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donc les revenus ne íont point superflus à lasubsistance : car íï les intérelles retirentannuellement ou leurs bénéfices, ou simple-ment leurs intérêts à un taux un peu consi-dérable , les pertes qui peuvent survenirretombent immédiatement sur le capital ;ce capital lui-même se trouve quelquefoisdéja diminué par les dépenses extraordinai-res des premieres années ; les opérationsÏanguilïènt, ou font timides; le plan pro-jeté ne peut être rempli, & les bénéficesferont certainement médiocres , mêmeavec du bonheur. 3 0 . Tout projet qui neprésinte que des profits , est dresiê par unhomme ou peu sage , ou peu sincère.4 °. Une excellente opération de commerceest celle où , suivant le cours ordinaire desévènemens, les capitaux ne courent pointde risque. y". Le gain d’un commerce estpresque toujours proportionné à fincerti-tude du succès ; & f opération est bonne ,íì cette proportion est bien claire. 6 °. Lechoix des sujets qui doivent être chargésde la conduite d’une entreprise, est le pointle plus eílèntiel à son succès. Tel est capabled'embrastèr la totalité des vues , & de di-riger celles de chaque opération particu-lière à l’avantage commun , qui réussiratrès-mal dans les détails : f aptitude à ceux-ci marque du talent, mais íouvent ne mar-que que cela. On peut fans savoir le com-merce , s’être enrichi par son moyen ; si lesloix n étoient point chargées de formalités,un habile négociant seroit sûrement un bonjuge ; il seroit dans tous les cas un grandfinancier ; mais parce qu’un homme faitles loix, parce qisil a bien administré lesrevenus publics, ou qu’il a beaucoup gagnédans un genre de négoce, il ne s’ensitit pasque son jugement doive prévaloir dansroutes les délibérations de commerce.
On n’a jamais vu tant de plans 8c deprojets de cette efpece , que depuis le re-nouvellement de la paix ; & il est remar-quable que presque tous ont tourné leursvues vers Cadix , la Martinique , 8c Saint-Domingue. Cela siexigeoit pas une grandehabileté ; 8c pour peu qu on eut vouluraisonner, il étoit facile de prévoir le sortqu ont éprouvé les intérestes. Il en a résistéqúe, beaucoup plus de capitaux font sortisde ces commerces, qu il n en étoit entréd’excédens.
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Sî l’on s’étoit occupé à décoUvrîr ds' nouvelles mines, qu’on eut établi de soli-des factories dans des villes moins connues,comme à Naples, à Hambourg ; si de scompagnies avoient employé de grands ca-pitaux , sagement conduits dans le com-merce de la Louisiane ou du Nord; ilelles avoient formé des entreprises dans nos‘ Antilles qui en font susceptibles, comme à‘ la Guadeloupe, à Cayenne , on eut bien-tôt reconnu qu'il y a encore plus de grau-. des fortunes solides à faire dans les bran-
ches de commerce qui ne font pas ouver-tes , quil sien a été fait jusqsià-présent.Les moyens de subsistance pour le peuple SCles ressources des familles , eustènt doubleen moins de dix ans.
Ces détails ne seroient peut-être p* 5fisits pour un dictionnaire ordinaire ; matfle but de l’Encyclopédie est d’instruire , SCil est important de disculper le commercedes fautes de ceux qui font entrepris.
Les compagnies ou communautés privi-légiées , font celles qui ont reçu de Tétaiun droit ou des faveurs particulières p ou*certaines entreprises, à l’exclusion des au-tres sujets. Elles ont commencé dans de*temps de barbarie & d’ignorance, où lÇ smers étoient couvertes de pirates , fart dçla navigation grossier 8c incertain, 8c ° ilf usage des assurances si‘étoit pas bien con-nu. Alors il étoit nécessaire à ceux quinoient la fortune au milieu de tant de I e 'rils, de les diminuer en les partageant, qse soutenir mutuellement, & de se réunien corps politiques. Davantage que ^états en retiroient, fit accorder des el \couragemens 8c une protection spécial^ces corps ; ensuite les besoins de ces étatsf avidité des marchands , perpétuèrent 1sensiblement ces privilèges , fous prêt?que le commerce ne pouvoit se luire ìtrement. . ,
Ce préjugé ne se dissipa point entiement à mesure que les peuples siçoient , & que les connoissancesle perfectionnoient ; parce qu il . gccommode d’imiter que de raisonn er t lCencore aujourd’hui bien des gens P^^jjj-que, dans certains cas, il est utilede rel"dre la concurrence. c ; tC ,
» Un de ces cas particuliers, que 1 ° n