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Tome huitième.
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C O L

Me d’arreter les progrès cl’u n si grand mal ;je dois même avouer que plusieurs profes-seurs de Tuniversité de Paris s’y opposent au-tant qu il leur est poíïìble , 8c qu’ils oient^écarter en quelque chose de la routine or-dinaire , au nique d’êrre blâmés par le plusgrand nombre. S’ìls ofoient encore davan-tage , & si leur exemple étoit suivi, nousverrions peut-être enfin les études changerde face parmi nous : mais c’eít un avantagequ il ne mut attendre que d u temps . si mêmele temps est capable de nous le procurer. Lavraie plrlofoplue a beau se répandre en Fran-ce de jour en ,our . il ui est bien p l US diffi-cile de pénétrer chez les corps que chez l esparticuliers * ici clic nc trouve cjn J u.ne téccà forcer , íi on peut parler ainsi , là elle entrouve mille. L'université de Paris, compo-sée de particuliers qui ne forment d’ailleursentr’eux aucun corps régulier ni ecclésiasti-que , aura moins de peine à secouer le jougdes préjugés dont les écoles font encorepleines.

Parmi les différentes inutilités qu’on ap-prend aux enfans dans les collèges , j aï né-gligé de faire mention des tragédies, parcequ'il me semble que f université de Pariscommence à les proscrire presque entière-ment : on en a Tobligation à feu M. Roiíin,ma des hommes qui ont travaillé le plus utile-ment pour Téducation de la jeunesse : à cesRéclamations de vers il a substitué les exer-}ç Ces 3 qui font au moins beaucoup plus uti-taV ^oiquiís pussent Têtre encore davan-raf e ' O d convient aujourd'hui assez genè-se erne »t que ces tragédies font une perte dec J P 0Ur ^ es écoliers & pour les martres :prs encore quand c n les multiplie au^ en ^présenter plusieurs pendant Tan-ces ’ ^ t * uan d on y joint d’autrcs appendi-, Cat ; enc0! ss plus ridicules, comme des expli-mé^ nS ^'énigmes , des ballets, 8c des co-v es ss s mstement ou ridiculement plaiíàn-cess ,° us avons fous les yeux un ouvrage de<5o/é-,'p Clniere eípece , intitulé la défaite dus ,e Urs f C ^ ar D-ípautere , représentée pîu-lier p r < , S âans un collège de Paris : le cheva-des (v er:t ^ chevalier Supin, le marquisde J a ’s u 8 a ifons, & d’autres personnages1 ic taux a m ^ u ' er slpe , sont les lieutenans gé-î>tin Ces ' Oeipautere, auquel deux grands

& Barbarisme,

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déclarent une guerre mortelle. Nous faisonsgrâce à nos lecteurs d’un plus grand dé-tail , 8c nous ne doutons point que ceuxqui président aujourd'hui à ce collège , nefiííènt main-basse , s’ils en croient les maî-tres , fur des puérilités si pédanteíques, & desi mauvais goût : ils font trop éclairés pourne pas sentir que le précieux temps de la jeu-nesse ne doit point être employé à de pareil-les inepties. Je ne parle point ici des balletsoù la religion peut être intéressée ; je fais quecet inconvénient est rare, grâce à la vigilancedes supérieurs ; mais je fais aussi que malgrétoute cette vigilance , il ne laiíle pas de íefaire sentir quelquefois. Voyc * dans le jonrn.î Trév - ’muv. littér, sept. ijzo , la critiquedun de ces ballets, très - édifiante à tous-égards. Je conems du moins de tout ce dé-tail, qu il n y a nen de bo„ à gagner dansces iortes d exercices , 8c beaucoup de malà en craindre.

Il me semble qu’il ne seroit pas impossi-ble de donner une autre forme à Téducationdes collèges : pourquoi passer six ans à ap-prendre , tant bien que mal, une languemorte ? Je fuis bien éloigné de désapprou-ver Tétude ci’une langue dans laquelle lesHoraces & les Tacites ont écrit ; cette étudeest absolument nécessaire pour connoîtreleurs admirables ouvrages : mais je croisqu’ou devroit se borner à les entendre , &que le temps qu’on emploie à composer enlatin est un temps perdu. Ce temps seroitbien mieux employé à apprendre par prin-cipes fa propre langue, qu’on ignore toujoursau íbrtir du collège, 8c qu’on ignore au pointdela parler très-mal. Une bonne grammairefrançoise- seroit tout à la fois une excellentelogique , 8c une excellente métaphysique,& vaudroit bien les rapsodies qu’on lui subs-titue. D’ailliurs , quel latin que celui de cer-tains collèges ! nous en appelions au juge-ment des connoiíleurs.

Un rhéteur moderne, le P. Potée, nès-reípectable d’ailleurs par ses qualités person-nelles , mais à qui nous ne devons que lavérité , puisqu iì n’est plus, est le premierqui ait osé se faire un jargon bien d,skientde la langue que parloient autrefois les Heufans , les Marins , les Grenans, les Com mi-res , les Cossarts & ks Jouvencis , & queparlent encore quelques professeurs cél-biss

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