COL
pleine de villes où le commerce, appelloittoutes les nations du monde : on n en trouveaucun monument dans le pays ; il n y ena de traces que dans Pline & Strabons M. le chevalier DE JaUCOURT. )
COLCHIQUE , adi. s H;fi. nat. bot. )colchìcum , genre de plante a fleur ìiuacee ,tnonopétale , sortant de la racine sous laforme d'un petit tuyau, qui s évase peu à peuèc se divise en six parties. Le pistil fort dufond de la fleur, k termine en petits fila-mens , & devient dans la fuite un fruitoblong , triangulaire , & partagé en troisloges dans leíquelles il y a des semencesarrondies. Ajoutez aux caractères de ccgenre , qu il y a deux racines tuberculeusesdont l une est charnue & l’autre, fibreuse ;elles font toutes les deux enveloppees par unemembrane. Tournefort, infi. rei hcrb. Voye^Plante .( I )
Colchique , (Mat. méd.) Tous les mé-decins Raccordent assez unanimement a re-garder toutes les parties du colchique commeun poison. On doit remédier aux accidensqu u cause à ceux qui en ont avalé , d’abordpar les émétiques , si on est appelle d'assezbonne heure , & ensuite par les adouciflans,comme les mucilages , les émulsions, leshuileux, le lait, &c. donnés tant en lavementque par la bouche.
, e bulbe ou la racine de colchique appli-extérieurement, peut avoir quelqu u-r y te j à titre de caustique, contre'les po-, f Ux » les verrues, certaines dartres , ùc. Sacc °chon f a ; t mourir les morpions , selone^n Bauhin.
7 e eélebre Wedelius rapporte une vertux f n plu S excellente de cette racine, danse '. ie âtstertation faite exprès fous ce titre :x P er imentum curiosum de colchico veneno , &a fi x ‘pbarmaco fimplici & compofito , dontda G r° ffr0y a àonné un extrait assez étendufì mat. méd. Wedelius raconte qu’il aI 7is' lrS Porté depuis Vannée 1668 jusqu’cnsou? 3 même que plusieurs autres per-sil es - cette racine en amulette pendue àavec un heureux succès, non-feule-dans la peste, mais encore dans toutesav oit Qàdies épidémiques ; & qu’ils Ur Q r °uvé cc secret dans une dissertation16 j J P e . universelle qui avoit régne en3 ^ U1 étoit tombée par hasard enue
COL 45;
les mains, lorsqu il étoit chargé (en 1668 ),dans une ville de la basse Silésie où régnoitune dyssenterie cruelle , de quatre cens ma-lades attaqués de symptômes de malignité.
Wedelius Sc ses compagnons attachèrentà leur cou une racine de colchique en amu-lette , & aucun deux ne fut attaqué de ladyílenterie pestilentielle dont nous venonsde parler. Cet auteur confirme leíficacité deson remede par plusieurs observations qu'ilrapporte , & entr’autres par Vhistoire dedeux médecins qui ayant ete appelles a Ham-bourg pendant la peste qui y régnoit , par-tirent pour cette ville après s’être mis fous laprotection de Dieu , & s "être munis de cetamulette. Ces deux médecins réussirent très-bìen ; 8c la peste étant cessée , ils s’en retour-nèrent 1 un 8c 1 autre en bonne santé. EnfinWedelius après avoir éprouvé pendant cin-quante ans son remede, qu il distribuait fousle nom d’arcanum duplicatum catholicum , n J apas hésité à le rendre public , comme étantun alexipharmaque contre la peste, les fievresardentes , les fievres malignes , la petitevérole, la rougeole , le pourpre, la dyssen-terie , ùc.
11 faut observer que Wedelius ordonnoit,outre ce remede , une diete exacte ; qusilrecommandent d’évitet tout ce qui est nui-sible , & de garder la modération dans lessix choses que l’on appelle non-naturelles ; ceque bien des gens regarderoient aujourd’huicomme une aussi bonne recette contre lesmaladies épidémiques , que Varcanum dupli-catum catholicum JVidclii. M. Geoffroy finitcet extrait par Vexplication très-judicieuseque Quirinus RivinusadonnéedeVopérationde cet amulette , qu il croît être fort propreà encourager le peuple , & à Vempêcher de& [ craindre la contagion : car il y a long-tempsque Von a observé que dans les maladiesépidémiques , un des plus souverains alexi-pharmaques étoit le courage ou Vinfènsibi-lité. (b)
COLDING , (Géog. mod.) petite ville deDanemarck , dans le Nortjutland. Long . zj ;lat. 55,55.
COLDINGH AM , C Géog. ) petite villede f Ecosse méridionale , dans la provincede Berwick ou de Messe : elle avoit au-trefois une abbaye fameuse , dont le do-maine s’étendoit fur toute la plaine voisine,