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Tome septième.
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708
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ter que ce feroit à condition de tenir leschevres toujours attachées ou enferméesdans la ville, & aux champs qu'on doit lestenir attachées à une longue corde.La cou-tume de Normandie , art. 84. dit que leschevres & les porcs font en tout temps endétens, c’est-à-dire qu'on ne les peut me-ner paître dans l'héritage d autrui fans leconsentement du J propriétaire : celle d Or-léans, art. 151. d. fend de les mener.dansles vignes . gagnages , clou seaux , vergers,plants d’arbres fruitiers,chênayes,ormOyes,fàulfayes, anlnayes , à peine d’amende :celle de Poitou , art. 196. dit que les boistaillis font désensables pour le regard desChevres , jufqu’à ce qli'ils aient cinq ansaccomplis ; Sc à l'égard des autres bêtes,jusqu à quatre ans.

Le canon omnes detìmce causa xvj, quasi,j. décide que la dîme est díìe des chevresqui font à la garde du pasteur, de mêmeque des aUtres animaux. ( A )

Chevre, ( Médecine , Dtete, & Mat.ihêd. ) On mange très-peu de chevre enEurope , excepté dani quelques contrées de'PEspáglïe & de l’ItaUe , où cet animal esttrès-commun ; fa chair qui étoir beaucoupplus usitée estez 'les anciens Grecs , pâlie:chez leurs médecins pour tìatueufe,bilieuse& de mauvais siic.ud m

Le lait de chevre est employé pour les usa-ges de la table dans plusieurs pays, dans lesprovinces méridionales du royaume , parexemple ; & il n’y est pas très-inférieur polirle goût au lait de vache ordinaire , à celuides environs denPads. On prépare aulliavec ce lait de tfès boiiss fromages. Voye^Fromage. Voy. les propriétés médicinalesdu lait de chevre, Sc fo-n analyse chimique,au mot L ait.

La fiente de chevre donnée-en infusiondans du vin blanc ou dans quelques eauxappropriées, pâlie chez quelques personnespour (pecifique dans'les obstruétîons dufixe Sc de la rate , Se dans la gale : c'est làun remede de paysan , qui peut avoir quel-qu’utilité réelle, { b)

Chevre du Bezoard, capra be^oartica.On prétend que les bézoards orientauxviennent d’uhe chevre , mais cette chevren’est pas bien connue ; on dit qu'elíe res-semble aux nôtres, à l'exception des cornes,

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qui font plus élevées & plus longues; ôíotlajoute qu'il fe trouve des chevres de cetteefpece dont la peau est mouchetée commecelle d’un tigre : d’autres auteurs rappor-tent qu’il y en a de couleur cendrée tirantfur le roux, Sc d'autre couleur ; qu’ellesfont grandes comme un cerf, qu’elles luirestemblent en quelque façon , mais beau-coup plus à la chevre ordinaire ; qu’elleSont deux cornes larges & recourbées fur ledos comme celles des boucs; que les Indiensles prennent dans des filets & dans des piè-ges ; qu'elles font si feroces qu'elles tuentquelquefois des hommes ; que ces chevresfont fort légeres ; qu’elles vivent dans descavernes, Sc qu’elles fe réunifient plusieursensemble. Voye% Aldrovande , de bisulcisquad.Voy. Bezoard. ( 1 )

Chevre du Musc , capra moschì. Lesauteurs ne font pas d'accord fur le nom del’anímál qui porte le musc : on l’appellechèvre ga 7 jlle , < 3 £c. ou simplement Y animaldu musc', animal moschiserum, y. Musc. (-f)

Chevre sauvage d'Afrique , capra fy 1 “■' veflris asricana. Grim. Cette chevre est des couleur cendrée & foncée» elle a un toupet»de poil qui s’éleve lur le milieu de la tête,& il le trouve de chaque côté, entre le neSSc les yfcux i deux cavités qui renfermentune liqueur graste Sc huileuse, dont l’odeurtient de celle du casìoreum Sc de celle dumusc ; cette liqueur s’épaiiíìt SC devientune matière noire ; dès qu’on l'a enlevée,il en coule une autre qui s’épaiffit comincla premiere: ces cavités n’ont aucune com-munication avec les yeux ; ainsi la liqueutqui s'y trouve est fort differente des larmesdu cerf ou des autres animaux. Eph. Gernuan. 14 , ohs. 57. ( 1)

Chevre de Syrie, capramambrina ,fi v s‘syriaca. Gesn. Les chevres de cette efpece I etrouvent principalement en Syrie , fur 1 *montagne appeliée Mamhrè , qui est au<environs d’Hébron; & il y en a aulli autou?de la ville d’Alep : leurs oreilles font hlongues qu'elles traînent par terre, de fo rceque les naturels du pays en coupent un e >afin que l’animal puisiè paître aisément. Çma vu de ces cornes qui n’avoient pas pi"de deux pouces Sc demi de longueur,qui étoient un pèu recourbées en ayd er qOn a aulli vu à Londres l’animal entier i 1