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Tome huitième.
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ZLL C O A

noirâtre sur le dos 8c fur quelques endroitsde la tête, aux extrémités des pattes & dumuseau , 8c mêlé d’un peu de noir 8c debeaucoup de roux fur le reste du corps, maisplus doré en quelques endroits du dessousdu ventre & de la gorge. Il y avoir íur laqueue plusieurs anneaux, les uns noirâtres ,& les autres mêlés de noir 8c de roux. Lalangue étoit un peu sillonnée , 8c au resteressembloit à peu près à celle des chiens.Les yeux étoient petits comme ceux du co-chon , 8c les oreilles rondes somme cellesdes rats : il y avoir au-dehors de l’oreille unpoil court » & au-dedans un poil plus long8c plus blanchâtre. Les dents canines étoientgrises , transparentes , 8c fort longues, sur-tout celles de la mâchoire inférieure : cha-que mâchoire avoir six dents incisives : lagueule étoit fort grande, 8c la mâchoire in-férieure beaucoup plus courte que celle d’en-haut, comme dans le cochon. On dit quele coati-mondi ronge fa queue , de fortequ’on ne peut pas déterminer au juste lalongueur de cette partie.

On avoir apporté à M. Perraut deux au-tres animaux fous le nom de coati-mondi ,mais ils étoient plus petits, & fort différensde celui dont on vient de faire mention ;ils n'avoient pas les dents canines, ni lestalons éperonnés par des callosités : f un deces animaux avoir le museau fendu commeun lievre ; cette partie , le tour des yeux 8cdes oreilles, étoient dégarnis de poil, 8cde couleur rouge : les dents ressembloientà celles du castor, & la queue étoit courte.Il y avoir aux piés de devant cinq doigts ;les trois du milieu étoient vraiment desdoigts , mais les deux autres étoient placéscomme des pouces à une certaine distancedes doigts, un de chaque côté ; celui du côtéintérieur étoit très-petit ; il ne fe trouve auxpiés de derriere que quatre doigts, dont l’unétoit éloigné des trois autres comme unpouce , & fort court ; il étoit placé au côtéextérieur des doigts.,

Enfin M. Perraut décrit un quatrième ani-mal qui avoir été donné fous le nom decoati . C’étoit une femelle ; elle avoit le poilroux par tout le corps, excepté la queue quiétoit marquée de plusieurs cercles d’un fauvebrun, & l'extrémité des pattes &C le de ssusdes oreilles qui ayoient une teinte plus brune

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que celle du reste du corps; excepté auífil'extrémité du museau, qui étoit d'un grisbrun. Ce coati avoit des moustaches d’unpoil fort noir ; ce même poil fe trouvoit àla mâchoire inférieure 8c aux joues : il n'yavoit point d'éperons aux pattes de derriere :enfin les dents ressembloient à celles deschiens. Mém. de l’acad. royale des sciences ,depuis 1666 jusqu’à t6gg , tome III , part.II, p. 1 7 & suiv. Voy. Quadrupède. (I)

COBALES , f. m. ( Myth. ) génies ma-lins attachés à la fuite de Bacchus. On lesconfond quelquefois avec les faunes & lessatyres.

COBALT, COBOLT ou KOBOLD,

( Hijì. nat. minéralogie & chymie. ) en latincobaltum , cadmia sojsdis pro cceruleo ; cad-mia metallicà , 8cc. c'est un demi-métal,d’un gris qui tire un peu fur le jaunâtre ; iîparoît composé d’un assemblage de petiteslames ou de feuillets : à ^extérieur il a assezde reíïèmblance avec le bismuth ; mais cequi caractérise particulièrement ce demi-métal , c’est la propriété qu’il a de donnerune couleur bleue à la fritte du verre, lorf-qu’on le met en fusion avec elle.

On along-temps regardé le cobalt commeune substance terreuse ; c’est sa grande fria-bilité qui semble avoir accrédité cette er-reur ; mais M. Brandt, savant chymiste sué-dois , a prouvé dans un mémoire insisté dansles actes de l’académie d’Upfal, qu’on de-voir le placer au rang des demi-métaux :voici les raisons fur lesquelles il appuie ionsentiment : i°. le cobalt présente àl’extérieurle même coup d’œil qu’un métal t 2 °. il aune pesanteur métallique : z", il entre estfusion dans le feu, & prend en refroidis-sant une surface convexe, ce qui est un descaractères distinctifs des substances métalli-ques : 4 °. le cobalt fe diííout dans l’eau-forte,8c donne une couleur d’un verd jaunâtreau dissolvant ; les sels alkalis fixes précipi-tent cette diííòlution d’une couleur noire,& l’alkali volatil la précipite d’un rougetrès-vif ; si on édulcore la matière précipi-tée & qu’on y joigne de la matière inflam-mable , en faisant fondre' ce mélange on ob-tient du cobalt en régule , comme cela sepratique sur les précipités des autres subs-tances métalliques dont on fait la réduction,i Le cobalt ne s’amalgame point avec ls