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Chionanthus pedunculis trifidis , trifloris.Linn. Sp.pl.
2. Chionanthus à feuilles de fustel.
Chionanthus cotinifolio. Chionanthus Zeyla-nìca. Catal. Leyd,
Des individus de cetre derniere efpecenous ont été envoyés de Hollande, mais ilsne répondent pas à la phrase fous laquelleelle est désignée : ils semblent différer dun°. i par la feuille qui est plus mince Scplus pointue. Au bout de trois ans , par-venus à la hauteur dsenviron deux pieds &demi, ces arbustes ont fleuri dans nos bos-quets en juin ; ils croient alors couverts deleurs fleurs blanches &produifoient un effetgracieux Sc très- remarquable. L'été de 1772ils ont fructifié ; nous avons laide les baiesfur les branches jufqu'à la mi-décembre:elles font devenues noires Sc prêtoient fousle doigt ; d’où nous jugeons qiv’elles ontacquis une parfaite maturité ; nous lesavons semées fans délai : cette efpece debonne fortune nous évitera déformais lapeine de faire venir d’Angleterre ces grai-nes , qui y arrivent d’Amérique déja fortaltérées ; nous en avons semé plusieurs foisdont 1 amande étoit jaune, parce que l’huiîessen étoit rancie ; auílî n'avons-nous pu enobtenir un seul individu. Si l’on en faitvenir de Londres , il faut recommanderqusen les envoie dans de petites boètes em-plies de terre iégere & humectée , afinqu’elles ne se corrompent pas Sc quselles neperdent point de temps pour la germina-tion : fans doute que l’expérience appren-dra aux marchands grainetiers de cettecapitale , à recommander les mêmes pré-cautions à leurs correfpondans d’Amérique.Le noyau est fort dur, & nous ne ferionspas étonnés ÍÌ les baies que nous avons se-mées auiïì-tôt après la maturité , demeu-roienr deux ans en terre avant de parostre ;du moins est-:1 certain que le peu de semen-ces del’Amerique qui parviennent ici saines& entieres, ont besoin de tout ce temps pour
germer. , #
Aussi tôt donc qu’elles font arrivées ( Scc’est en France au plutôt à la fin de février),il faut les semer dans des caillés empliesd’une terre fraîche Sc onctueuse : enterrezces caisses contre un mur exposé au levant,couvrez-le mêraç du soleil vers le milieu ,
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du jour : en automne , i Rapproche (fàfroid , vous mettrez ces cailles fous deschâssis vitrés pour y palier l’hiver ; au moisd’avril vous les enterrerez dans une couchetempérée Sc ombragée : les petits arbresferont transplantés Te printemps suivant ,chacun dans un petit pot, Sc successivementdans de plus grands : ils doivent paííèr lestrois premiers hivers fous des abris, en-suite on pourra les planter en motte auxlieux de leur destination , ils supporterontle plus grand froid de la France septen-trionale.
Si l’on avoir ces graines dans une cer-taine quantité, on pourroit en semer enpleine terre à l’exposition du levant ; lesfoins que nous recommandons étant tou-jours de rigueur, Sc convenant aux plantesrares dont on n’a pas allé z de graines pouscourir les risques de l’événement.
Miller, dit que le chionanthus n Q ,l, croiede lui-même fur le bord des ruisseaux dansla Caroline méridionale, où il s’éleve à lahauteur de dix pieds. Il ajoute qu’il fleuriemal, 5 c qu’il ne fructifie pas en Angleterre.Si celui dont nous venons de parler étoit dela même efpece, il en résulteroit qu’il fleurieSc fructifie très-bien dans la France septen-trionale.
On peut le multiplier de marcotes, maiselles ne prennent racine que la seconde an-née , Sc demandent d’être arrolées conti-nuellement ; qu’on les fasiè en juin de jeu-nes branches , avec une petite coche dansleur partie inférieure , qu’on les couvre demoufle , qu’on les ombrage légèrement, SCqu’on les arrose quelquefois, on pourras J en promettre du succès. 3e crois que le 1boutures faites en juillet pourroient réussir.Je fais qu’on greffe cet arbuste fur le frêne»mais il ne profite guere , Sc ce moyen n«convient qu’aux marchands de plantes qu*sc soucient peu de ce qu’elles deviennentquand une fois ils s’en sont défaits.
Les chionanthus aiment un fol léger »onctueux , humide Sc profond , Sc une ex*position tempérée ; lorsque la sécheresse aduré quelque temps, il faut les secourirpat des arrofemens, & mettre de la moufleautour de leurs pieds Sc les ombrager l c fl c *rement. L’été de 177a en a fait périr ph*'sieurs dans les bosquets de M. Duhuint*