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Tome huitième.
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d’un grand nombre de fibres droites ; ils for-ment, en s’approchant, un angle aigu furles revers de k piece triangulaire dont il adéja été fait mention. Ces muscles aboutis-sent aux organes qui produisent le bruit dela cigale ; ils font situés dans deux réduitsdont les deux orifices communiquent dechaque côté dans la grande cavité où fontles miroirs. On trouve dans chacun de cesréduits une membrane plissée raboteuse, &contournée en forme de timbale. Elles fontplacées de chaque côté, fousune partie trian-gulaire du premier anneau- de la cigale , quiest: plus élevée qu e le reste ; fi on enleve cettepartie, on met la membrane à découvert.Des qu on la touche elle résonne comme unparchemin sec , êc meme comme une mem-brane , encore plus sonore ; celle dont il s ’a-gic rend des sons, lorfqu’apres avoir été en-foncée dans quelques endroits elle le relevepar son ressort. Les muscles dont on vient deparler aboutissent à la surface concave de cesmembranes , & en latrirant en dedans parleur contraction , ils la mettent en état der ,j ° nne r , lorfqu’elles sc rétabli lient par leurincite , en même temps que le muscle serelâche. Ce son passe au dehors par les ori-fices de deux réduits qui communiquent dansp grande cavité , & peut être modifié parjes volets écailleux , les miroirs, & toutesses différentes parties qui se trouvent dansses cavités. Les cigales de la petite efpece &de l’efpece moyenne ont à peu près lesmêmes organes & font presque le même bruit.

Le dernier anneau du corps des cigalesfemelles est plus allongé que dans les mâles,& il renferme une partie à laquelle on a don-né le nom de tarière , parce que les cigaless’en servent pour faire des trous dans de pe-tits morceaux de bois où elles déposent leursœufs. Les mâles n’ont pas cette tariere , quiest fort apparente dans les femelles , puif-qu’elle a environ cinq lignes de longueurdans celles de la grande efpece. Elle est ren-fermée dans un étui dont on peut la fairesortir en comprimant légèrement le ventrede fin secte ; elle est à peu près de mêmerosseur fur toute fa longueur, & terminéeson extrémité par une pointe angulaire quiressemble à un fer de pique dont les bords. roient dentelés. La substance de cette par-tie est de la nature de l’écaille ou de la corne,Tome VIII.

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aussi solide & aussi dure qu'aucune autrequi se trouve dans les infectes. En f exami-nant de près on reconnoît qu’elle est com-posée de trois parties , c’est pourquoi on a,été tenté de changer le nom de tariere que.l’on avoit donné à cette partie, & on amieux aimé dire quelle est composée dedeux limes & d’un support , limes ou tariere ,réimporte du nom. La partie dont il s’agit estcomposée de trois pieces ; dont deux fontposées à côté de la troisième , & font engre-nées en façon de coulisse avec cette piecedu milieu , de maniéré qu’elles glissent toutle long fans s’en écarter, &: elfes peuventêtre mues alternativement ; par ce moyen ,les deux rangs de dents qui font fur ses bordsde la pointe angulaire, dont nous avonsdéja parlé , avancent & reculent , parcequ’ils tiennent à chacune des pieces des cô-tés. Ce qui cause ce déplacement , c’estqu’elles sonr repliées en dehors & en avantP a í. p t extrémité antérieure , relativementa 1 miecte. Des muselés , en augmentant ouen diminuant cette courbure par leur con-rrâótion ou leur rciacHernent, font gliíler enavant ou en arriéré la piece latérale , &c parconséquent mettent en jeu ses dents qui fontà chaque côté de la pointe , qui est faite enforme de fer de lance , & composée de troispieces. Les dents font posées obliquement,& -dirigées du côté de la pointe du fer delance , de sorte quselles déchirent ce qui leurfait obstacle , dans leur mouvement, lors-que la cigale se sert de cette partie pourfaire des trous dans le bois où elle déposeses œufs.

Les cigales femelles sont toujours ces trousdans de très-petites branches de bois qui estsec & qui a de la moelle. On les reconnoîtpar des fibres qui ont été soulevées à l’en-droit de ces trous ; ils font rangés par filesaster régulièrement pour l’ordinaire ; ils ontchacun trois lignes & demie ou quatre lignesde longueur. Ses trous peuvent contenir huità dix œufs, & il y en a au moins quatre oucinq dans chacun; ils sont blancs, oblongs,ìk pointus par les deux bouts. La ponte estfort abondante , puifqu’on a compté jufqu’àsept cens œufs dans les ovaires. Il fort dechaque œuf un ver blanc qui a six longuesjambes , & qui ressemble en quelque façonà une puce pour la figure. Lorsqu ils ont