c ° L
flottî une espece de cylindre , qui différé dupilier en ce que la colonne diminue à son ex-trémité supérieure en forme de cône tron-qué , & que le pilier est élevé parallèlement.
Sous le nom. de colonne l’on comprend lestrois parties qui la composent : savoir sabase, son f u st, 8c son chapiteau. Nous nousappliquerons ici particulièrement à son fust ,après avo;r dit en général qu’il est cinq ef-peces àccolonnes , lavoir la toscane , la dori-que , 1 ionique, la corinthienne , & la com-posite, lans en compter une infinité d’autresqui tirent leurs noms de la diversité de leurmatière , de leur construction , de leur for-me , de leur disposition , de leur usage , &c.Voye{ Chapiteau ,voje^ aufiì Base.
Le fust des colonnes différé par leur dia-mètre ; la colonne toscane en ayant sept de jhauteur , la dorique huit, l’ionique neuf,ìa corinthienne & la composite dix. Voye ^Ordre. Les anciens & les modernes s’yfbnt pris différemment pour la diminutionéta fust des colonnes : les premiers les ont* ait diminuer depuis la base jusqu’au som-; ensuite ils les ont seulement conser-vees parallèles dans leur tiers inférieur , ne. diminuant que dans les deux tiers supé-j^eurs ; la p' lUS granc se partie des modernes,p ’ que Philibert, Deîorme , Mansart, &^"tault, les ont diminuées haut & bas, c’est-p e . onr porté leur véritable diamètre à\ e ^ trem !té supérieure du tiers inférieur, &ç 0rit diminuées vers les deux extrémités.
ttéraí ^miere maniéré, quoique assez gé-^firent approuvée par nos architectesà S 5 n ’ e ^ cependant pas toujours bonne
C O L 515
colonnes font ou colossales , cto isolées , ouflanquées, ou adossées, ou accouplées ; car,selon ces différentes situations, il convientd’augmenter ou de diminuer le fust supé-rieur des colonnes / ce qui exige une expé-rience sort au-dessus, à cet égard, de lathéorie : pour cette raison nous dirons engénéral, que les architectes qui ont écritdepuis Vitruve sont a fiez d’accord , que lescolonnes a u sommet de leur diamètre supérieuraient un sixième de moins qu à leur diamètreinférieur,& cela indistinctement pour les cinqordres de colonnes dont nous venons de par-ler ; quoique Vignole, par une contradic-tion qui n’est pas concevable , ait établi unemoindre diminution à la colonne toscanequ 3.ux autres , QUI onc néanmoins un ca.ra.c-tere plus léger 8c plus élégant.
Il faut observer que la diminution descolonnes ne se détermine pas par deux lignesdroites, mais par des courbes nommées corr-choides (voye^CoNCHOÏDEs) , qui donnentbeaucoup de grâces à leur fust en empêchantde former des jarrets qui deviendroient iné-vitables , si leur diminution étoit déterminéepar des lignes droites : on use de ce mêmemoyen pour les colonnes renflées, c’est-à-direpour celles qui font diminuées haut Lc bas ,& dont nous avoirs déja parlé.
Les fusts des colonnes sont susceptibles dediverses richesses, selon qu’iîs appartiennentaux différais ordres. Nous allons en parleren particulier.
Le fust toscan est le plus ordinairementtenu lisse, comme ceux du palais royal, del'orangerie de Versailles , &c. cependant onrevêt quelquefois son fust de bossages con-
l e ?®«f r 5 car il r'éfulce de cette manière que , .
? lb le porte le fort, ce qui est contre toute [ tinus , comme ceux du Luxembourg , ou■/• . . ’ J- i r i: j.-. ' . ' ...
sise V f a ^ em blance 8c de solidité; cessl tS ? Vr oit faire préférer les colonnes paral-fiuer si S * eur “ ers inférieur , & les dimi-ihta^ eu êment depuis ce tiers jufqu’à leurla q u et \ Les architectes ont aussi différé furdoi] n ç ntlte de diminution qu’ils dévoientVi t[ . Uv au diamètre supérieur des colonnes ;a Vç>j ei e , a , prétendu que plus les colonnesa vo; r e Lvation , & moins elles dévoient6 j manu rion ; parce qu’étant plus>'efh?t e ) eeil du spectateur , alors parfirmes ^optique, elles diminuoientdelles-
fi^aiz ìj ?h r écepte fans doute est judicieux ; , --
a en faut pas moins prévoir íì ces ] bossages alternatifs
alternatifs, comme ceux du château neufde Saint-Germain-en-Laye : ces bossages fontquelquefois vermiculés ou ornés de congella-tion , tels qu’il s’en remarque de cette der-niere espece à la grotte du jardin du Luxem-bourg. L’on voit à Paris au guichet du Lou-vre du côté de la riviere, un ordre toscanrevêtu de bossages enrichis de fort beauxornemens ; mais dont le travail délicat 8crecherché n’a aucune analogie avec la rusti-cité de l’ordre.
Le soft dorique se tient encore assez ordi-nairement lisse : quelquefois on le revêt decomme au Luxem-V v y a