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tous les infectes qui ressemblent LUX che-nilles , mais qui ont les jambes plus nom-breuses , ou situées ou conformées diffé-remment. Il vient des mouches au lieude papillons de toutes les fausses chenil-les : il n’y a point de crochets dans leursjambes membraneuses, ce qui peut lesfaire distinguer des vraies chenilles, in-dépendamment du nombre des jambes.Ces fausses chenilles n’ont pas deux pie-ces écailleuses fur la tête ; il n’y a qu’uneefpece de couronne sphérique d’une seulepiece, qui embrasse une grande partie dudessus & du dessous de la tête. On n’y voltpas ces petits points noirs que l’on croit >être des yeux ; mais il paroît qu’elles ontdeux autres yeux , dont chacun est beau-coup plus grand que tous ces points en-semble. Mém.pour servir à l'hifi. des infectes,tom. I. & II. Voy. Insecte. {!)
On a lieu de soupçonner que plusieursespeces de chenilles , & peut-être mêmetoutes celles dont les papillons font pha-lènes, peuvent provenir d’œufs non fécon-dés , c’est-à-dire, d’œufs pondus fans ac-couplement. Je crois du moins en avoirdonné d’assez fortes raisons dans un mé-moire qui va être inséré dans le troisièmedes nouveaux mémoires de ïacadémie deBerlin ; Sc si les amateurs de l'histoire na-turelle y font quelque attention , je meflatte qu’ils Rouvriront un vaste champ àdes remarques nouvelles & curieuses. Enrenvoyant donc le lecteur au mémoiredont je viens de parler , je me contenteraiici d’indiquer brièvement quelques faits,fur lesquels j’appuie principalement maconjecture.
La premiere observation qui m’en adonné l’idée , me fut communiquée, il y ahuit ou neuf ans , par M. Baíler, professeuren langue hébraïque à Basle ; ayant nourripendant quelques jours la chenille quidonne le papillon paquet de feuilles fiches ,il en avoir obtenu un papillon femelle ,<|ui toujours isolé dans un verre , ponditJur une feuille de papier une grande quan-tité d’ceufs. M. Baller avoir mis ce papierfans dessein fur le poêle de fa chambre , &il n’y songeoit plus ; mais au mois de no-vembre , lorsqu’on commença de chaufferla chambre, il s’apperçut par hazard que
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des œufs de son papillon il étoit sorti u«grand nombre de chenilles qui étoient en-core en vie ; il en fut bien surpris, sachantque la mere ayant toujours été seule,n’avoit pu recevoir l’approche d’aucu»mâle.
Je ne pensois plus à cette observation >lorsque j’en fis une semblable : j’avojsnourri la chenille du poirier , représentespar les figures i & 3 , planche XFIII dupremier volume du grand ouvrage de M*de Réaumur fur les infectes ; toujoursfeule dans une petite boîte, elle y, fit ficoque , & après que j’eus perdu la boitede vue pendant quelque temps, j’y trouvaiau bout de ce temps une petite famille dechenilles , qui ne pouvoient être prove*nues que d’un papillon mort, que je recost'noisiois pour celui de la chenille cpae. j’avO lSnourrie dans la boîte.
Ces deux phénomènes ont excité m*curiosité ; ne pouvant presque plus doute 1de la faculté de certains papillons , depondre des œufs féconds fans accouple'ment, faculté que je crois pouvoir nofl 1 'mer monogénéjie , j ai cherché à en co U'noîire un plus grand nombre , soit p aCmoi-même, soit en trouvant dans les i'fteurs qui ont écrit fur les chenilles , des ob'servations pareilles à celles que je viens derapporter.
Je n’ai pas été assez heureux que de voi £arriver chez moi ce que je souhaitois ; j 31eu , par exemple , le même papillon paq^de feuilles fiches femelle, il s’est délivré d 6tous ses œufs, mais ces œufs se sont de*'séchés & la même chose a eu lieu ch £ÍM. Baíler, lorsqu’il s’attendoit à voir f 01 *observation se réitérer.
J’ai attendu avec impatience ceproduiroient quelques-unes des belles ch 1 'ailles à brosies jaunâtres & raies orang eeS ’que je voyois à leur grandeur devoir roU tedonner des papillons femelles ; il me P 3 ’roilloit que si un papillon au monde pf uvolt être hermaphrodite, ce devoir etI ^cette lourde malle privée d’ailes & i' 1 ^pable même , à cause de sa plénitude -faire quelques pas. Je fus donc fort attc>^tif à observer ceux qui naquirent de ^chenilles ; mais tout ce que je vis, fqu'aprcs s’ctre défendu , pour ain*'* d l£ ’