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Vages contre les vers. Mais à tout âge &dans tous les temps, l’estomac de tous leschevaux est farci d’nne fi prodigieuse quan-tité de vers , qu'ils semblent faire partiede leur constitution. Ils lont dans les che-vaux sains comme dans les chevaux ma-lades ; dans ceux qui paissent l'herbe commedans ceux qui ne mangent que de l'avoine& du foin. Les ânes ont aussi cette prodi-gieuse quantité de vers,' 6c nson sont pasplus incommodés. Ainsi, peut-être ne faut-il pas regarder ces vers comme une mala-die accidentelle , comme une fuite desmauvaises digestions, mais plutôt commeun effet dépendant de la nourriture &cde J a digestion ordinaire de ces ani-maux.
C’est à deux ou trois ans , selon 1 usagegénéral, 6c dans certaines provinces , àun an ou dix-huit mois qu'on hongre lespoulains. Pour cette opération , on leurlie les jambes ; on les renverse fur le dos ;on ouvre les bourses avec un bistouri ; onen tire les testicules ; on coupe les vaisseauxqui y aboutissent , 8c les ligamens qui lessoutiennent ; 0î \ referme la plaie ; on faitbaigner Je cheval deux fois par jour pen-dant quinze jours ; on l'étuve souvent avecde seau fraiche , &l on le nourrit avec duson détrempé dans beaucoup d’eau : onne hongrequ'au printemps & en automne.On n hongre pomt t n Perso , en Arabie ,dc autres lieux du Levant. Cette operatjonôte aux chevaux la force , ie courage , la“ e né, & c \ mais leur donne de la douceur,à >a tranquillité, de la docilité. L’hongre£ eut s'accouplcï, mais non engendrer. V.^i-OlATlUR. . .
r VPand on a sevré les jeunes poulains, ilaut Iks mettre dans une écurie qui ne fouf as r ïop chaude , de peur de los rendrero P sensibles aux impressions de sair > leurminer souvent de la lititre fraiche ■> les, °Uchon ner de temps en rt mps, mais ne, es attacher & pan sor â la main qu'à sâgé5 e âkux ans 6e demi ou mois ans * un*J 0 ttt m ent trop rude les feroir dép ri r. Ilj fa ut pa S Lur mettre le râtelier trop, de peur ou’ils ii’en contraâeut i haJ :t ude de tenir mal leur tête. On leur ron-_ a ‘a queue à un an ou dix huit mois ,les séparera à s âge de deux ans ; on
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mettra les femelles avec les jumens, & lesmâles avec les chevaux.
Drejscr un cheval. C’est à sage de troisans ou trois ans &c demi quson commen-cera à les dresser. On leur mettra d’abordune selle îégere 8c aisée ; on les laiflerasellés pendantdeux ou trois heures chaquejour > on les accoutumera de même à rece-voir un bridon dans la bouche & à se laisserlever les pies, sor leiquels on frapperaquelques coups, comme pour les ferrer.S’ilsfont destinés aux carrosses ou au trait,on leur mettra un harnoís & un bridon ;dans les commencemens il ne faut pointde bride , ni pour les uns, ni pourles autres. On les fera troter ensuite à lalonge, avec un caveçon íur le nez, fur unterrain uni , fans erre montés, & seule-ment avec la selle & le siamois fur lecorps. Lorsque le cheval de selle tournerafacilement 6c viendra volontiers auprès decelui qui tient la longe , on !e montera &on le descendra dans la même place , 6efans le faire marcher , jufqu'à ce qu’il aitquatre ans. Avant cet âge , il n'est pas en-core astez fort pour le poids du cavalier.A quatre ans on le montera pour le fairemarcher au pas, au troc, 6c toujours à pe-tites reprises.
Quand le cheval de carrosse fera accou-tume au harnois, on sattelera avec unaurre cheval fait, en lui mettantune bride,6c on le conduira avec une longe passéedans la bride , jufqu'à ce qu'il commencea et te sage au trait ; alors le cocher eslayerade le faire reculer, ayant pour aide uni homme devant, qui le poussera en arriéréavec douceur , & même lui donnera depetits coups. Tout cela le fera avant queles chevaux aient changé de nourriture \car quand une fois ils lont engrainés onau grain ou à la paille, ils deviennent plusdifficiles à dresser.
Monter un cheval. Nous commandonsaux chevaux par le mors 6c par l’éperon :le mors rend les mouvemens trop précis,l’éperon les rend plus vîtes. La bouche estsi sensible dans le cheval , que la moindrepression du mors l’avertit 6c le détermine:la grande sensibilité de cet organe veut erreménagée; quai:d on en abuse, on la dé-truit. On ne parle point au cheval au ma-