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Les arboristes chinois font des élogesMagnifiques de l’arbre chi\ les plus modéréslui reconnoissent sept avantages considé-rables ; i°. de vivre un grand nombred’années produisant constamment des fruits;2 -°. de répandre au loin une belle ombre ;3°. de n’avoir point d’oifeaux qui y fassentleurs nids ; 4 0 . d’être exempt de vers & detout autres insectes; 5 0 . d'avoir des feuil-les qui prennent les couleurs les plus agréa-bles , lorfqu'il a été couvert de gelée blan-che ; 6 J . d'engraister la terre avec fes mê-mes feuilles tombées, comme feroit le meil-leur fumier ; 7 e . deproduire de beaux fruitsd’un go ut excellent.
Les Chinois ont coutume de les sécherde la maniéré à peu-près qu’011 scche les fi-gues. Ils choisissent ceux qui font de la plusgroste efpece, & qui n’ont point de pépins ;ou s'ils en ont, ils les tirent proprement :ensuite ils prellènt insensiblement ces fruitsavec la main pour les applatir, & ils lestiennent exposés au soleil & à la rouée.Quand ils font secs, ils les ramassent dansun grand vase jufqu'à ce qu’ils paroissentcouverts d’une efpece de gelée blanche quiest leur suc spiritueux , lequel a pénétré furla surface. Ce suc rend l’ufage de ce fruitsalutaire aux pulmoniques. O11 prendroitces fruits ainsi séchés pour des figues , & ’alors ils font de garde. La meilleure provi-sion qui s’en faste , c'est dans le territoirede Kent-cheou de la province de Chantong.Sans doute que le fruit a dans ce lieu-làplus de corps & de consistance : en effet ,quand il est frais cueilli & dans sa matu-rité, en ouvrant tant soit peu fa peau , onattire & on suce avec les levres toute faPulpe, qui est très-agréable.
Sans examiner quelle confiance méritele récit duP. Dentrecolles, & autres voya-geurs, fur Pexcellencc du chit-Je & de sonfruit ,il ne feroit peut-être pas difficile d’enjuger par nous-mêmes en Europe. L’arbteV croîtroit aisément suivant les apparences,Puifqu’il vient à merveille dans les partiesMéridionalesSc septentrionales de la Chine,dans un pays chaud comme dans un paysfroid -. il ne s'agiroit presque que d’avoirdes pépins , & l'on ne manqueroit pas deMoyens pour y parvenir. On n’est souventk"vé des choses, que faute de s’être donné
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dans l'occasion quelques foins pour fe lesprocurer. Article de M. le Chevalier deJaucourt.
Chivas , ( Géog. ) ville d'Efpagne auroyaume de Valence.
* CHIUS , f. m. ( Hst. anc. ) un des jetsdes dés. Quelques auteurs opinent que c e-toient les trois trois ; d'autres les troisunités.
CHIUSI, (Géog.) petite ville d’Italie augrand duché de Toscane , dans le vien-nois. Lotis;. 2.9. Z0. lat. 4 ?.
CHIUTAY, ( Géog. ) ville considérablede la Turquie en Asie , capitale de la Na-tolie , fur la riviere d’Ayala, Long. 47. 22»ht. 35. 42.
CHIZÉ , ( Géog. ) petite ville de Franceen Poitou.
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CHLAMYDE , f. f. ( Hist. anc. ) vête-ment militaire des anciens , qui fe por-toit fur la tunique. Voye^ Tunique.
La chlamyde étoit en temps de guerre cequ’étoit la toga en temps de paix, Si Tune& Pautre ne convenoienc qu’aux prati-ciens. Foye^ToGA. Elle necouvroit pas toutle corps , mais principalement les partiespostérieures , quoiqu’elle enveloppât lesépaules, & qu’elle fíìt attachée avec uneboucle fur la poitrine. H y avoir quatre oucinq efpeces de chlatnydes, celle des enfans,celle des femmes, & celle des hommes ; &parmi les chlamydes des hommes, on distin-guos celle du peuple & celle de 1 empereur.C'est ce que nous appelions un manteau ouune casaque, & plus proprement encoreune cotte d’armes. Foyer Cotte d’armes.(G)
* CHLANIDION , f. m. ( Hist. anc. )efpece de manteau à l’ufage des femmesgrecques, qui sappelloit aussi hymation. Ilparoît par celui qu'on voit à la femme dePruiias préfet de l’île de Co ( antiq. expliq. >qu'il ne descendoit pas jufqu'aux talons. Lechhnidion étoit aussi partie de l’habillcmentdes Babyloniens ; il fc mettoit fur la der-niere tunique , enveloppoit les épaules »mais 11e descendoit pas si bas aux Babylo-niens qu’aux femmes grecques, Voyc^CutAWS,