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Villano , ne voulut jamais preter son pa-lais pour y loger Bourbon : Je ne sauroisrien refuser à votre majefié , dit-il a Char-les-Quint ; mais fi le duc loge dans mamaison , j’y mettrai le feu au moment qu’iltn sortira , comme à un lieu insedé de laperfidie , Ù par conséquent indigne d’étrehabité par des gens d’honneur. L'empereurqui avoir promis sa sœur à Charles , luimanqua de parole. Le général, de retourdans le Milanez, fit quelques démarcheséquivoques , qui pouvoient faire douters’il n’étoit pas aussi infidèle à Charles-Quint qu’il lavoir été à François I. Lors-qu il sc jeta entre les bras de cet empe-reur , on avoir fait une pasquinade. On yreprésentoit ce prince donnant des lettres-patentes au connétable. Derriere eux étoitPasquin qui faisoit signe avec le doigt al’empereur , 8c lui diioit : Charles , prene ^garde. Bourbon alla se faire tuer ensuiteau siégé de Rome, en montant des pre-miers à 1 assaut en 1517. Il s'étoít vêtu cejour-là d’un habit blanc, pour être , disoit-il, le premier but des ajjiégés , & la pre-mière enseigne des ajsiégeans. La révolte duconnétable de Bourbon , si fatale à laFrance ; 8c les entreprises des Guises , quiportèrent leurs vues jusqu'à la couronne,apprennent aux rois, dit le présidentHênault , qu'il est également dangereuxde persécuter les hommes d’un grand mé-rite , & de leur laisser trop d autorité.Charles pastà long-tems pour le plus hon-nête homme, le plus puissant seigneur,le plus grand capitaine de la France ; maisles tracasseries de la reine mere, en cau-sant son évasion, ôterent à ses vertus toutleur lustre.
Charles de Bourbon , fils de Char-les de Bourbon , duc de Vendôme, car-dinal , archevêque de Rouen 8c légatd Avignon, fut mis fur le thrône par leduc de Mayenne , après la mort deHenri III, sous le nom de Charles X.Quelques écrivains ont dit qu'il avoir ac-cepté la couronne pour la faire perdre àHenri IV son neveu. Q est précisémenttout le contraire. Vers le tems où il f utdéclaré roi, il envoya, de fa prison deFontenai en Poitou, son chambellan àitenri IV , ayee une lettre par laquelle il
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le teconnoissoit pour son roi légitimé." Je n'ignore point, disoit-il à un de ses« confidens, que les ligueurs en veulent« à la maison de Bourbon. Si je me luis” joint à eux, c’est toujours un Bourbon» qu'ils reconnoissent, 8c je ne l’ai fait» que pour la conservation des droits de» mes neveux. » Ce fantôme de la royautémourut de la gravelle à Fontenai-le-Comte
en 1590.
Charles , duc de Bourgogne , leHardi , le Guerrier , le Téméraire , fils dePhilippe le Bon. , succéda à son pere en1467. Deux ans auparavant il avoir gagnéla bataille de Montlhéri. Il fut encorevainqueur à Saint -Tron contre les Lié-geois. Il les soumit, humilia les Gantois,8c se déclara l’ennemi irréconciliable deLouis XI, avec lequel il fut toujours enguerre. Ce fut lui qui livra à ce prince leconnétable de Saint-Pol, qui étoit allése remettre entre ses mains , après enavoir reçu un sauf conduit. Cette perfidielui valut Sain t-Quentin, Ham, Bohaim,8c le thrésor de la malheureuse victimede sa lâcheté. Ses entreprises depuis furentmalheureuses. Les Suisses remporterent furlui les victoires de Granson 8c de Moreten 1476. C’est à cette derniere journéequ’il perdit ce beau diamant, vendu alorspour un écu, que le duc de Florenceacheta depuis fi chèrement. Les Piques8c les Spadons des Suisses, peuples ja-loux de leur liberté, 8c par conséquentcourageux, triomphèrent de la grosse ar-tillerie 8c de la gendarmerie de Bourgo-gne. Charles le Téméraire périt en 1477 >défait par le duc de Lorraine, 8c tué ense sauvant après la bataille. Ce duc deBourgogne , dit un historien, étoit le pluspuissant de tous les princes qui n'étoientpas rois , 8c peu de rois étoient aussipuissans que lui. A la fois vassal de l’em-pereur 8c du roi de France, il étoit très-redoutable à l'un 8c à l'autre. II inquiétatous ses voisins, 8c presque tous à 1 afois.
Charles de France, comte d An-jou, frere de Saint-Louis, épouse Béa-trix , héritière de Provence, qui l'acconx-pagna en Egypte, où il fut seit prisonnieren iijo Ce prince, L son retour» sott-