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Tome huitième.
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CO M

'Onctions naturelles dépendent de ce qui est |contenu dans la capacité du crâne , & quesoute la substance du cerveau, extrêmementm °lle , est facile à comprimer , il est clairMe toutes les fonctions qui dépendent de| intégrité du cerveau, seront troublées par; a compression ; & comme le cervelet est plusa coi} vert que le cerveau, il s’eníuit -que•es fâcheux effets de la compression ne par-viendront à détruire faction du cerveletd où dépend la vie , qu'après avoir affectéauparavant les actions dépendantes ducerveau.

U est fans difficulté que les effets de ce dé-sordre varient à raison des différentes por-tions du cerveau qui sont comprimées, ouselon que la cause comprimante agit avecplus ou moins de violence, ou selon laquantité de la liqueur épanchée par la com-pression , ou enfin selon que les fragmensaigus de l’os pénètrent plus ou moins avantdans la substance du cerveau.

II est vrai que la plus legere compression du jcerveau peut troubler son action ; c’est ceMe justifie un cas fort singulier, rapportédans ì’kift. de Vacad. des Sc. Une femme qui^oit la moitié du crâne enlevé, ne laifloitPas d aller en cet état dans les rues, mendiant.de porte en porte: si quelqu'un lui touchoit.^ dure-mere qu'elle avait toute découverte,l e bout du doigt feulement, & le pluse gérement qu il fut possible, elle faisoit ungrand cri, & disoit qu’elle avoit vu millechandelles. Il ne faut donc pas être surprisla compression du cerveau puiíïe produireles symptômes rassemblés ici.j,. ’ rémierement, la'rougeur du visage ,ln flammation des yeux , le saignement du3 des oreilles, éc. pourront être les ef-i ts de la compression. La circulation du sangj^s les vaisseaux du cerveau étant obstruée,^ s Veux deviennent rouges par la quantitéra e .qu y portent les branches de la co-interne : cette quantité augmentantf ul ení sslement par la circulation , il en ré-de* era . Un saignement du nez, des yeux ,déeh^às , &c. d ailleurs , le sang qui secrains Par ces parties , donne lieu detrenr ì l l Lle ks vaisseaux sanguins qui en-

z o aa »s le cerveau, ne soientaussi rompus.Psom'f» C l ri d°nnement est un mauvais sym-3parce au'il sédérhnree

3 parce quùl désigne qu il se décharger °me VIU , U

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du sang de vaistèaux rompus , sur-toutquand il n est pas réglé ; il indique encoreun dérangement dans le siégé des sensations.

3 0 . L'engourdissement des sens est unsymptôme ordinaire , même de la plus lé-gere compression du cerveau ; parce que dèsque la substance médullaire du cerveau estaffectée, les sensations qui en émanent doi-vent être engourdies : ensorte que cet effetrésultera proportionnellement à la force dela compression ; & de plus il durera pendanttoute la vie, si la cause comprimante sub-siste toujours. Nous avons un exemple quile prouve dans Hildanus, cent. III. obf xxj.On observe même cet engourdissement danstous les sens, lorsque le sang trop abondantdans les pléthoriques , distend leurs grosvaisseaux ; ou dans les maladies aiguës, lors-que par ía vélocité il se-raréfie au point dedilater les vaisseaux, qui alors pressent sorla substance-médullaire du cerveau.

4°. Si la compression est plus forte, l’as-soupìssement suit nécessairement ; parce quela libre circulation des esprits ôc du sangdans la substance corticale du cerveau estalors empêchée : ce qui produit f assoupisse-ment.

5 0 . La léthargie indique qu'il y a encoreune plus grande compression fur le cerveau:auffi-tôt que les causes qui produisent f as-soupissement sont augmentées , elles for-ment la léthargie. Il faut remarquer iciqu elle est plus considérable quand la com-pression vient de quelque portion d'os , oud un épanchement, que lorsque la dure-mere est piquée ou déchirée par quelquesesquilles ; mars dans ce dernier cas la dou-leur est plus profonde , & la pesanteur dela tête plus considérable.

6 °. Le vertige est un des plus légers-dé-sordres qui arrivent au cerveau dans la com-pression. Si le malade perd la vue ,-c est unemarque que le mal augmente. Le cerveauétant comprimé , les esprits ne coulent plusaussi librement de forigíne de la moelle ducerveau par les nerfs du cerveau ; il en ré-sulte une rotation apparente des objets. Sile mouvement impétueux du sang pressedavantage le cerveau , & quil forme unobstacle dans les vaistèaux par lesquels lei sang provient du cerveau , il s*ensuit un• Eeeee