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Tome huitième.
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20$ C ■ & A:

attribuer les clairières : alors le mieux est' dy |<planter de distance en distance, & fans ordre, <des bouleaux, marsaux, ou joncs marins, <qui, par lçur ombre, favoriseront l'accrois- 1íement des chênes ou des châtaigniers dont <on aura répandu la graine.,

Un autre moyen est d'en interdire Pentréeau bétail : car il s eleve dans les clairières,d'un bois même désensable, de .jeunes arbresde semence , qui, par la fuite, rempliroientle vague; ctcçs petits arbres encore tendres,ne font que trop aisément foulés ou broutespar le bétail, qui fait que les clairières sub-sistent fans pouvoir fe repeupler.

On peut encore observer que les bali-veaux qu'on a laissé parvenir à une grosseur,suffisante pour former de grosss pieces decharpente, font périr autour cheux beau-coup de souches; enforte que ces gros bali-veaux étant abattus, il ne reste plus au mi-lieu d’une gtande clairière qu'unegioss sou-che usée , qui ne peut donner que de très-íoibles productions,. Consultez, Y article B A-

ÍUVEATJ. ( + ).

CLAIRIERES , f f. f Jurifpr.- ) terme«seaux & forêts qui signifie les endroits desforêts qui lonr dégarnis de bois , ou. danslesquels il est peu, touffij. L'ordonnance deseaux & forêts ordonne le repeuplement desplaces vuides ou clairières ,qui fe trouventdans les forêts du roi. C si)

CLAIR-OBSCUPv,, si. m./ Peinture.)Rien ne peut donner une idée plus nette duclair-obscur que ce qistn dix M. de Piles.

En peinture , la connoisiance de la lu-mière , par rapport à,la distribution qusonen doit faire fur les objets., est une des plusimportantes parties ct- des plus t ssentielles à.cet art. Elle contient deux choses, .Pin ci-.,dence des lumières & des ombres particu-lières , ct llntelligence des lumières en gé-néral, que Pon appelle ordinairement leclair-objeur.

Par 1 incidence de la lumière, il faut en-tendre, la conno.ssance de sombre que doitfare ct porter un corps situé fur un tel plan,& exposé à une lumière donnée ; connors-sance qui sbequiert par celle de k perspec-tive , dont les démonstrations nécessitent lepeintre à lui obéir.. Par Pincidence des lu.mitres Pón entend donc les lumières ct lesombres qui appartiennent LUX enjets paru-

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euliérs ; & par le mot de clair-obfiur, I'ártde distribuer avantageusement les lumières& les ombres qui doivent fe trouver dans untableau , tant pour le repos ct la satisfactiondes yeux , que pour Peffetdu tout ensemble.

L'incidence des lumières, ainsi qu'on Padit, force le peintre à suivre les loix de laperspective , au lieu que le clair-obfcur dé-pend absolument de imagination du pein-tre ; car celui qui choisir les objets est maî-tre de les disposer de msniere à recevoir leslumières ct les ombres telles qssil les désiréaaos ion tableau, & d'y introduire les acci-dens & lés couleurs dont il pourra tirer de ■

1 avantage. Enfin comme lés lumières ct les-ombres particulières font comprises dans leslumières & les ombres générales, il faut re-garder le clair-obfcur comme un--tout,, ct.Pincidence de la lumière comme une partieque le clair-obfcur suppose...

On désigne par le mot clair , non-íèuîe--ment ce qui est exposé fous une lumière di-recte , mais aussi: toutes les couleurs qui fourlumineuses de leur nature ; & par le motobscur., non-seulement il faut entendre tou-tes les ombres causées directement par l'in-cidence & par la privation de la lumière ,mais -encore toutes les couleurs qui font na-turellement brunes-; enforte que fous i ex>position de la lumière même elles conservent1 obscurité-, ct soient capables de groupperavec les ombfes des autres objets. Tels sont,par exemple , un velours chargé, une étoffébrune , un cheval noir , des armures polies,& d'autres chofés semblables, qui conser-vent'-leur obscurité naturelle ou apparente ,,à quelque lumière qu'on les expose. .

, ll faut encore observer que le clair-.obscur :qui renferme & suppose Pincidence de la -lumière, ct de. sombre , comme le tout ren-ferme sa partie , regarde cette même partied'une maniéré qui lui est particuliers ,. en.ce que le clair-okfiur ajoute à la précision de ■cette partie , sart de rendre les objets plus: de relief, plus vrais & plus sensibles. Mais-■ quoique le clair-obfcur -Comprenne la scien-ce de distribuer toutes les lumières 8e toutes-. les ombres, il s'entend.plus particulièrement

- des grandes lumières & des grandes ombres,

’ ruasses avec une industrie qui en cachej 1 artifice. Trois moyens conduisent à la pra*-

- tique du clair-obfcur ..,