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Tome septième.
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tacie , le même prince avoir fait rassemblercent lions de Lybie , cent léopards, centlions de Syrie , cent lionnes, & trois centsours. Sylla avoir donné avant lui cent lions;Pompée, trois cents quinze; & César,quatre cents. Si tous ces récits ne font pasoutrés, quelle étoit la richesse de ces parti-culiers ? quelle n'étoit pas celledu peuple?C'étoient les dictateurs, les consuls, lesquesteurs, les préteurs, & les édiles qui fai-soient la dépense énorme de ces jeux,quandil s'agiífoit de gagner la faveur du peuplepour s'élever à quelque dignité plus im-portante.

Chasse de Meunier , ( Jurisprud.) Onappelle chasse ou quête des meuniers , la re-cherche qu’ils font, par eux ou par leursserviteurs , des blés & autres grains quel'on veut faire moudre ; allant ou envoyaptpour cet effet dans les villes, bourgs &villages. Comme le fruit de cette quêterdest pas toujours heureux , elle a été com-parée à la chasse , & en a retenu le nom.

Ce droit d’empêcher les meuniers dechasser ou quêter les blés est fort ancien ,ík dérive du droit de la bannalité. Il en estparlé dans deux titres de Thibaut, comtede champagne , des années 1183 & 1 184 ,pour le prieur de S. Ayoul, auquel ce princeaccorde ce droit de chasse pour les meu-niers de son prieuré , dans toute l'étenduede la ville & châtellenie de Provins où ileiì situé.

Un arrêt du Parlement, de la Toussaint11 JO , confirme aux seigneurs , ayant desmoulins dans la châtellenie d'Etampes , ledroit de saisir & confisquer les chevaux desmeuniers d'autres moulins, qui viendraientchalser fur leurs terres des blés pour enavoir la monte, quœrentes ihi moltam ; c’estle terme dont on fe servoit alors. Chop.Jur Anjou , liv, I. ch. xiv. n. a. ct ch. xv. n.$.

Il y a, fur cette matière, dans notreDroit coutumier, trois différentes maxi-mes confirmées par la jurisprudence desarrêts.

La premiere , que les meuniers ne peu-vent chasser furies terres des seigneurs quiont droit de bannalité. Coût. de Montdi-dìer , art . xjv. & X \j.

La seconde , q u 'en certaines coutumesils ne le peuvent même íur les terres des

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seigneurs haut-justiciers , ct qui ont droitde voirie. Coutume d’Amboise art, j. Buqan-çois , art. jv. Saint- Ciran, art.iij. Mairie-res en Touraine , art. v & vj.

La troisième, qu’en d’autres coutumesils ont cette liberté dans tous les lieux oùil n'y a point de bannalité. Paris , art. Ixxij.& Orléans , art. x.

Par un arrêt du 13 mai 1561, confit-matif d’une sentence du gouverneur deMontdidier, les meuniers font maintenusdans la liberté d’aller chasser & quêter desblés fur les terres des seigneurs qui n’ontpoint de moulins bannaux. Il est remarqua-ble , en ce qu’il est rendu au profit du vas-sal contre son seigneur suzerain. Levest ,art. Ixx. Papon , liv. XIII, titr. viij. n. 1.Carondas , liv • U. rep. iz. ct liv. JL'lrep. 65.

La même chose a été jugée dans la cou-tume de Paris, par arrêt du z8 juin 1597,en faveur du seigneur de Rennemoulin ,contre le cardinal de Gondi, seigneur deVillepreux, qui vouloir empêcher les meu-niers de la terre de Rennemoulin , rele-vante de lui, de venir chasser dans leten-due de celle de Villepreux. Voye{ Leprêtre ,arrêts de la V e . Voye\' le traité de la police ,tome 11 . liv. V. ch. iij §.7. ct le recueil dessac-tums ct mémoires imprimés à Lyon en I710.tome II. p. 467. ( A)

Chasse , en terme de Marine , se dit d’unvaisseau qui en poursuit un autre ; alorson dit donner chasse. On l’applique égale-ment au vaisseau qui fuit, & en ce casc est prendre chasse , c’est-à-dire prendre lafuite. Il arrive souvent que 1 e navire quiprend chasse continue de tirer fur celui quile poursuit, ce qu'il ne peut faire que deSpieces de canon qui font à l’arriere , cequi s’appelle soutenir chasse. Cette manoeu-vre est assez avantageuse , parce que 1*poussée du canon qu’on tire à barrière»favorise plus le filage qu’elle ne le retarde-Il n’en est pas de même des pieces de chas sede l’avant, dont on fe sert en pourfui'' a,ltun navire , la poussée de chaque coup re ‘tarde la course du vaisseau.

Chasse de proue , ou pieces de cííASS *de l’avant , sc dit des pieces de canqui font à lavant, ct dont on se f ert f 0