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Tome septième.
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Tuniversité voudroit en vain dans ce Casopposer aux loix , à Tufage, & à la raison ,son prétendu droit exclusif d’enseigner,puisqu’clle ne peut fe dissimuler que cedroit, qu’elle tient des papes , a donné parnos rois, seuls arbitres du fort des sciences,à différens colleges qui enseignent, horsde Tuniversité, des sciences que l’universitéenseigne elle-même.

Ces contestations, qui furent longues5 c vives , Sc dans le cours desquelles lesdeux principaux partis se livrèrent sansdoute à des procédés peu mesurés , poursoutenir leurs prétentions respectives, fontenfin terminées par un arrêt du conseil d’é-tat du 4 Juillet 1750.Leroi voulant pré-» venir ou faire cesier toutes le nouvelles-- difficultés entre deux professions ( la Mé-» decinç; 5 c la. Chirurgie ) qui ont un si« grand rapport 5 c y faire régner la bon-» ne intelligence-,, qui n’est pas moins né-» celsaire pour leur perfection ôc pour leur» honneur , que pour la conservation de« la santé ôc de la vie des sujets de fa» Majesté , elle a résolu d’expliquer ses in-» tentions fur ce sujet. ». Le roi prescritpar cet arrêt ; 1 °. un cours complet desétudes de toutes les parties de l’art & scien-ce de la Chirurgie , qui sera de trois an-nées consécutives ; 2 0 , que pour rendre lescours plus utiles , aux éleves en l*art 5 cscience de la Chirurgie, 5 c les mettre enétat de joindre la pratique à la théorie, ilsera incelTàmment établi dans le college desaint Corne de Paris, une école pratiqued’Anatomie & d’opérations chirurgicales,où toutes les parties de l’Anatomie ferontdémontrées gratuitement, & où les élevesferont eux-mêmes les. dissections & lesopérations qui leur auront été enseignées;î w . fa Majesté ordonne que les étudiansprendront des inscriptions au commence-ment de chaque année du cours d’étude ,5 C qu ils ne puissent être reçus à la maîtri-se qu’en rapportant des attestations enbonne forme du temps d’études. Le roiréglé par plusieurs articles comment la fa-culté de Médecine fera invitée, par les éle-vés gradués, à l’acte public qu’ils soutien-nent à la fin de la licence , pour leur ré-ception au college de Chirurgie ; 5 c faMajesté veut quelç répondant doaoe.au.

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doyen de la faculté, la qualité d e fecanus-falubernmcesacultatis , &C k chacun des deuxdocteurs assistans, celle de sapienLiJfimusdoclor , suivant Tufage observé dans lesécoles de l’université de Paris. Ces trois-docteurs n’ont que là premiere heure pourfaire des objections au candidat; les trois,autres heures que dure l’acte, font donnéesaux maîtres en Chirurgie , qui ont (euls lavoix délibéra rive pour la réception durépondant.

Par Tarticle xjx. de cet arrêt, fa Majestés’explique fur les droits & prérogatives doncles maîtres en Chirurgie doivent jouir;en conséquence elle ordonna que confor-mément à la déclaration du 15 avril 17-45,ils jouiront des prérogatives ,. honneurs Scdroits attribués aux autres arts libéraux,ensemble des droits 5 c privilèges dont jouis-sent les notables bourgeois de Paris ; & faMajesté par l'article xx. déclare qu’ellen’entend que les titres A’ école Sc de college .; puistent être tirés h conséquence , 5 c quefous prétexte de ces titres les Chirurgienspuissent s’attribiier aucun des droits desmembres 5 c suppôts de l'université deParis..

Cette restriction met le college de Chi-rurgie au même degré où font le collegeroyal 5 c celui de Louisle-Grand. Les Chirur-giens , en vertu de. leur qualité de maîtresen Chirurgie, ne peuvent avoir aucun droità l’impécration des bénéfices, ni aux céré-monies particulières au corps des quatre,facultés ecclésiastiques. Cette restrictionannulle implicitement les lettres-patentesde François I. qui en 1544 accorda au coLlege des Chirurgiens de Paris les mêmesprivilèges que les suppôts , régens , Sc doc-teurs de l’université de cette ville.. Il estvrai que la faculté de Chirurgie ne formajamais , étant de Tordre laïque , civil, 5epurement royal , une. cinquième facultéavec les quatre autres de Tordre apostoli-que. Les anciens Chirurgiens , en 1579 ,avoient cherché à faire une cinquièmefaculté apostolique, ou pareille aux quatreautres facultés de Tuniversité. Pour y par-venir , ils s’adresferent au pape , qui leuraccorda une bulle à cet effet , laquelleoccasionna un procès qui n’a pas été décidéeMais les Chirurgiens actuel} renonçant au**