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Trêves après la perte de la bataille de Con-sarbick , & quelques officiers de la garni-son ayant traité avec l’ennemi pour lui re-mettre la ville , ce qu’ils exécutèrent mal-gré ce maréchal : la garnison ayant étéconduire à Metz , les officiers les pluscoupables furent condamnés à avoir la têtetranchée ; les autres furent dégradés denoblesse , & l’on décima aufïi les soldats ,parcs que M. de Crequi s’étant adressé àfux, ils avoient refusé de lui obéir.
La désertion se punit en France par lapeine de mort. On sait passer les soldatspar les armes ; mais s’il y en a plus de troispris ensemble, on les fait tirer au fort. Voy.Déserteur.
Il y a des crimes pour lesquels on con-damne les soldats au fouet ; il y en a dian-tres plus légers pour lesquels on les met furle cheval de bois. C’est ainsi qu’on appelledeux planches mises en dos d’âne, ter-minées par la figure d’une tête de cheval,élevées fur deux tréteaux dans une placepublique , où le soldat est comme à che-val avec beaucoup d’incommodité, expo-sé à la vue & à la dérision du peuple. Onlui pend quelquefois des fusils aux jambes,pour l’incommoder encore davantage parce poids.
C’est encore un châtiment usité que celuides baguettes. Le soldat a les épaules nues,& on le fait passer entre deux haies desoldats qui le frappent avec des baguet-tes. Ce châtiment est infamant, & l’on n’ycondamne les soldats que pour de vilainesactions. On les caste & on les chaste quel-quefois de la compagnie après ce suppli-ce. ( Q )
* CHATOIER , verb. n eut. ( Lithol. )expression tirée de l’œii du chat, & trans-portée dans la connoistance des pierres.C’est montrer dans une certaine exposi-tion à la lumière, un ou plusieurs rayonsbrillans colorés ou non colorés, au-dedansou à la surface, partant d'un point commecentre, s’étendant vers les bords de la pier-re & difparoisiant à une autre exposition àla lumière.
CHATON , si m ,f!os amentaceus , julus,terme de Botanique , par lequel on désigneles fleurs stériles. Il y en a qui ne font com-posées que d’étamines ou de sommets,
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d’autres qui ont aussi de petites feuilles: ceSparties font attachées à un axe en forme depoinçon ou de queue de chat, d’où vientle mot de chaton. Cette fleur est toujoursséparée du fruit, soit qu^elle se trouve furun individu différent de celui qui porte lefruit, soit que la même plante produisela fleur & le fruit. voy. Plante. ( I)
* Chaton, (Bijout.) c’est la partie d’unemonture de pierreries d’une bague , frc.qui contient le diamant, qui l’environncen-destous, & dont les bords font sertis furla pierre.
CHATOUILLEMENT, f. m. ( Phy-fiolog, ) efpece de sensation hermaphro-dite qui tient du plaisir quand elle com-mence , & de la douleur quand elle estextrême. Le chatouillement occasionne lerire ; il devient insupportable , si vous lepoussez loin ; il peut même être mortel,,si l’on en croit plusieurs histoires.
ll faut donc que cette sensation consistedans un ébranlement de Porgane du tou-cher qui soit léger , comme l’ébranlementqui fait toutes les sensations voluptueuses ,mais qui soit cependant encore plus vif,& même assez vif pour jeter l’ame & lesnerfs dans des agitations, dans des mou-vemens plus vioíens, que ceux qui accom-pagnent d’ordinaire le plaisir ; & par-la cet ébranlement approche des secoussesqui excitent la douleur.
L'ébranlement vif qui produit le cha-touillement , vient i°. de Pimpreísion quefait l’objet, comme lorsquMn passe légè-rement une plume sur les levres : a°. dela disposition de l’organe extrêmement sen-sible , c’est-à-dire des papilles nerveusesde la peau , très-nombreufes, très-suscep-tiblesd J ébranlement, & fournies de beau-coup d’esprits ; c’est pourquoi il rsty a A echatouilleux que les tempéramens très-seu-sibles, très-animés, & que les endroits ducorps qui font les plus fournis de nerfs*
L’organe peut être encore rendu senn -ble , comme il saut qu'il soit pour le cha'touillement, par une disposition légèrementinflammatoire : c’est à cette cause q u lfaut rapporter les démangeaisons fur le'tquelles unelégere friction fait un si S ran lplaisir ; mais ce plaisir, comme le chatouú-lemtnt , est bien voisin de la douleur.