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Tome huitième.
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quitus nudâ. Enfin , M. Linné , dans sonSyjiema naturce , édition i a , imprimée ent-j66 , page 37 , désigne fous le nom dejìmia 14 parti feus , caudata imberbis atra ,caudâ prehenfili , palrnis tetradacly Lis. Onl’appelle chamck au Pérou.

Le coaita est si peu proportionné , Sc sieffilé du corps & des jambes, qu on luidonne auffi le nom de finge-araignêe , selonEdwards, Glanures , page zzz. La longueurde fòn corps depuis le bout du nez juíqu al’origine de la queue est de seize pouces ;celle de fa queue de vingt-quatre pouces ;celle de ses quatre jambes depuis leur originejuíqu’au bout des ongles trente pouces ; falargeur aux épaules est de quatre pouces.

ïl a cinq doigts aux piés de derriere &quatre seulement aux piés de devant, quin "ont qu’une apparence de pouce ; la queueprenante comme une main , c est-à-dire ,applatic, nue, & se roulant à son extrémité,d’un quart plus longue que le corps Sc la têtepris ensemble ; les oreilles nues, faites commecelles de l’homme ; la cloison des narinestrès-épaisse, & les narines ouvertes , nonpas au dessous, mais aux cotés du nez ; lesfesses fans callosités , couvertes de poilscomme les sapajous ; le reste du corps cou-vert d’un poil rude , hérissé , long de deux àtrois pouces, excepté les oreilles , la face &les mains qui font nues , ainsi que le tiers dela queue vers son extrémité Sc dans fa faceinférieure dont la peau est sillonnée commecelle d’une main. Il n’a pas d’abajoues, Scíâ semelle n est pas sujette à l'écoulementpériodique non plus que les sapajous.

Pour l’ordinaire, cet animal a le poil & lapeau noires, ta face tournée, 1a prunelle desyeux noire entourée d’un iris brun bordé dejaune , néanmoins on en voir qui ont le poilblanc-jaunâtre fous la gorge , le ventre & lededans des jambes roux fur les côtés, brun-noir fur la partie postérieure du dos , 5c laface noire comme le reste du corps.

Moeurs. Le coaita noir ou le chamck quiest le plus petit , est commun au Pérou ; lecoaita blanc fous le ventre est originaire de laGuiane & du Brésil. Ces animaux font intel-lîgens & se familiarisent au point de deve-nir très-caressans. Ils vont de compagnie,s’avertissent, s’aident & se secourent. Laqueue leur sert exactement d une cinquième

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main ; il paroît même qu’ils font plus dechoses avec elle qu’avec les mains ou lesp:és, & quelle ajoute beaucoup à leur adressenaturelle. La nature semble les avoir dédom-magés par- là du cinquième doigt ou dupouce qui manque à leurs mains. On assurequ’ils pêchent & prennent du poisson aveccette longue queue, Sc cela ne doit pas paraî-tre plus extraordinaire que de les voir pren-cre avec elle un autre animal, [approcherd’eux, ou s’en servir pour porter leur nourri-ture à la bouche. U est certain qu’ils sautentd un arbre à un autre en s’entortillant taqueue autour d’une branche pour se balan-cer , 6c loríque 1 arbre est trop éloigné pourqu’ils puiss. nt y atteindre d’un faut, ou lors-qu’il s’agir de traverser un ruilîèau , ils Ratta-chent à la queue les uns des autres Sc sontpar ce moyen une espece de chaîne , puis leplus bas de tous s’élance avec aíïèz de forcepoui faire un grand balancement qui l’appro-che d’une branche qu il saiíit, soutenant Sctirant tous les autres jusqu'à ce qu’ils soientparvenus attachés ainsi à la queue les unsdes autres.

Facu 'tés. Ces animaux ne produisent qu’unou deux petits comme toutes les especes desinges , & il les portent toujours fur leur dos.

Nourriture. Les fruits font leur nourritureordinaire, néanmoins ils mangent des pois-sons , des vers, des insectes, & même descoquillages & des huîtres dont ils ont l’adresiede casier l’écaille pour les manger ; car Dam-pierre, volume IV, page z88 de ses voyages ,dit les avoir vu à l’rlle de Gorgonia fur tacôte du Pérou , descendre sur le rivage lors-que la mer étoit basse, & cueillir des huîtresqu’ils ouvraient en les mettant les unes aprèsles autres fur une pierre, Sc les frappant avecune autre pierre jusqu’à ce qu’ils eussentrompu l’écaille en morceaux pour en avalerl’animal.

Qualités. Quoique très-maigres pour l’or-dinairc , ils deviennent très-gras dans letemps de ['abondance Sc de la maturité desfruits ; alors leur chair est fort bonne àmanger.

Remarques. Le coaita ne doit donc pas êtreconfondu avec les singes proprement dits ,comme ont fait jusqu’ici tous les zoologistes.Il ne doit pas même être réuni avec les sapa-jous , comme a fait M. dc Buffon, mais

former