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Tome huitième.
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On remarque qu en tout pays le nombre* 'des poëtes claffiques l’a emporté fur celui desbons prosateurs ; la raison en est aisée à trou-ver : le sentiment & Imagination se déve-loppent long-temps avant ^entendement &l’eíprit d’observation. Ainst ces premieresfacultés se perfectionnent plutôt chez unenation que les talens qui supposent la perfec-tion du jugement. De-là vient , commeCicéron sa dé j a observé , qu’il est plus ailede trouver un grand poète qu’un grand ora-teur. Multo tamen paucìores oratores quampo'êtce boni reperientur. De oral. lìb, I. ( Cetarticle efl tiré de la Théorie générale des beaux-arts de M. SUZZER.)

En latin sadjectif clajsicus n'a pas la mêmevaleur ou acception qu’il a en françois.

r°. Clajsicìis se dit de ce qui concerne lesflottes ou armées navales, comme dans cevers de Properce :

Aut cancrcm Siculae clajfica Idla fuges.

L. II, élég. I, v. 2,8.

Clajfica corona , la couronne navale qui sedonnoit à ceux qui avoient remporté la vic-toire dans un combat naval. ClaJJici , dansQuinte-Curce, 4, 3, z S, signifie les matelots.

i°. Clastici cives étoient les citoyens de lapremiere dalle ; car il faut observer que leroi Servius avoir partagé tous les citoyensromains en cinq classes. Ceux qui, selondévaluation qu’on en fait , avoient milledeux cens cinquante livres de revenu,au moins, ou qui en avoient davantage ;ceux-la , dis-je , croient appelles classiques.Classai dicebantur primas tantum classis homi-nes , qui centum & viginti quinque milita ceris ,amplius-ve , cens erant. Aul. Gell. 7 , 13.ClaJJki tcjîcs , le diíoit des témoins irrépro- jchables , pris de quelque classe de citoyens. ‘ClaJJici tcjîes , dit Festus , dicebantur qui Jìg-tiandis testamentis adhibebantur. Et Scaligerajoute : qui enim cives romani erant, ornninoin aliqua classe censebantur ; qui non habebantclajsem , nec cives romani erant.

C est de-là que dans Aulugdle, 19,8,autores clajjici rie veut pas dire les auteursclajfiques,dans 1- r eî ? s c I ue nous donnonsparminous à ce mot ; mats autores clajficì signifie lesauteurs du premierorcirc yscriptoresprimes notee& prœ(ìatiti(smi , tels que Cicéron, Virgile,Horape , &c, (F)

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On peut dans ce dernier sens donner lsnom di auteurs classiques françois , aux bonsauteurs du lìecle de Louis XIV, & de celui-ci ; maison doit plus particulièrement ap-pliquer le nom de classiques aux auteurs quiont écrit tout à la fois élégamment 8 c cor-rectement , tels que Ddpréaux, Racine, &c.

Il íeroit à souhaiter , comme le remarqueM. de Voltaire, que sacadémie françoiícdonnât une édition correcte des auteurs clas-siques avec des remarques de Grammaire.

C L ATHROISD ASTRUM , f. m. (Hist.nat. bot. ) genre de plante diffèrent du cìa-throïdes , non-seulement parce que íbn en-veloppe est très-peu apparente 8 c a peu deconsistance, mais encore parce que fa tigele traveríe dans toute fa longueur de basen haut. Micheli, nova pi. gen. Voye\_ Plan-te. ( I)

CLATHROIDES , f. m. (Hist. nat , bot.)genre de plante dont les individus font rondsou en forme de poire, avant qu’ils sortentde leur enveloppe ; mais dès qu ils en fontdehors, ils deviennent elliptiques. Le cla-throïdes n’est pas creux comme le clathrus »mais il est composé d’un tissu fort fin , &disposé en forme de filet. Ce tissu renfermedans les espaces vuides des tas de semencesrondes 8c feches. Micheli , nova pi. gen.Voyei Plante. ( 1)

CLATHRUS , f, m. ( Hist. nat. bot, )genre de plantes dont les individus font defigure arrondie, ou en forme de poire creusecomme une bourse, & ouvert en plusieursendroits comme une grille. Avant que leclathrus forte de son enveloppe , il se formedans son intérieur une masse composée enpartie d’une sorte de glu fort pure , & enpartie d’ane matière grise semblable à de lafarine , un peu détrempée & fortementbattue. Cette masse contient des semencestrès-petites , & dès que le clathrus fort deíbn enveloppe & s’épanouit, elle se réíouten une liqueur fort puante , qui découlegoutte à goutte. Micheli, nov. pi. gen. Voye1Pla.nte. ( I)

GLATIR , V. n. ( Chasse. ) Il exprimele cri du chien, lorsque cet animal le redou-ble , 8c semble avertir le chasseur que legibier qu’il presse à la piste n’est pas éloigné.

* CLATRA , f. f. ( Mythol. ) étoit,

. selon quelques- uns , la déesse des grilles ÔC