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Tome septième.
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Lacédémone ancienne & nouvelle , prétendHue les anciens Lacédémoniens ont été lesinventeurs de l’art d’écrire en chiffre.

Leurs ícytales furent, selon lui, commel'ébauche de cet art mystérieux : c’étoientdeux rouleaux de bois d’une longueur &d'une épaislèur égales. Les éphores en gar-daient un, & l'autre étoit pour le générald’armée qui marchoit contre .l’ennemi.

Lorsque ces magistrats lui vouloient en-voyer des ordres secrets, ils prenoient unebande de parchemin étroite & longue ,qu’ils roulaient exactement autour de laícytale qu’ils s’étoient réservée : ils écri-Voient alors dcstus leur intention ; èc cequ’ils avoier.t écrit formoit un sens parfait& suivi, tant que ia bande de parcheminetoit appliquée sur le rouleau : mais dèsqu on la développoit, ['écriture étoit tron-quée & les mots fans liaison , il n’yavoit que leur général qui put en trouverla suite lie le sens, en ajustant la bandefur la scytale ou rouleau semblable qu’ilavoit.

Polybe raconte qu’Encare sit, il y a en-viron deux mille ans, une collection deVingt maniérés différentes qu’il avoit in-ventées , ou dont on s’étoit servi jusqu'a-krs pour écrire ; de maniéré qu’il n’y eutque celui qui en savoit le secret, qui y

Í ’ût comprendre quelque chose. Trithcme ,e capitaine Porta, Vigenere, & le pereNicéron, minime, ont fait des traicés ex-près fur sts chiffres ; ôc depuis eux on aencore bien perfectionné cette maniéréd’écrire.

Comme l'écriture en chiffre est devenueun art, on a marqué aussi l’arr de lire ou. démêler les chiffres , par le terme par-ticulier ste déchiffrer.

Le chiffre à stmple clé, est celui où oníe lert tou;ours d'une même figure poursignifier une meme lettre; ce qui se peutdeviner anement avec quelque application.

Le chiffe a doub.e clé, est celui où onchange d'alphabet a chaque mot, ou J anSleqtel on emploie des mots fans signifi-cation.

Mais une autre maniéré simple & indé-chiffrable , est de convenir de quelque li-vre (íc pareille & même édition : & trois^ffes font U clé, Le premier çhffe mat-

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que la page du livre que l’on a choisi, lesecond chiffre en désigne la ligne 5 & letroisième marque le mot dont on doit feservir. Cette maniéré d’écrire & de lire nepeut être connue que de ceux qui saventcertainement qu’elle est sédition du livredont on le sert ; d’autant plus que le mêmemot se trouvant en diverses pages du li-vre , il est presque toujours désigné pardifférens chiffes : rarement le même re-vient-il pour signifier le même mot. Il ya outre Cela les encres sécrétés, qui peu-vent être aussi variées que les chiffres.Vcrye\ Déchiffrer. (G) (a)

Chiffres ou Marques des Marchands ,(Comm.) Ou appelle ainsi des chiffres oumarques que les marchands , particulière-ment ceux qui font le détail, mettent furde petites étiquettes de papier ou de par-chemin qu’ils attachent au chef des étoffes,toiles, dentelles & telles autres marchan-dises , qui désignent le véritable prix qu’el-les leur coûtent, afin de pouvoir s’y ré-gler dans la vente. Voye-^ les Diclionn, duComm < & de Trcv.

CHIFFRER , expression populaire donton lé sert pour signifier l’art de compter.V ojeç Chiffre. ( E )

Chiffrer , en Musique , c’est écrire furles notes de la basie , pour servir de gui-de à l’accompagnateur, des chiffres quidésignent les accords que ces notes doi-vent porter. Voye^ Accompagnement.Comme chaque accord est composé deplusieurs sons, shl avoit fallu exprimerchacun de ces sons , par uiî chiffre, onauroit tellement multiplié & embrouilléles chiffres , que l’accompagnateur n’au-roit jamais eu le temps de les lire au mo-ment de l’exécurion. On s’est donc attaché,autant qu’on a cru le pouvoir , à caracté-riser chaque accord par un seul chiffre ;de sorte que ce chiffre peut suffire pour in-diquer sespcce de l’accord, & par consé-quent tous les sons qui le doivent compo-ser. Il y a même un accord qui se trouvechiffré, en ne le chffrant point ; car, selonla rigueur des chiffres, toute note qui n’estpoint chiffrée ne porte point d accord ou.porte l'accord parfait.

Le chiffre qui indique chaque accord,

( est oculairement celui 4ui répond au t»m