Band 
Tome huitième.
Seite
544
JPEG-Download
 

544 C O U

gonphrena, c’est-à-dire, du wadapu , Cômmei’a pensé M. Linné, mais un genre particulierqui vient naturellement dans la famille desamarantes où nous l’avons placé. Voye% nosFamilles des plantes , volume II, page i (y.

(M. AdansonJ

COLURE, f. m. se dit, en terme de Géo-graphie , & d’Astronomie , de deux grandscercles, que l’on fupposo s’entrecouper àangles droits aux pôles du monde. VoyeiCercle.

L’un paíîe par les points folsticiaux, c est-à-dire par les points où l’écliptique touche lesdeux tropiques ; & l’autre par les points équi-noxiaux , c’est-à-dire par les points où í e-cliptique coupe l’équateur : ce qui a fait don-ner au premier le nom de colure des solsti-ces , & a u second celui de colure des équino-xes. Voye%_ Solstice & Equinoxe.

Les colures en coupant ainsi l’équateur,marquent les quatre faisons de l’année ; carils divisent l’écliptique en quatre parties éga-les , à commencer par le point de l’équinoxedu printemps. Comme ces cercles passentpar les pôles du monde, il est évident qu’ilssont 1 un & l’autre au nombre des méridiens.Voye[ Saisons.

Au reste, ces cercles étoient plus d’uíàgedans l’astronomie ancienne qu’ils ne sont au-jourd’hui. Ce n’est presque plus que par ha-bitude qu’on en fait mention dans les ou-vrages fur la íphere. (O)

COLUTE A , ( Jard. J plante de l’eípecedu baguenaudier : elle s’éleve peu, & donnedes fleurs de couleur pourpre très-agréables, ,fa feuille petite, d’un verd pâle, Sc faite enombelle, ne tombe point pendant l’hiver ;son bois est mélangé de verd Sc de rouge,& fa forme est pyramidale ; fa graine estrenfermée dans de groíïès gonfles.

On a soin de le serrer pendant l’hiver avecles autres arbres qui craignent le froid, f K)

COLYBES, f. m. plur, ( Hìst. ecclêst.)tiom que les Grecs, dans leur lithurgie,ont donné à une offrande de froment Scde légumes cuits, qu’ils font en l’honneur,des saints & en mémoire des morts,

Balsamon, le P. Goar, & Léon Allatius,©nt écrit fur cette matière. Voici ce qu’ilsen disent en substance : Jes Grecs sont bouil-lir une certaine quantité de froment ,& lamettent en petitsínorccaux fur une «nette ; ;

COM

ils y ajoutent des pois pilés, des noix coupéesen fort petits morceaux, Sc des pépins deraisin : ils divisent le tout en plusieurs com-partimens séparés par des feuilles de persil ;Sc c’est à cette composition qu’ils donnentle nom de

Ils ont pour la bénédiction des calybcsune formule particulière, dans laquelle ilsfout des vœux pour que Dieu bénisse cesfruits & ceux qui en mangeront ; parce qu’ilssont offerts à fa gloire en mémoire de telou tel saint, & de quelques fideles décédés.Balsamon attribue à S. Athanaso l’institu-tion de cette cérémonie : mais le sinaxaive ,qui est un abrégé de la vie des saints ^en fixel’origine au temps de Julien l’Apostat, Sc ditque ce prince ayant fait profaner le pain Scles autres denrées qui fe vendoient aux mar-chés de Constantinople au commencementdu carême, par le sang des viandes immo-lées , le patriarche Éudoxe ordonna auxchrétiens de ne manger que des colybes oudu froment cuit, & que c’est en mémoirede cet événement qu on a coutume de bénirSc de distribuer les colybes aux fideles lepremier samedi de carême. Au reste, lesGrecs donnent encore à cet usage des in-terprétations mystiques, disant que les coly~ xbes font des symboles d’une résurrectiongénérale, Sc les divers ingrédiens qu’on ymêle avec le froment, des figures d’autantde différentes vertus, C’est ce qu’on peutvoir dans un petit traité des colybes écritpar Gabriel de Philadelphie , pour ré-pondre aux imputations de quelques écri-vains de l’église latine, qui désapprouvoientcet usage, &C que M. Simon a fait impri-mer à Paris en grec Sc en latin, avec desremarques. (G)

COMA, ( Méd. pratìq, steCpece dissec-tion foporeufe, que les anciens ont subdi-visée en coma vigil , Sc en coma fimnolen-tum. Les aiitres affections du même genre,que l’exactitude de l’éçole a érigées en au-tant de maladies distinctes', Sc dont on nousa donné des histoires Sc des traitemens par-ticuliers, sont le larus, la léthargie, l’apo-plexie : mais il vaut beaucoup mieux, avecles médecins exacts, ne les regarder que con}'me les dissérens degrés d’une même maladie

du sommeil contre nature, Voy, Sqp° reUSÍ

i( AmçTioiO, {b) _ ..