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* CHASTETÉ , est une vertu moralepar laquelle nous modérons les désirs dé-réglés de la chair. Parmi les appétits quelious avons reçus de la nature, un des plusviolens est celui qui porte un sexe verslautre : appétit qui nous est commun avecles animaux , de quelque espece qu’ilssoient ; car la nature n’a pas moins veilléà la conservation des animaux , qu’à cellede Phomme ; & à la conservation desanimaux mal - faisans , qu’à celle desanimaux que nous appelions bien-fai-sans, Mais il est arrivé parmi les hommes,cet animal par excellence , ce qu’on n’ajamais remarqué parmi les autres animaux;c’est de tromper la nature , en jouissantdu plaisir qu’elle a attaché à la propaga-tion de l'espece humaine, &c en négligeantle but de cet attrait ; c’est- là précisémentce qui constitue l'essence de l’impureté : &par conséquent l’elsence de la vertu op-posée consistera à mettre sagement à profitce qu’on aura reçu de la nature , & à nejamais séparer la fin des moyens. La chas-teté aura donc lieu hors le mariage &c dansle mariage : dans le mariage , en satisfai-sant à tout ce que la nature exige de nous,& que la religion & les loix de l'état ontautorisé ; dans le célibat, en résistant àl’impulsion de la nature qui nous pressantsans égard pour les temps , les lieux , lescirconstances , les usages, le culte , lescoutumes, les loix , nous entraîneront àdes actions proscrites.
II ne faut pas confondre la chasteté avec ila continence. Tel est chaste qui n’est pascontinent ; & réciproquement , tel estcontinent qui n’est pas chaste. La chastetéest de tous les temps , de tous les âges , Scde tous les états : \a continence n’est que ducélibat ; & il s'en manque beaucoup quep , cé libat soit un état d’obligation. VoyeiCélibat, L’âge rend les vieillards néces-aire ment continens ; il est rare qu’il lesre nd echasi íS .
Voila tout ce que la philosophie sembledicter sur la chajleté. Mais les loix dea religion chrétienne font beaucoup plus«roues ; un mot , un regard, une parole ,ch f ft , e , ma ^ intentionnés, flétrissent laVernC f ^denne : le chrétien n’est par-a la vraie chasteté , que quand il a su
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se conserver dans un état de purete angé-lique , malgré les suggestions perpétuellesdu démon de la chair. Tout ce qui peutfavoriser les efforts de cet ennemi de notreinnocence , passe dans son esprit pour au-tant d’obstacles à la chasteté : tels que lesexcès dans le boire & le manger , la fré-quentation de personnes déréglées , oumême d’un autre sexe , la vue d’un objetindécent, un discours équivoque, une lec-ture déshonnête , une pensée libre , £><:.Voyei a Célibat , Mariage , & autres ar-ticles de cet Ouvrage , où l’on traite des de-voirs de Vhomme envers lui - métne , ce qu’ilfaut penser de la chasteté.
Chasteté, (Médecine.) Voye^ Maria-ge , Médecine ; & Virginité , Médecine.
CHASTOIS , f. m. ( furijpr. ) Dans lacoutume de Lorraine , tit.jv. art. S.chastoiscorporel signifie punition corporelle. Ce motparoît venir de châtier , châtiment. ( A)
CHASUBLE,/, f. {H,st eedéfiast.) habil-lement ecclésiastique que le prêtre portefur Vaube , quand il célébré !a melle. Voye^Aube. La chasuble des anciens différoit dela nôtre , en ce qu’elle étoit fermée de toutcôté , & que la nôtre a deux ouverturespour palier les bras. Toute la portion de lachasuble ancienne , comprise depuis le basjusqu’à la hauteur des bras, se rettoussoiten plis fur les bras, à droite Sc à gauche.La chasuble a succédé à la chape, parce quela chape étoit incommode ; cependant lerOrientaux continuoient de donner la pré-férence à la chasuble , quand ils célébroiencdans nos églises. Quand aux chapes , ellesdefeendoient originairement des manteauxou robes des anciens; voye? Chape : car lesanciens n’usoient ni de chapes ni de cha-subles. Il paroît que nos ornemens d’églisesont pour la plupart les vêtemens mêmes or-dinaires des premiers chrétiens, qu’on áconservés par respect , mais que les temps& la mode ont à la vérité fort défigurés ;caries anciens célébraient les mystères avecleurs habits ordinaires; c’est du moins lesentiment de plusieurs auteurs.Fleury ,mœursdes Chrétiens.
CHAT, 1 . m. f élis , catus , ( Hist. nat - 1animal quadrupède domestique , dont ona donné le nom à un genre de quadrupèdes,felinum genus , qui comprend avec le chat