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CHAUONIS , ( Comm . ) voyeç Tarra-tane-Chauonis.
CHAUS, (Géog.) pays d'Afrique enBarbarie , au royaume de Fez.
CHAUSEY , ( Géog. ) île de l’Océan ,fur les côtes de Normandie , dans la Man-che, près du Gotentin.
CHAUSSE , ( l Ordre de la ) ou dela Calza à Venise, ordre militaire instituéde temps immémorial ; on dit qu'il est auíïìancien que la fondation de la république.
Cet ordre, qui fe,nomme de la Chauffede GaintMarc , n'a ni statuts, ni constitu-tions, ò£ les chevaliers ne font aucun voeu:de jeunes nobles Vénitiens le composent ;ils fe vouent volontairement à combattrepour la foi Lc la république.
L'ordre de la Chauffe de Saínt-Marc futrenouvellé en 1561.
La marque de cette chevalerie est uneefpece de botine d’or émaillée de diversescouleurs, Sc ornée de pierreries, le talonémaillé de fable. ( G.D. L. T. )
Chausse , f. f. partie de notre habille-ment qui couvre les jambes. V. Bas.Chausse , ( Comm. ) voy. Chapeau.Chausse , ( Pp c he.) elpece de filet qu'ondispose au-dedans des autres , comme onl'a pratiqué au chalut, dont l’ulage estd’empêcher le poisson de rétrograder Sc de«'échapper du filet, quand une fois il y estentré. Voy. la conjlruclion de la chaude duchalut ; elle efi ingénieuse.
Chausse , ( Pharmacie. ) Chauffe d’Hip-pocrate , monica Hippocratis , sac coniqueou elpece de long capuchon fait d’un bondrap serré , dont les apoticaires fe serventpour filtrer ou passer certaines liqueurs,comme ratafias, sirops, décoctions , &c.Voy. Filtre. Les apoticaires se ferventmoins communément de la chauffe que duk an , c ' c > u il* lui ont substitué , & quiest réellement plus commode dans la plu-part des cas. \ oy. Blanchet. Quelques au-teurs allemands ont insinué ou dit que lenom de chausse d'Hippocratc , ou plutôtd’Hippocras , lui étoit venu de ce qu’onemployé d'abord à la clarificatione 1 typpocras. Mais Blancard lui fait l’hon-!| e nr de sei donner une étymologie greque;
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Chausse d'aisance en bâtiment , ( Arclut.)est un tuyau dc plomb ou de pierre, percéen rond ou quarrémenr, & le plus souventde boillèaux de poterie , éloigné de troispouces d’un mur mitoyen.
Chausse, carte Sc cauche , terme de Pêche ,est un instrument à qui fa construction adonné le nom ; c'est un filet qui a la formed’une chauffe large en «'ouvrant, mais quiva toujours en diminuant jufqu'au bout.Les mailles qui font a fiez claires à Pentrée,rétrécilsent auíïì à mesure qu’elles avancentvers le bout du filet, qui est souvent ferméd’une corde , que l'on dénoue, pour pou-voir plus facilement retirer le poisson quis'est pris dans ce filet.
Cet instrument est la véritable dreige desAnglois, à cette différence près , qu’au lieude plomb ils y mettent une barre de fer.
L ordonnance ne spécifie point cet instru-ment dans la liste de ceux qu’elie a défen-dus , quoiqu’il soit aussi dangereux que ladreige. V. Dreige.
11 y a encore une autre sorte de chaussequsene chaloupe porte au large, & que l'onhalle ensuite à terre , au moyen du cordageque plusieurs hommes tirent à eux. V. auffiles art. Chalut & Saumon.
La chausse ou carte des pêcheurs de l’a-mirautê de Dunkerque, est une efpece dedrague ou chalut dont les pêcheurs de cettecote fe servent pour faire la pêche des petitspoissons propres à servir d’appât à leurslignes.
Quelque nécessaire que soit la carte ouchausse à ces pêcheurs , on ne peur s’empê-cher d’observer que c'est aussi un instru-ment très pernicieux, Sc que si les pêcheursne s’éloignent pas des côtes à la distance quileur est enjointe pour y traîner la chausse ,elle doit pendant les chaleurs nécessaire-ment détruire le frai, & faire périr tousles petits poissons qu’elle trouve fur sonpassage.
Le sac de la carte est un filet en forme dechausse , d'environ quatre brasses de lon-gueur , dont les mailles qui ont à son em-bouchure environ dix-huic lignes, viennentinsensiblement à fe rétrécir peu-à-peu, enforte que vers le tiers de l'extrémite ellesont à peine neuf lignes en quarré; Sc commeelle 1e termine fort en pointe, elle ne peut
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