-mêmes le rendoient à l’état. ■Ceux-ci étoient considérables, les chefs ;avoient toujours la plus grande part dansle partage des terres conquises. Leur pro-duit sumsoit à leur entretien , ils n’avoientrien au-delà. On voit encore Charlemagnefaire vendre le produit de les ballês-courspour fa dépense personnelle, & mettreI 1 excédant de ses revenus dans le thrélbrpublic. En ce tems-Ià, la voracité des flat-teurs n’avoit point encore confondu lesdroits. On distinguoit très-bien les besoinsSc les revenus du prince, composes de sesdomaines, des besoins Sc des revenus del’état, composes de l'assemblage d u servicede tous les fiefs, dont les siens saiíoientpartie.

On lit dans l’histoire que je viens de citer,qu'en Ecosse, la premicre taxe fur les terresne fut établie qu'en i y y y : en France, pen-dant long-tems, outre le service des nefs,on ne connut que trois sortes de droits:le premier étoit du lorsque le fils aine duvalsai étoit sait chevalier ; le second, aumariage de sa fille ainée ; & le troisième ,lorsque le roi ou le seigneur suzerain croixfait prisonnier à la guerre. On étoit obligéde contribuer pour payer sa rançon.

Mais ces droits, ainsi que quelques au-tres de vaiíelage, qui étoient dus aux rois,étoient plutôt des marques de dépendance

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que des impôts. Dans des cas très-urgens, le!peuples saiíoient des dons extraordinaires ,mais instantanés , aussi rares que médio-cres , Sc toujours de pure volonté ; ce quiles saisoit appeller des dons de bénévolcnce.Chilperic, pere de Clovis, fut chassé pouravoir voulu lever des taxes fur ses sujets.ChilderictuéparBadillc, gentilhomme, qu'ilavoir fait fouetter, pour lui avoir repré-senté qu'il n'en avoir pas le droit ; Badiliene put jamais pardonner cette injure auprince qu'il assassina. Tant il est vrai queles hommes savent supporter la mort Sc nonpas l'ignominie !

Philippe Auguste manqua de soulever lespeuples pour avoir tenté d'étabiir une im-position ; Sc fous Philippe le Bel les princi-pales villes du royaume se révoltèrent pourla même cause. Il est dit que Louis IXrecommanda à son fils de ne jamais rienexiger de ses sujets lans leur consentement;Sc l'assemblée des notables, fous LouisFI u tin , arrêta que les souverains ne peur-roient lever aucuns deniers extraordinaire#furs l'aveu des trois états, Sc qu'ils en fe-raient serment à leur sacre.

Ce ne sur que sous Charles VI dans ledésordre Sc les calamités d’une invasionétrangère que la taille par tête s'intrpduiíït.Les guerres que Charles VII eut à soutenirpour reconquérir le royaume, lui donnè-rent le moyen de perpétuer cer impôt,plus funeste encore par ses longs esters, quel'invasion même qui lavoir occasionné. Lesmémoires de Sully nous montrent la pro-gression successive de ce tribut. Ce qu'il ya de pire, c'est qu'il existe encore avec toutl'arbitruire qui le rend destructeur > avec lamême diversité de principes pour la répar-tition , & tous les vices qui étoient insépa-rables d'un établissement suc à la hâte,dans un tems de trouble , au milieu desdésastres qui aftligeoient la France , <3cpour un secours urgent Sc momentané.

Il n'en est pas des édits qui se publienten Europe, comme de ceux que rendentles souverains de l’Aíîe. Ceux-ci n'ont pourobjet que de remettre des tributs ; les autresque d’en ordonner. Ils n'ont rien lai fl éd'assranchi fur la terre pour les hommes :on dirait qu'ils n’ont aucuns droits à sonhabitation & à ce quelle produit. On leur

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