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Tome septième.
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repoler le chœur , devinrent eux-mêmes lapartie principale du poème dramatique ,dont à l'on tour le chœur ne fut plus quel’acceíïoire ; mais ces chants qui étoientau-paravant pris de sujets diftérens du récit,y furent ramenés ; ce qui contribua beau-coup à l’unité du spectacle.

Le chœur devint même partie intéresséedans faction, quoique d’une maniéré pluséloignée que les personnages qui y con-couroient : ils rendoient la tragédie plusrégulière & plus variée ; plus régulière, ence que chez les anciens le lieu de la sccneétoit toujours le devant d’un temple, d’unpalais, ou quelqu’autre endroit public :òc faction fe partant entre les premierespersonnes de f état, la vraisemblance exi-geoit qu’elle eut beaucoup de témoins ,qu’elle intéreflàt tout un peuple , Sc cestémoins formoient le chœur. De plus, iln’est pas naturel que des gens intéressés àfaction , & qui en attendent fissue avecimpatience, restent toujours fans rien dire :la raison veut au contraire qu’ils s’entre-tiennent de ce qui vient de se partêr, dece qu’ils ont à craindre ou à espérer ,lorsque les principaux personnages en ces-sant d’agir leur en donnent le loisir ; &c’est aurtsi ce qui faisoit la matière deschants du chœur. Ils contribuoienr encoreà la variété du spectacle par la musique Lcf harmonie, par les danses, &c. ils en aug-mentoient la pompe par le nombre desacteurs , la magnificence & la diversité deleurs habits, & futilité par les instructionsqu’ils donnoient aux spectateurs ; usageauquel ils étoient particulièrement destinés,comme le remarque Horace dans son artpoétique.

Le chœur ainsi incorporé à faction , par-loir quelquefois dans les scenes par la bou-che de son chef, qu’on appeloit choryphée:dans les interraedes il donuoít le ton aureste du chœur , qui remplislòit par seschants tout le temps que les acteurs n’é-toient point fur la ícene ; ce qui augmen-roit la vraisemblance & la continuité defaction. Outre ces chants qui marquoientla division des actes , les personnages dusJiœur accompagnoient quelquefois- lesplaintes (c les regrets des acteurs fur des jactidens. funestes arrivés- tans le. çoqr$ ;

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d’un acte ; rapport fondé fur f intcrcr qu’uf*peuple prend ou doit prendre aux malheurs-de son prince. Par ce moyen le théâtre nsdemeuroit jamais vuide , & le chœur ifypouvoit être regardé comme un personnage'inutile.

On regarde comme une saute dans quel-ques pieces d’Euripide, de ce que les chantsdu chœur font entièrement détachés de fac-tion , comme isolés, & ne nairtent pointdu fond du sujet. D’autres poètes , pours’épargner la peine de composer des chœurs,6c de les assortir aux principaux événemens-de la piece , se sont contentés d’y insérerdes odes morales qui n’y avoient point derapport ; toutes choses contraires au but 6cà la fonction des chœurs : tels font ceu;iqu’oa trouve dans les pieces de nos ancienstragiques , Garnier, Jodelle , &c. qui parces tirades de sentences qui prétendoientrimiter les Grecs, fans faire attention queceux-ci n'avoient pas uniquement imaginéle chœur pour débiter froidement des sen-tences.

Dans la tragédie moderne on a suppriméles chœurs , si nous en exceptons YAthalìe 6CYEJìher de Racine : les violons y suppléent.M. Dacier blâme ce dernier usage, qui ôteà la tragédie une partie de son lustre : iltrouve ridicule que faction tragique soircoupée 6c suspendue par des sonates de mu-sique instrumentale ; & que les spectateursqui font supposés émus par la repréíènta-tion , tombent dans un calme soudain , 6C'fartent diversion avec fagitation que la-piece leur a laissée dans lame , pour s’amu-scr d’une gavotte. Il croît que lc rétablisse-ment des chœurs seroit nécessaire, non-seu-lement pour fembellissement& la régularitédu spectacle , mais encore parce qu’une deses plus utiles fonctions chez les anciensétoit de rectifier , par des réflexions qui res-piroient la sagesse & la vertu , ce que f em-portement des partions arra choir aux acteursde trop fort ou de moins exact; ce qui seroit'artez souvent néccllàire parmi les moder-nes. (G)

Let principales raisons qu’on app ortc; _pour justifier la suppression des chœurs, so^íque bien des choies doivent se dire & * cpalier en secret, qui forment les scenes \&'plu^belles & les plus touchantes, dont oìp