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Tome huitième.
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ne dit pas un mot des précédais ; maisn'importe , Borrichius a pour lui Diodo-re de Sicile Sc Psellus. On croit , ditDiodore de Sicile, que pendant les cinqans que Démccritc passa en Egypte, ily profita beaucoup dans l’Astrologie. Hicne ailucìnemur , dit Borrichius , à pro-pos de ce passage , intuendum Astrologiamjeun olim duplicem juistz superiorem illamex Jîellarum ccclejhufn deportatis in terrasraiììs pensant ; inferivrem autem ex lucen-tibus illis magnas matris télluris fydzribus ,hoc ejl , Jplendidis metaílorum glebis deri-vatam. Et hoc ejl quod modo ex Pfello^ ob-

Jervatum nobis , Dcmocrituni fcripfijje de

tìnclura sclis 6’ lunce , ìd ejl , ut exprej-Jìori tiomert elatum reddam de fubtili co-loratoque ex auro argentoque liquore. Et ,pour achever ce tableau de la logique deBorrichius Sc des littérateurs, il déduit de-là 1 ancienneté de l’ufagedes mêmes nomspour les planètes & pour les métaux ; in-duction au secours de laquelle il appelleSc les mystères de Mitra , rapportés parCelí'e chez Origene, & Philostrate , quiraconte qssiAppollonius de Thiane ayantphilosophé secrètement avec le BrachmanelarchaS , en reçut en présent sept anneaux,jîellarum sep t c m nominibus insignitos , qu’ll

mettoit à ses doigts selon les jours de lasemaine, & que Borrichius assure , de sonchef, avoir été faits de divers métaux, quiportent aujourd’hui les noms de planè-tes ; & Platon 8c Manilius , &c.

Borrichius finit cette discussion fur laChymie des anciens Grecs par un aveu quin’est point du tout à fa maniéré, & qui luia échappé je ne fais comment. Il croie queles anciens Grecs ne s’entendoient pas eux-mêmes, & qu’ayant pris à la Lettre ce queles Egyptiens leur avoient délivré furie tond’oracle , ils l’avoient répandu fans y riençomprendre ; il lui paroît que ces Grecslibûjfe tantàm artem chymicam , non haufijfe,u paucijfi.tnos excipias ; sed quantum in praxichômiez f oseceritjive Democrítusjivc Ho-mes us, five Pitagoras,five Pindarus,five dé-ni que primus OrpheuSy non difputabimus, con-senti in feriptis eorumdem manifesta (ce mani-festa est admirabile)C%mm? fpeclare vestigiaIpjìsforfan autoribus qux ab 'JEgyptiis au-dierant non fatis quandoque ititelleati, 11 ne

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feroit pas impossible absolument que Bor-richius n'eûc raison ; le soupçon du mer-veilleux fussisoit pour déterminer les poè-tes grecs à orner leurs compositions deslogogryphes égyptiens : ce gaìimathias unefois introduit dans la poésie s’y est perpé-tué; telle est peut-être Porigine du rameaudsor de Virgile qui a Pair très-chymique ,qui est chanté d’un ton très-chymique,mais où le poète rfa apparemment rienentendu de tout ce que les Borrichius yvoienr.

Au reste, ces oracles chymiques de l’E-gypte , transmis jufqu’à nous de poètesen poètes , ne forment pas une traditionastez sure pour prouver seulement que lachymie existât en Egypte au temps où Dio-dore de Sicile , Sc tous ces Grecs dont ontrouve le catalogue dans Diodore de Sici-le, y voyagèrent. Ni cet historien , niDiolcoride ion contemporain, Sc médecinde la fameuse Cléopâtre, n'ont rien dit dcrelatif à cet art. Si d'un côté la dissolutionastez prompte d’une perle considérable nepouvant s'exécuter (ans un menitrue doncla préparation semble íuppofer des con-noiílances de Chymie pratique , puisque levinaigre n’opere point cette dissolution ;si cette dissolution , dis - je , íuppoféevraie , prouve dans Cléopâtre ou dans sonmédecin, quelque progrès dans l'art: d’unautre côté , il est difficile de comprendrecomment les Romains fe sont rendus maî-tres de ces contrées, Sc comment les Grecsy onr voyagé devant Sc après cette con-quête , fans rien rapporter de cet art , 8cqu'ils aient même ignoré qu'il y existât.Nous pourrions conclure de-là que laChymie n'étoit pas encore en Egypte ; maisnous lassions ce point indécis. Pour enGrece, c'est un fait démontré ; car il n'enparoît pas l'ombre dans les anciens au-teurs , soit médecins , soit pharmacologif-tes , tels que Théophraste , Diolcoride,Galien , ni dans ceux du moyen âge quenous appelions ÎA.edicince principes. Com-ment un art qui promenoir tout en naissantde dévoiler aux hommes les scerets les pluscaches de la nature, auroit-il pu exister àriníu des philosophes ? Comment n'est-ilpas arrive alors ce qui est de tous les temps.Sc ce qui fe remarque si sensiblement àì