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de cette science sur les maladies extérieures& nullement sur les maladies internes,qui faisoient le partage des Physiciens ouMédecins. La science étoit liée à l’art pardes nœuds qui sembloient indissolubles;le chirurgien savant étoit borné à la culturede son art. La vanité , l’ambition ou l’in-térêt ne pou voient plus le distraire pourtourner ailleurs son application. Toutfembloit prévu ; toute source de désordrefembloit coupée dans fa racine ; mais lasageíïe des loix peut-elle toujours préve-nirles effetsdespaiTions,&les tours qu’ellespeuvent prendre ? Les lettres qui faisoientle partage des Chirurgiens françois sem-bloient mettre un frein éternel aux tenta-tives de leurs adversaires. Mais enfin lesprocès & les guerres outrées qu’ils eurentà soutenir , préparèrent Pavi lisse ment de laChirurgie. La faculté de Médecine.appellales Barbiers pour leur confier les secours dele Chirurgie ministrante ; ensuite elle lesinitia aux fonctions des grandes opérationsde la Chirurgie ; enfin elle parvint h faireunir les Barbiers au corps des Chirurgiens. LaChirurgie ainsi dégradée par son allocutionavec des artisans, fut exposée à tout le méprisqui devoir suivre une aussi indigne alliance:elle fut dépouillée par un arrêt solennel«n 1660 de tous les honneurs littéraires ;& si les lettres nes'exilerent point de la Chi-rurgie, du moins ne parurent-elles y resterque dans la honte & dans ^humiliation.
Par une espece de prodige, malgré leslettres presque éteintes dans le nouveaucorps , la théorie s'y conserva. On en futredevable au précieux reste de l'an ci encorps de la Chirurgie. Ces grands hommes,malgré leur humiliation, malgré la dou-leur de se voir confondus avec de vils arti,fans , espérèrent le rétablissement de leurart. Ils conservèrent le précieux dépôt de ladoctrine, Sc firent tous leurs estons pour letransmettre fidèlement à des successeurs quipourroient un jour voir renaître la Chirur-gie : leur zele n'oublia rien. Parmi cettetroupe d’hommes avec qui ils étoient con-fondus, ils trouvèrent dans quelques-unsdes teintures des lettres, prises dans uneheureuse éducation ; dans d’autres:, destalens marqués pour réparer , dans un âgeavancé, le malheur d'une éducation négli-
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g?e ; & dans tous enfin, le zele le plus vifpour la conservation d’un art qui étoit de-venu le leur.
Ce fut ainsi que la Chirurgie se maintintdans la poslelîìon de la théorie. Ce fut lefruit des sentimens que ces peres de l’art ,restes de l’ancienne Chirurgie, furent ins-pirer h leurs nouveaux associés. Mais cettepossession n'étoit pas une pollelsion d’état rune poíldlion publique autorisée parla loi;c'étoit une poíìélTîon de fait , une posses-sion furtive , qui dès lors ne pouvoir paslong-temps se (outenir. La séparation de lathéorie , d’avec les opérations de l’art ; étoitla fuite infaillible de cet état, & la Chirur-gie se voyoir par-lù sur le penchant de saruine. On sentit même plus que le présagede cette décadence, & l’on ne doit pointen être surpris ; car les dictées tk les lec-tures publiques étant interdites, on n'avoitd’autre moyen que la tradition pour fairepaíTer aux élèves les connoistances de laChirurgie; & l’art dut nécestàirement seressentir de l’insufsisance de cette voie pourtransmettre ses préceptes.
LapertedelaChirurgieétoitdoncasturéer.il ne falloir rien moins pourpréveqir cemalheur, qu’une loi souveraine qui ráppel-lât cet art dans son état primitif L'Etablis-sement de cinq démonstrateurs royaux en17Z4, pour enseigner la théorie & la pra-tique de Part, la fit espérer : bientôt après,elle parut comme prochainement annoncée( en 17} t ) par la formation de Pacadémicroyale de Chirurgie dans le corps de S«Côme ; & ce fut enfin ^impression du pre-mier volume des mémoires de cette nou-velle compagnie, qui amena l’instant favo-rable où il plut au roi de prononcer. Voiciles propres termes de cette loi mémorable »qui non-feulement prévint en France 1 »chute de la Chirurgie , mais qui en assureà jamais la conservation & les progrès, enfermant pour toujours les voies par les-quelles on avoit pensé conduire la Chirur-gie à sa perte.
Après avoir déclaré d'abord que la Chi-rurgie est reconnue pour un art savant »pour une vraie scien-ce qui mérite les dis-tinctions les plus honorables, la loi ajoute:" Qué l’on en trouve la preuve la nioin*„ équivoque dans un grand notpbre d’on*