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& enfin dans toute l'étendue du corps, d’oùil revient ensuite au cœur.
Quant à la maniéré dont le sang paflè desartères dans les veines pour pouvoir revenirau cœur , il y a là-deflus deux sentimens.
Suivant le premier, les veines & les artè-res sont supposées s’ouvrir les unes dans lesautres , ou être continues au moyen d'anattomoíesouinosculations de leurs extrémités.^jyeç Anastomose.
L’autre suppose que les dernieres artèrescapillaires déposent le sang dans les pores dela substance de leur partie , où une portions’emploie à leur nourriture,& le reste est reçudans les bouches des veines capillaires.
On doitreconnoîrre que le pallagedu sangdes artères capillaires dans les veines capil-laires , se fait de l’une & l’autre de ces deuxmaniérés : en effet on voitdans quelques-unsdes grands vaisseaux des anastomoses dont°n ne íauroit douter, par exemple , cellede l’artere de la rate avec la veine du memeviscère ; ce qui a fait conclure à plulieursauteurs que la même structure avoir lieu dansde plus petits vaisteaux, même dans les pluspetits filets des extrémités du corps, où ce-pendant l’œil ne le découvre point.
La seconde opinion est fondée sur ce quefi une portion du sang ne fe perdoit pas dansla substance des parties, ces parties ne pour-mient pas s’en nourrir ; car tant que le sangest dans les vaisteaux , il porte à la vérité dela chaleur dans les parties où ces vaisseauxpastènt, mais non la nourriture ; les vais-seaux eux-mêmes ne tirant pas leur nourri-ture du sang qui passe dans leur cavité, maisdes vaisseaux qui composent leur propresubstance.
Leuwenhoek sembloit avoir mis cette opi-ni °u hors de doute au moyen de ses microf-c .°P es , qui lui ont découvert des inoscula-tionsou des continuations des extrémités desveines & des artères dans les poissons, danstes grenouilles, mais il y a des auteursS ui doutent toujours qu'il y ait une pareilletuofculation entre les extrémités des veines& des artères du corps humain, Sc de ceuxquadrupèdes ; les animaux où on l’ajus-ssu J ci observée étant ou des poissons ou desanimaux amphibies, qui n'ont qu’un ven-
fïoid^ ' nS - e cocur - & dont le sang est5 2 quoi il f a ut ajouter que dans cette
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espèce d’anîmaux le sang ne peut circuleravec la même rapidité que dans ceux qui ontdeux ventricules.
Cette différence dans les organes de la.circulation a donné occasion à M. Couperde faire des expériences fur d’autres ani-maux , dont les parties ont la même struc-ture que celles de l’homme : il a vu damì’omentum d’un chat le sang fe mouvoir vive-ment à travers les inoículations, Sc il a trou-vé la même choie dans Xomentum , Sc mieuxencore dans le mésentère d’un chien. Il ajouteque la diminution des diamètres des extré-mités des vaisteaux ne fuit pas Jes mêmes pro-portions dans différons animaux.
Il a souvent observé dans la queue d’untêtard , entre les veines & les artères , plu-sieurs communications , à travers chacunedesquelles deux globules pouvoient palier defront. Dans de jeunes poissons , & en par-ticulier dans les petites anguilles , la branchecommunicante est si petite, qu’un globulede sang y peut à peine palier en une secondede temps.
Il resteroit ici bien des questions à exa-miner fur les valvules des veines, la distri-bution des vaisseaux lymphatiques, lavîteslèdu sang, sa circulation dans le foie & dansquelques autres viscères ; mais nous ren-voyons tour cela aux mots V eine , Ailtere ,Sang , Foie , ùc.
Les parties qui fervent à la circulation 11efont pas tout-à-fait les mêmes dans le fœtusque celles que nous venons de décrire ; lacloison qui sépare les deux oreillettes du cœurest percée d’un trou qu’on appelle le trouovale ; le tronc de 1 artère pulmonaire , peuaprès qu’elle est sortie du cœur , jette dansl’aorte descendante un canal que lson appellecanal de communication ; le fœtus étant né ,le trou ovale se ferme peu à peu, & lecanal de communication se desteche, &devient un simple ligament. Voyt[ Trouovale , &c.
Ce méchanisme une fois connu, il est aiséd’en appercevoir les usages ; car tandis quele fœtus est enfermé dans le sein de íà mere,ses poumons ne peuvent s’enfler Sc fe désen-fler comme ils feront après fa naissance, Scaprès l’entrée libre de l’air : ils demeurentdonc presque assailles Sc fans mouvement ;car leurs va fléaux sont comme replies e»