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Tome septième.
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Cendant d’Esculape, allié à Hercule par famere , & digne contemporain de Socrate ,il fut doué par la nature d'un excellent tem-pérament, que ni ses voyages, ni le travailie plus opiniâtre ne purent altérer ; Sc pourle génie , d’une sagacité qui semble avoirfranchi les bornes de l’esprit humain : enfinson amour singulier pour la vérité , pourson art Sc pour son pays, font peut-être unexemple unique ; Sc, si je puis me sçrvirdes termes de Callimaque, il remplit l'of-fice de cette panacée divine, dont les gout-tes précieuses chassent les maladies de tousles lieux où elles tombent. Il délivra l'Atti-que de la peste , Sc refusa les sommes im-menses que le roi Artaxcrxe d'un côté , Scdes provinces entieres de l’autre, lui firentoffrir pour leur rendre le même service.“ Dites à votre maître, répondit-il au gou-„ verneur de l'Hellespont , que je suis,, assez riche; que l’honneur ne me per-3, met pas de recevoir ses pré sens, Sc d'al-,, 1 er secourir les ennemis de la Grece,,.Quand les Athéniens furent prêts de porterleurs armes contre l'iíle de Cos, il invo-qua & obtint l’assistance des peuplesqu'il avoir sauvés de la contagion , soule-va les états circonvoisins , Sc dissipa luiseul la tempête dont fa patrie écoit mena-cée. S’il est vrai, comme on n’en peutdouter, que les hommes fout grands àproportion du bien qu’ils font, quel mor-tel est plus grand qu'Hippocrate, qui a faittant de bien à son pays, h toute la Grece, àson siecîe, & aux siécles les plus reculés ;

De son temps la Chirurgie èt oit si parfai-tement unie à la Médecine , que l’une n'a-yoit pas même un nom particulier qui ladistinguât de l'autre : aussi prendroit-on lelivre de officinâ mediçi , qu’on trouve parmises oeuvres, pour un traité de Chirurgie .Quoi qu'il en soit, tout ce qu’il a écrit desplaies, des tumeurs, des ulcérés, des fis-tules , des fractures , des luxations , & desopérations qui y conviennent, est admira-ble. Il faut y joindre la lecture des excel-lens commentaires que noys avons ennombre fur fa Chirurgie, Sc on y puisera lesplus belles & les plus utiles connoilsances.Cest à Hippocrate ,que je ne nomme guerefans un sentiment de plaisir, de gratitude,fi: de vénération, c'est, le dirai-je, à ce

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divin mortel que nous devons tout en Mé-decine & en Chirurgie: en un mot, pourappliquer à mon sujet les termes de Mon-tagne , " la plus riche vie que je sache» avoir été vécue entre les vivans, & étoffée» de plus riches parties Sc désirables, c'est» celle d’Hippocrate ; & d'un autre cote« je ne connois nulle forte d’écrits d’hom-» me que je regarde avec tant d’honneur» Sc d'amour >>.

Magatus ( César ) de rarâ medicatione rui-ner um ; Venet. I 6 1 6 , in-jol,

Magati , né dans l’état de Venise en1 579 ,Sc mort en 1649 ô e sa pierre, commetant d’autres gens de lettres,, a renouvelsdans ce traité la sage pratique du rare pan-semént des plaies. Il mérite fort d’être lu »aussi a-t-on réimprimé toutes les oeuvresde Magati à Francfort en 17; ; , //z-4 0 .

Nuck ( Anton, ) operationes & expérimentachirurgien.

Cet ouvrage de Nuck, célébréd’ailleurspar ses découvertes anatomiques, a eubeaucoup de succès : il parut pour lupremiere fois à Leyde en 1692, m-8^. en-suite à lene en 1698, in- 8°. de rechef àLeyde en 1714 , in-# 0 . Sc en allemand avecdes notes, à Hall en 172,8, in-'Á 0 .

Pal syn ( Jean ) Anatomie chirurgicale ,avecjig,

Palfyn, chirurgien juré, anatomiste , SClecteur en Chirurgie de la ville de Gand , ujoint à la description des parties les diver-ses maladies chirurgicales qui peuvent lesattaquer, avec des remarques fur la ma-niéré de traiter ces maladies. Il la publiad'abord en flamand à Leyde en 17x9, in-ifi •ensuite en François à Paris en 1726 , in- 8°.il en parut une troisième édition en 1734-Cest un ouvrage utile, fort au-deslus decelui de Genga , imprimé en latin h Romeen 1686 , in- 8 P .

Paré ( Ambroise ) œuvres , Lyon iéQ »in-jol, avecjig, Uid. 1664, in-fol.

On doit au célébré Paré la restaurationde la Chirurgie dans le royaume. Né à L 3 'val dans le Maine en 15x0,1! vint à Paris»se forma dans les hôpitaux, se perfection-na dans les armées, se fit la plus haute ré-putation , Sc fut successivement premi« rchirurgien de Henri II. de François ILCharles IX. & d'Henri III,