Band 
Tome septième.
Seite
498
JPEG-Download
 

4§8 C fs A

Ckw oiois qui sont affez estimés. Tamiseriui dédia, en 1617, son Anthologie ; l’abbéGouget, au quatrième tome de ia Biblioth.Franç. traite Rcpnon d’homme d’esprit,£c qui cultivoit ies lettres avec beaucoupde foin : Guillaume des Autels , poèteFrançois & Latin au xvi e . lìecle ; le P.Niceron dit qu’il étoit parent de Ponthusde Thiard , & qu’il avoir un château àYernobie près de Bist’y , non tant richeque noble. ( C. )

* CHARON , s. m. ( Myth. ) ce termevient, à ce.qu-’on prétend, par antiphrasede gaudeo, je me réjouis ; parce

qu’il n’y a rien de moins réjouissant qued’aller trouver Charon .llétoitfils de l’ErebeSc de la Nuit, Sc par conséquent frété duChaos. Voy. Chaos. On en a fait un dieu ,quoique ce ne fût qu’un batelier chargéde passer les morts fur l'Achéron. Voye\Aciiéron. On lui avoit assigné une obolepour droit de péage ; cette piece qu’onmettoit dans la bouche des morts , s’ap-pelloit r.aulé, Sc ce tribut dinnquè. Les gé-néraux athéniens curieux d’être reconnusjusque sur le Styx pour des hommes dedistinction , ordonnoient qu’on leur mîtdans la bouche une piece plus considéra-ble que l’obole. Les habitans d’Hermionévoisins de l'entrée des enfers, se préten-doient exemts de ce tribus. Il étoit dé-fendu à Charon de prendre fur fa barqueaucun vivant. Ulisse , Énée , Orphée ,Thésée , Pirithoiis Sc Hercule furent ce-pendant exceptés de cette loi : mais on ditque Charon fut enchaîné pendant un an &sévèrement puni pour avoir descendu cedernier aux enfers , de son autorité pri-vée. Il n’admcttoit pas indistinctementtocs les morts fur son bord ; il falloit avoirrcçtv les honneurs de la sépulture ; sanscet avantage on erroit cent ans fur lesrives de LAebéron .Charon écartoit lesamesempreílees de palier , à grands coups d’a-viron. Le vieillard inflexible 6c íevere lais-soit tomber ses coups fur le pauvre Sc furle riche ; sur le sujet & fur le monarque,fans aucune acception ; il ne reconnoistoitpersonne : en effet, un homme comme un au-tre est un prince tout nud. Il paroît aux mu-rnies qu’on tire des fables d’Egypte , queles habitans dc ce pays ctoicut très > reli-

C H A

gieux observateurs de la coutume de met-tre une piece dans la bouche des morts ;c’est aussi à un usage établi dans la mêmecontrée qu’on attribue toute la fable deCharon. On dit que les morts de Memphisétoient transportés autrefois au-delà duNil dans un petit bateau appelle baris , &Cpar un batelier dont le nom étoit Charon ,à qui l’on payoit le passage.

CHARON DE, ( Musique 4 es anc. >nom d’une chanson de table des Athé-niens. ( F. D. C. )

* CHAROPS , adj. m. (Myth.) surnomsous lequel Hercule avoit une statue Scétoit adoré en Béotie , près de l’endroit oùce héros avoit vaincu Cerbere.

CHAR OST ( Géog. ) petite ville deFrance en Berry , avec titre de duché-pairie. Long. 19. 4J. lai. 46.56.

CHARÓTTE , s. f. ( Chase. } efpece depanier en façon de hotte , dont on se sertpour porter les instrumens servans à lachaste aux pluviers, Sc rapporter ces oiseauxquand on en prend.

CHAROUX , ( Géog. ) petite ville deFrance dans le Bourbonnois, fur la rivierede Sioulle.Xo/^. 20. 45. lat. 46. 10. Il y aune autre ville de même nom en Francedans le Poitou , près de la Charente.

CHARPENTE ou CHARPENTERIE »L f. ( Art médian. ) on appelle ainsi l’artd’assembler différentes pieces de bois pourla construction des bâtimens élevés dansles lieux où la pierre est peu commune :nous expliquerons succinctement son ori-gine , son application dans l’art de bâtir ,Sc ses défauts.

De toutes les différentes constructionsdes édifices, celles de charpente fondes plusanciennes , puisque l’origine en remontejusqu’à celle du monde ; les premiers hom-mes ignorant les trésors que la terre ren-fermoit dans son sein , Sc ne connoissantque ses productions extérieures, coupè-rent des bois dans les forêts pour bâtirleurs premieres cabanes! ensuite ils enérigèrent des bâtimens plus considérables.L’architecture doit encore aujourd’hui *la charpenterie , dans la maniéré de fuselerles colonnes, une des plus belles parties d cl’ordonnance des ordres, s’il est vrai qu’el‘ e

soit imitée de la diminution des arbres»