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Tome huitième.
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CLOCHEPIÉ , s. f. (Manusacl. en soie.)©rgancin à trois brins, dont deux font d’a-bord moulinés ensemble , puis une secondefois avec un troisième brin. Voye ç les dicl.du Comm. de Trév. Disk. & l'article Soie.

CLOCHER., f. m. (Archit.) est un ou-vrage d’architecture quon éleve ordinaire-ment au-dessus de la partie occidentale d’uneéglise , pour y placer les cloches. La formedes clochers leur donne différons noms. Ceuxqui s'éleveur en diminuant, comme un cône,fie dont le plan est circulaire, s appellent ai-guilles : ceux dont le plan est de forme qua-drangulaire , pentagonale ou exagonale , fiequi diminuent toujours de leur diamètre enapprochant de leur sommet, se nommentpyramides. Dans les uns fie les autres on pra-tique des ouvertures ; ces ouvertures lontgarnies d’abavants, qui ne font autre choseque des châssis de charpente inclinés, cou-verts d’ardosse, qui fervent à renvoyer leson des cloches en contre-bas.

On appelle clocher dc fond, une tour quiprend naissance du fol du pavé fie s’élcve detoute la hauteur de Régisse, comme cellesde saint Eustache, de saint Sulpice, ùc.Quelquefois ces tours, le plus ordinairementquarrées parleur plan, sont terminées par desaiguilles ou fléchés, comme celle du portailde Rheims, ou par un petit comble, commecelle de saint Jean en grevé, ou enfin en plate-forme, comme celle de Notre-Dame à Paris.

Masius , dans son traité des cloches , re- ■marque que le clocher de Pise est le plus sin-gulier qui soit au monde ; il penche, dit-il,tout d un côté, fie paroît toujours prêt à tom-ber : cependant il assure que cette dispositionextraordinaire n est point fesse t d’un trem-blement de terre, comme quelques-uns se lesont imaginé ; mais que ç’a été Rintentionde Rarchitefite qui l’a élevé, ainsi quon levoit évidemment par les planchers, les por-tes & les croisées , qui toutes sont poséesde niveau malgré cette inclinaison. (P)

Clocher , (Jurifprud.) En parlant dudroit des curés par rapport à la dîme, on dit

communément que leur clocher est leur titre ;ee qui s'entend de leur qualité de curé, donth clocher matériel n est quun attribut exté-

Quand le clocher d une église paroissialeest entièrement posé sor k choeur d une eghle

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paroissiale, ìl doit être réparé par les grosdécimateurs ; mais s’il est bâti fur k nef ou àcote , il est à la charge des habitans.

S’il est posé entre le chœur fie la nef, iídoit être entretenu par moitié entre les grosdécimateurs & les habitans.

Les cloches sont toujours à la charge deshabitans, Vtye^ ci-devant Cloches,

Ledit de 1695 concernant la jurisdiétionecclésiastique , ne parle point des clochers.L usage que 1 on obierve à cet égard, isestfondé que sur la jurisprudence.

Quand les clochers sont construits avec desfléchés de pierre, fie qu’ils font d’une tropgrande élévation , on permet quelquefoisaux gros décimateurs fie habitans d’en dimi-nuer la hauteur aurant que cela lé peur, fied’y faire construire des fléchés de charpente,couvertes d’ardoise ou de plomb , au lieude fléchés en pierre. V. les loìx des'bâttmens ,part. II, pages 75 & J 6 , aux notes. (A)CLOCHETTE, s. f. (Fonderie.) petitecloche ou sonnette qu'on peut u nir fie tonnerà la main. On fait des clochettes d’argent,de cuivre fie de métal composé : ces derniere*lont du nombre des ouvrages de fondeursen terre fie fable, fie les autres deTorfévrerie.Clochettes , voye[ Gouttes.Clochette, (Botan.) F - .Campanule.CLODION ou Clogion , 1 t e roi deFrance , ( Hist. de France. ) ce prince estsurnommé le chevelu ou de la grande quan-tité de ses cheveux, ou de ce qu’il les laissoitcroître par-tout également, contre Rusagedes princes Francs qui, suivant la remarquede Sidonius, ne les laistoient croître que furles côtés , fie íe rasoíent le derrière de la tête.Les Francs, fous son régné, prirent Tournai,Cambrai, fie réduisirent tout le pays jusqu àla Somme. Aétius leur livra plusieurs com-bats , où Rart militaire fie la discipline deslégions romaines triomphèrent de la valeurfie de Rintrépidité des Francs. CependantAétius conçut une si haute idée de cette na-tion , que , quoique vainqueur, il recher-cha la paix. Il préféra Ralliance fie Ramitiédes François à la gloire de les forcer d’aban-donner leurs conquêtes. Ils resterent paisi-bles possesseurs de Cambrai fie de Tournai >ainsi que du territoire de ces villes : il paroîtmêmequilspoíîèderent quelques places dansk R Artois, La moit de Clodioq, so rapporte à