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Il ne nous reste plus du code papyríen quequelques fragmens répandus dans divers au-teurs ceux qui ont essayé de les rassemblerfont Guillaume Forster , Fulvius Uríìnus ,Antoine-Augustin , Justelipsc , PardulphusPrateius j François Modius , Etienne VinantPigbius, Antoine Sylvius, Paul Merule ,François Baudouin, & Vincent Gravina.François Baudouin nous a transmis dix-liuitlo:x , qu il dit avoir copiées fur une tablefort ancienne trouvée dans le capitole , &que Jean-Barthelemi Marlianus lui avoitcommuniquée. Paul Manuce fait mentionde ces dix-huit loix ; Pardulphus Prareius yen a ajouté six autres. Mais Cujas a démon-tré que ces loix ne íbnt pas à beaucoup prèsli anciennes : on n’y reconnoît point en effet.cette ancienne latinité de la loi des douzetables, qui est même postérieure au codepipy ri en ; ainsi tous ces prétendus fragmensdu code papyríen n’ont évidemment été fa-briqués que fur des passages de Cicéron , deDenis d’Halycarnaslè , Tite-Live , Plutar-que , Aulugelle, Festus Varron , lesquels encitant les loix papyriennes , n’en ont pas rap-porté les propres termes , mais feulement lesens. Un certain Granius avoit composé uncommentaire sur le code papyríen , mais cecommentaire n est pas parvenu jufqu’à nous.
M. Terrasson , dans son histoire de la ju-risprudence romaine , a rassemblé les frag-niens du code papyríen , qu il a recherchés. ns les anciens auteurs avec plus d'atten-* lc j n Sc de critique que les autres juriscon-«f(V S n avoient fait jusqu ici. Il a eu soin de«utuiguer les loix dont l’ancien texte nous. a ete conservé , de celles dont les historiensne nous ont transmis que le sens. Il rapportequmze textes de loi » & vingt-une autresl0lx dont on n a que le sens : ce qui fait en]° ut trente-six loix. Il a divisé ces trenre-sixt ? lx en quatre parties : la premiere en con-j^nt treize , qui concernent la religion lesíuba & * es sacrifices. Ces loix portent enauc an ? c > qu on ne fera aucune statue niêt re Utle ' ma 8 e de quelque forme qu elle puissef e 1 P°ur représenter la divinité, & que cesoit d* 1 cr ' me de croire que Dieu ait la figureado â Une kête , soit d’un homme ; qu on^ ad rera l es dieux de ses ancêtres , & qu’onautr °P tCra aucune fable ni superstition desS peuples 5 qu’on n’enueprendra rien
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d’important fans avoir consulté les dieux ;que le roi présidera aux sacrifices, & en ré-glera les cérémonies ; que les vestales entre-tiendront le feu lacté ; que si elles manquentà la chasteté, elles feront punies de mort,Sc que celui qui les aura íeduites , expirerafous le bâton : que les procès & les travauxdes esclaves seront suspendus pendant lesfêtes, lesquelles seront décrites dans des ca-lendriers ; qu’onne s’assemblera point la nuitíòit pour prières ou pour sacrifices ; qu ensuppliant les dieux de détourner les malheursdont l’état est menacé , on leur présenteraquelques fruits Sc un gâteau salé ; qu’on n em-ploiera point dans les libations de vin d’unev'gne non taillée ; que dans les sacrifices onn'ofírira point de poistons fans écailles ; quetous poistons íàns écailles pourront être of-ferts , excepte le fcarre. La loi treizième rè-gle les sacrifices & offrandes qui dévoientêtre faits après une victoire remportée furles ennemis de l’état. La seconde partie con-tient sept loix qui ont rapport au droit public& à la police : elles règlent les devoirs despraticiens envers les plébéiens,, & des pa-trons envers leurs cliens ; le droit de suffrageque le peuple avoit dans les aflembléps de mchoisir des magistrats , de faire des plébisicites, & d'empêcher qu’on ne conclût i'aguerre ou la paix contre son avis ; la jurifdic-tion des duumvirs par rapport aux meurtres,la punition des homicides, l’obligation derespecter les murailles de Rome commeTa-crées & inviolables ; que celui qui en labou-rant la terre auroir déraciné les statues desdieuxqui fervoienr de bornes aux héritages,íèroit dévoué aux dieux Manès lui Sc fésboeufs de labour; Sc la défense d’exercer tousles arts sédentaires propres à introduire ouentretenir le luxe & la mollesse. La troisièmepartie eontient douze loix qui concernentles mariages & la puissance paternelle; savoir.»qu’une femme légitimement liée avec unhomme par la conferréation , participe à lesdieux Sc à íes biens ; qu’une concubine necontracte point de mariage íolemnel ; que sielle fe marie, elle n’approchera point del’autel de Junon quelle n’ait coupé ses che-veux & immolé une jeune brebis que lafemme étant coupable d’ádultere ou autrelibertinage, Ion mari íèra íbn juge & pourrala punir iui-mêxne, après en avoir délibéré