662 C H E
rigole de plomb qui distribue à un rang demasques ou de chandeliers, i’eau qu’il re-çoit d'une nappe ou d'un bouillon supé-rieur. (,-K),
CHESNÉE, s. f, ( Jurispr. ) ou chaîne,est une mesure usitée en certaines provin-ces , pour les terres , Sc qui sert aussi àdésigner une certaine quantité de terreégale à cette mesure. La chesnée à Riche-lieu en Poitou , contient zy piés de long.Il faut dix chesnées pour faire une boisl'e-lée de terre , Sc treize boilfelées pour faireun arpent. ( A )
CHESNEGHIR-BACHI, ( Hist. moi.)un des douze principaux officiers de lacour du grand-seigneur. U est chef des of-ficiers de la bouche Sc de l'échansonnerie ,ou de ceux qui font Pestai des viandes &des liqueurs qu’on présente au sultan. Cenom est composé du persan chefné , qui si-gnifie l’essai qu’on fait des viandes ou de latoison ; Sc de gir , qui vient du verbe grìf-ten ; Sc lignifie prendre, auxquels on ajoutebachi, nom commun à beaucoup de char-ges en chef chez les Turcs. Quelques-uns le nomment cheschighir , de cheschide ,qui veut dir e goûter. Ricaut, de s Empireottom. ( G )
CHESTER , ( Géog. moâ. ) ville consi-dérable d’Angleterre , dans la province deCheshire, fur la Dée. Il s'y fait un grandcommerce. Long. 14. 19. lat. ç 3. iy.
^ CHESTERFÌELD , ( Géogr. mod. ) villed J Angleterre en Derhyshire , avec titre decomté. Long. 16. 6. lat. 53. n.
CHETEL, voy. Chaptel Chf.ptfl.
CHETIF , FRELE , adj. ( Jard. í> au-tres Arts. ) se dit d'un arbre foible , d’unefieur avortée. (K)
CHETINA, {Géogr. mod.) ville de Pilede Candie , sur la riviere de Naparol.
CHETRON , terme de Coffretier-Mal-ktier ; c'est une espece de petite layette enforme de tiroir , qu’on ménage dans quel-qu^endroit du dedans d'un coffre, pour ymettre a part les choses ou de plus de con-séquence , ou qu'on veut trouver plus ai-sément fous fa main. Voy. dicl.de Tr. Sc d uComm.
CHEVAGE , f. m. ( Jurisprud. ) signi-fioit autrefois le chef cens, cbevagium quoddomino tanquam capiti pendit u r. Spelman ,
C H E
gofs. C'est la même chose que le droit dequevage dont il est parlé à la fin du procès-verbal des coutumes de Montdidier,RoysSc Péronne. Voy. Brodeau , sur Paris , tìt.des cenjìves.
Chevage , est aussi un droit de douze de-niers parisis, ainsi nommé parcequ'il I eleve par chacun an au bailliage & ressortde Vermandois, fur chaque chef, marieou veuf, bâtard, espave ou aubain. Cedroit appartient au Roi ; pour la connoif-sance de ceux qui viennent demeurer dansce bailliage , il en est parlé dans le procìs-verbal de la coutume de Laon de tan Iy 56 ,fur le titre premier , selon Pancienne cou-tume du lieu. Voy. aujjì le guidon des finan-ciers , & Bacquet , tr. du droit d’aubaine ,chap. iij. & jv. (A)
CHEVAGIERS, .{Jurispr. ) font ceuxqui doivent le droit de chevage. Il en estparlé dans les ordonnances concernant les no-bles de Champagne , c h. viij. art. 15.V. ci-dev.Chevage. ( À )
* CHEVAL, s. m.equus, {Ht/î. nat. Ma-nège St Marêchallerie. ) animal quadrupède,domestique ou sauvage , du genre des 'solipedes, plus grand que l'âne , mais àplus petites oreilles , à queue garnie decrins depuis son origine, & à cou garni 'en-destus d'un pareil poil. V. Varticle Qua-drupède.
Cheval sauvage. La domesticité du cheval :est si ancienne Sc si universelle , qu’on nele volt que rarement dans son état natu-rel. Quand cet animal n'a pas été brisépar les travaux, ou abâtardi par une mau-vaise éducation, il a du feu dans les yeux, Jde la vivacité dans les mouvemens , de lanoblesse dans le port ; cependant Pâne a ^cet avantage fur lui, qu’il ne paroît paS >,fier de porter I hom me. >
Hérodote dit que fur les bords de PHif-panis en Scythic, il y avoir des chevaux fau- J ;vages blancs ; Sc que dans la partie sep' °tcntrionale de laThrace au-delà du Danu-be , il y en avoir d'autres qui avoient I® °poil long de cinq doigts fur tour le corps*Aristote asturela même choie de la Scy-thie ; Pline , des pays du nord ; Sc Sera-bon , de l’Efpagne Sc des Alpes.
Parmi les modernes ; Cardan prétendqu’il y a eu des chevaux sauvages aux O»