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Mais dès qu’on voudra faire de cettecheminée un poêle , on ouvrira la commu-nication entre le tuyau du milieu Sc le col-latéral , ce qui ne se peut faire, lans fer-mer par-deílus celui du milieu , ces ferme-tures crant les deux moitiés de la mêmesoupape, dont l'une ne peut le haulser ,sans que 1 autre s’abaille ; ces effets ^opére-ront en tirant simplement le cordon : unsemblable mouvement de l'autre cordonfera lever la soupape de l’autre tuyau colla-téral , qui se trouvera par ce moyen leseul ouvert, Sc on fermera les portes de lacheminée. Alors la fumée Sc la vapeurchaude ne trouvant plus dsiflue par le hautdu tuyau du milieu, entreront dans le tuyaulatéral qui communique avec lui ; Sccomme c’est fermé par le haut, elles descen-dront par ce tuyau , pafferont par-délionsle foyer; Sc étant entrées dans l’autre tuyaulatéral, elles remonteront pour réchapperpar le haut de ce dernier, Sc pour lors elleséchaufferont considérablement les paroisde ces tuyaux , qui répandront dans lachambre une chaleur douce & agréable ,qu'on entretiendra en fermant la íoupapedu dernier tuyau latéral, dès que le boisfera converti en brade, pour obliger lesvapeurs chaudes à pénétrer ces mêmesparois.
Les poêles de cette espece n’ont pas be-soin d’être entretenus toute la journéecomme les poêles ordinaires ; qu’ils soientéchauffés au plus doux fois le jour , lachambre fera entretenue dans une tempé-rature convenable : on doit pour cela em-ployer du bois sec , cassé assez menu pourfaire un feu clair ; les morceaux seront à-peu-près égaux pour se réduire en mêmetemps en charbon ; autrement le courantd'air confumeroit la premiere braise , tan-dis que les morceaux les plus gros acheve-roient de se brûler , Sc l'on perdroit unepartie considérable de la chaleur.
Jusqu ici nous n’avons parlé que d’é-chauffer une feule chambre ; mais il est:évidaait que si l’on a plusieurs cheminéesles unes au-dessus des autres, ou adosséesles unes aux autres, on peut y pratiquerdes tuyaux , qui, communiquant avecceux de la premiere , recevront d'elle undegré de chaleur presqu’égale , & que
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même ces communications peuvent etrîouvertes latéralement ; de forte qu unmême feu peut échauffer à gauche , *droite, dessus ou dessous ; il fera feule-ment nécessaire dans ce cas qu’il soit pl uSgrand ; d’où il fuit qu’en disposant artm e *ment les tuyaux de cheminée d’une maisonqu’on bâtit, on pourroit à la lettre enéchauffer toutes les chambres par un oudeux feux allumés au rez-de-chauffée ? SCdont les locataires payeroient en communla dépense qui seroit même en ce cas aile 2médiocre.
Toutes ces communications pourroientêtre interrompues à volonté par des sou-papes placées dans les tuyaux aux endroitsconvenables ; mais une attention que l'ondoit avoir , c’eít que ces soupapes joignentexactement, pour ne pas laisser perdre unepartie de la chaleur.
On pourroit craindre que la fumée, re-tenue dans tous ces dédales, n’y produisitune grande quantité de fuie, qui d’un côteen diminuèroit la capacité , Sc de l’autreseroit dangereuse si elle venoit à s’allumer >mais on n’a rien à craindre de ce côté-là.M. de Montalembert s’est assuré , en pra-tiquant des ouvertures par où il pouvoitvoir dans ces tuyaux , que la fumée y cou-roit avec une rapidité fi singulière, quel'on ne doit craindre aucun dépôt de fapart, du moins pendant un fort long'temps, Sc il seroit aisé d’y ménager dcSouvertures fermées d'unc pierre ou d’unvolet de fer, par lesquelles on pourroit >en cas de besoin, les nettoyer ; il sera se u*lement nécessaire que le feu soit assez vifpour que la fumée ne se refroidisse pas au<extrémités du tuyau, jufqu’àfe résoudre eneau,parce qu’en ce cas, non-feulemcn 1elle n’échaufferoit plus , mais encore est®gâteroit en très-peu de temps toute la m a 'çonnerie.
La figure r représente l’élévation d’un®cheminée, vue en face , dans laquelle 0,1a pratiqué un poêle en y conservant un®cheminée A, qu’on peut fermer parmoyen de deux battants D Sc E , dont l' u * 1est représenté ouvert , Sc l’autre f írsnLorsque les deux portes font ouvertesc’esl une cheminée ordinaire qui deyi e ^poêle lorsqu’on les ferme. On en veut