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Tome septième.
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tage , Te vengea de l’injuftice de Ton srereen semant; Te trouble dans son royaume ;ìl excita ses sujets &c ses enfans à la révolte.Les Saxons déployèrent le premier eten-dart de la guerre civile, ils la soutinrentavec courage 8 c non lans quelque succès:ils surent tantôt vainqueurs 8 c tantôt vain-cus ; Clotaire fut même contraint de leuraccorder la paix à des conditions modérées.Childebert mourut au milieu de cette guerre511e fa vengeance sccrette avoir allumée :il ne laissoit point d'enfans mâles; Ultro-gote , fa somme , fut exilée aussi-tôt aprèssa mort , ain d que ses deux filles Chro-deberge 8 c Clodezinde. Ce prince étoitauili méchant que ses freres; & s’il com-mit moins de crimes, ce fut en lui im-puissance du vice 8 c non pas amour de lavertu : ce fut lui qui conseilla le meurtredes enfans de Clodomir, ses neveux ; sc scendres reposent dans l‘église de SaintGermain des-prés où son tombeau sc voitencore. Cependant l'incendie que Clotairevenoit d’éteindre dans la Saxe, íe rallumoitdans la Bretagne ; Chramne , l’aîné de scsfils , Sí celui qu’il avoir le plus tendrementaimé paroilsoit à la tête des rebelles :le roi en tira une vengeance effrayante ;la Bretagne fut ravagée , Chramne futVaincu , fait prisonnier , & hé íur un banc :ce fut dans cette posture qu’il périt aumilieu des flammes : un repentir amer suivitbientôt le supplice du rebelle , & s’emparadu cœur du monarque. Clotaire éprouva«Bison ne viole point inpunément les droitsde la nature , & qu'un pere ne fauroit êtrebarbare envers scs fils, fans éprouver sesvengeances. Une fievre violente , excitéepar les regrets de la mort de Chramne ,le conduistt au tombeau dans la soixantièmeannee de son âge : son régné fut d’environcinquante-u n ans > son ame fut déchirée deremords, u détestoit fur-tout son orgueil ;ía maladie lui en fù sentir le néant : “ que" cc Uicu à ciel difbïc - il dans son lit" de mort, est piaulant, voyez comment il-- traite les rois de la terre ». o n a remarqué qu’il mourut précisément un an aprèsle même jour &. à la même heure q u q|avoir soit brûler Chramne. Cherebert ,Contrar.d , Sigibert & Chdperic , scs fils ,conduisirent son corps dans la plus grande

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pompe , de Compiegne où il mourut, àCroui , près de SoilTons, où il fut inhumé ,dans l’église de Saint Médard qui lui doitfa fondation. Outre les quatre princes quenous venons de nommer, Clotaire eut unefille , nomme Clodo^inde , qui fut mariée àAlboin , roi des Lombards : quelques écri-vains lui donnent une seconde fille , nom-mée Blìtilde , dont ils font descendre les roisde la seconde race. ( M— r.)

Childebert 111 , XVII* roi de France ,srere & successeur de Clovis III ( premiererace ) naquit vers l’an 68; deThierri IV 8 cde Crotilde : il monta Iur le trône en 69;,âgé d’environ onze à douze ans. La puif-sonce souveraine étoit alors entre les mainsdes maires du palais. Les rois, dégradés parces ambitieux ministres, ne conservèrentplus qu’un vain titre. Le jeune monarquefut relégué , à l’exemple de son pere & deIon srere , dans une maison de plaisance ,où Pépin lui procura tout ce qui pouvoircontribuer à ses plaisirs , & rien de ce quipouvoir l'instruire , ou lui inspirer des scn-timens dignes de son rang. Ce ministre , qui11e songeoit qu’à égarer fa jeunesse , lui sircroire qu’il étoit indigne d’un roi de Francede descendre dans les détails du gouverne-ment ; que son sang étoit trop précieux,pour qu’il dûts’expoler au danger des guer-res ; & qu’enfin , il étoit dangereux de pa-roître trop souvent en public, que l’on s’ex-posoit à diminuer la vénération du peuple& des grands.Ces lâches conseils, plus con-formes au génie des Asiatiques, qu’à celuides Européens, furent adoptés par un princefans expérience , & dont le cœur trop fa-cile étoit susceptible de toutes les impres-sions. Il ne faut donc pas s’étonner , dit unmoderne, que Childebert ait vécu , fans avoirfeulement pensé qu’il dût agir ni qu’il dûtfaire autre chose , que de se montrer lepremier jour de mars aux grands seigneurs,pour en recevoir des préscns accoutumés.Tel fut l’usage constant fous la premiere 8 cfous la seconde race ; jamais les grandsn’approchoient du trône, fans faire quel-qu'ostrande au souverain. Ce tribut volon-taire, qui soi soi t honneur & au monarquetk au (ujet, formoitun trésor, sous la direc-tion du grand chambellan & de la reine,cl’où l’on tiroir les préscns pour les princes