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employa aux murs de Babylone. Voyc{Bitume.
Un mélange de quantités égales de verreen poudre, de sel marin ôc de limaille de fer ,mêlés Ôc fermentes ensemble, fournit le meil-leur ciment que son connoiffe. M. Perraultallure que du jus d’ailest un excellent cimentpour recoller des verres ôc de la porcelainecaflée.
En terme, d ’ nrchitcciurc , on entend par-ticulièrement par ciment , une forte de mor-tier liant, qu’on emploie à unir ensembledes briques ou des pierres pour fairequelques moulures ou pour faire un blocde briques, pour des cordons ôc des cha-piteaux , ô’c.
Il y en a de deux fortes; le chaud quiest le plus commun ; il est fait de refine ,de cire , de brique broyée, & de chaux,bouillies ensemble. Il faut mettre au feules briques qu on veut cimenter ôc les ap-pliquer toutes rougesl une contre 1 autre avecdu ciment entre deux.
On fait moins d’ufage du ciment froid ;U est composé de fromage, de lait, de chauxvive & de blanc d’œuf.
En 1774, il parut un mémoire fur sartde bâtir, imprimé par ordre du gouverne-.ment ; il annonçoìt une découverte inté-ressante , qui frappa tous les esprits : effec-tivement , le Sr. Loriot qui en est sauteur,sembloit avoir deviné ôc démontré le pro-cédé simple qu’on t employé les Romainsdans des construisons qui attestent encorepar leur durée, la parfaite composition descimens qu’ils y employoient.
Les expériences faites par sauteur ôc rap-pellees dans íòn mémoire , fembloient jus-tifier complètement la vérité de son afler-tion. Un grand nombre ne douta plus ,que le nouveau ciment ou mortier n’eûttoutes les qualités énoncées , ôc que le nou-veau ciment ne fit époque dans la pratiquede l’architecture , fur-tout par la facilité dele composer ôc de semployer.
En effet, tout consiste à introduire dansk mortier ordinaire, lorfqu’il est prêt à êtreemployé, une certaine portion de chaux-vive , mise en poudre , délayée ôc amal-gamée par un mouvement assez promptpour avoir le temps de le saisir ôc de lemettre en usage, car 1 introduction de la
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chaux-vive se sature rapidement de touteseau du mélange , en sorte que le nouveaumortier exige seulement dans son emploitoutes les précautions qu’il faut prendre danscelui des gispes ou des plâtres.
La quantité de chaux-vive à introduire,doit être suivant les observations, ôc suivantles degrés de force de la chaux, à peu prèsd’un quart en fus des matières seches em-ployées dans la chaux, éteinte d’abord dansseau : les matières seches ne font autrechose que le sable, la brique pilée, le mâche-fer , ùc . en général tous les corpsintermédiai-res employés dans le mortier ordinaire.
Un procédé aussi simple étoit aisé à essayer ;aussi une foule d’expériences faites par lesgens de fart, suivirent immédiatement la pu-blication du mémoire ; on attendit pour pro-noncer , que quelques saisons, ôc l’hiver sur-tout , eussent éprouvé les différeras emploisqu’on en avoit faits. La qualité supérieurepromise par le mémoire, ôc sans doute laplus intéressante, étoit la résistance aux gelées;mais il fallut renoncer à ce précieux avantage,fur-tout pour les enduits dont l’usage pro-mettoit de si grandes commodités ; tous setrouvèrent altérés, décomposés, feuilletés ousoufflés par faction du dégel : le décou-ragement a nécessairement été une fuite dece malheureux résultat; mais on a peut-êtreconclu trop rapidement que la découverteétoit nulle ôc fans usage.
Elle en a un au moins démontré par l’ex-périence, ôc dont l’emploi habituel peut êtrede la plus grande utilité dans des cas aílèzmultipliés.
Toutes les fois que le ciment fera bien faitôc employé à l’abri de l’esset des gelées, onpeut s’attendre qu’il devient impénétrable àseau, lorsqu’on aura eu soin de serrer ôc po-lir fa surface avec assez d’exactitude dans lespremiers momens de semploi. Les plafondsdes bassins, les parois des citernes ôc des ré-servoirs , la surface des murs intérieurs ados-sés contre des terres, celle de ceux des cavesqui infiltreroient des eaux incommodes oumal-saines, si toutes ces parties font endui-tes d’une couche du nouveau ciment , seule-ment de plusieurs lignes, on doit en attendrele plus grand siiccès.
Il peut aussi dans les pays qui manquentde plâtre, le remplacer avantageusement par