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Tome septième.
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en a observé qui enavoient trente-quatre,seize en haut & dix-huit en bas. Il fe trouvedes especes de chauve-souri s qui n’ont quedeux oreilles ; d autres en ont quatre, dontcelles de deíìus font quatre sois aullìgrandes que celles de dtflous, & sont auílîélevées à proportion du corps que cellesdes ânes. La membrane qui forme les ailescommence de chaque côté aux pattes dedevant , tient aux pattes de derriere, &environne tout le corps en arriéré : il n’y adans chaque pié de devant qu'un seulongle crochu, par le moyen duquel 1 ani-mal fe cramponne contre les murs.Çhaquepié de derriere a cinq doigts, & chaquedoigt a un ongle crochu. II y a des chauve-fouris qui n'ont point de queue ; d'autres enont une qui ne s étend pas au-delà de lamembrane qui est par derriere, telles sontcelles de ce pays-ci ; d'autres enfin ont laqueue apparente comme les rats. Bellon ena. vu de cette eípece dans la grande pyra-mide d’Egypte.

Les chauve-souris habitent dans les lieuxobscurs & souterrains , des cavernes, destrous, &c. où elles restent cachées pendantle jour & pendant tout l’hiver : elles en sor-tent lorsque la saison est bonne , au pointdu jour & à l’entrée de la nuit ; elles cher-chent des mouches, des cousins & d'autresinsectes dont elles se nourrissent ; elles ai-ment beaucoup le lard, le suif, & toutesles grailles. On dit que les grosses chauve-souris de l’Amérique enlevent des poules ,tuent des chiens & des chats ; qu’elles atta-quent les hommes en fe jettanr au visage ,éc qu'elles emportent quelquefois le nez oul'oreille ; enfin on prétend qu'il y en a quifont allez fortes & allez féroces pour tuerdes hommes.

Il n’y a que deux mamelles dans leschauve-sourisi elles font ordinairement deuxpetits à la fois, & quelquefois il ne s'entrouve qu’un seul ; dès qu’ils font nés, ilss’attachent aux mamelles de la mere fansles quitter, quoi qu'il arrive : cependant unjour ou deux après quelle a mis bas , elles’en débarrasse & les applique contre lesparois de l’endroit où elle fe trouve ; c’estainsi qu'elle fe met en liberté d’aller cher-cher fa nourriture. On prétend que pendantle temps que lss petits la retiennent aprè

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qu'elle a mis bas, elle se nourrît des mem-branes qui les enveloppoient dans la ma-trice. Aldrovande , Ornit. lib. IX , cap. LV. Quadrupède, (i)

CHAUVIGNY , ( Gêog. ) petite ville deFrance en Poitou , fur la Vienne.

CHAUX , f. f. (Chimie.) on a donné enChimie le nom de chaux à plusieurs matièrestrès-différentes , comme nous savons dé j aremarqué au commencement de l’articlecalcination. V. Calcination. Nous avonsobservé dans le même endroit qu’une partiede ces matières ne pouvoient être appelléesque très improprement du nom de chaux »que nous avons restreint aux seuls produitsdes calcinations proprement dites.

Ces produits sont les cendres vraies, voy.Cendre ; le plâtre , voy. Plâtre ; les chautcommunes & les chaux métalliques , voye{Chaux commune fr Chaux métallique*

On appelle chaux hommune , chaux vive »chaux , Scc. le produit de la calcination despierres & des terres calcaires; des parties du-res des animaux comme os, arêtes, cornes,coquilles , lithophytes, frc. avec lesquellesles fossiles calcaires non métalliques, onten général l'analogie la plus intime, &delquelles elles parodient évidemment tirerleur origine. V. Calcination , CalcaiP-êfr Terre. ( b )

* Chaux commune. Sa définition qu 1précede est très-exacte ; cependant on n’íemploie guere que les pierres calcaires Syles coquilles, lorfqu'on est à portée d’eHfaire de grands amas, comme dans le resso rtde l’amirauté de Brest, où , même pendaisle temps des chaleurs, lorsque la pêche deshuîtres cesse par-tout ailleurs, on ne laid?pas de continuer , non pour le poissonne vaut plus rien , mais pour les écailla*dont on fait une chaux, qu’on emploie ^blanchir le fil ôc les toiles qui s’embarqu^à Landernau pour le commerce d'Espag ne ’Cette chaux peut être très-bonne à cet usa£ e £on peut aussi l'employer aux gros ouvréde maçonnerie : mais il est d’expéri^ 1qu’elle ne vaut rien à blanchir la fur» 3des murs, & qu'elle s’écaille. -

Lorfqu'on se fera asturé de la p re js ndes pierres calcaires dans une contrée ' '' 0 JLà Varticle Calcaire les caraâeres dift‘ nC ^de ces pierres , ) alors on. songera à y c0